TCHAD : Le secrétaire général de l’ONU nomme Mahamat Saleh Annadif représentant spécial au Mali

24 décembre 2015

Tchad

Ban Ki-moon, secrétaire général de l’ONU a annoncé jeudi 24 décembre 2015 la nomination de M. Mahamat Saleh Annadif, du Tchad, au poste de Représentant spécial et Chef de la mission intégrée multidimensionnelle des Nations-unies pour la stabilisation au Mali -MINUSMA-. Mahamat Saleh Annadif succède à Mongi Hamdi, de la Tunisie,  dont le mandat se termine le 14 janvier 2016. Le Secrétaire général exprime à ce dernier sa gratitude pour son leadership et le dévouement dont il a fait preuve à la tête de la MINUSMA. Annadif apporte à ses nouvelles fonctions une vaste expérience nationale et internationale. Il a été ministre des affaires étrangères du Tchad de 1997 à 2003, Chef de cabinet du président Idriss Déby Itno de 2004 à 2006 et secrétaire général de la présidence de 2010 à 2012. Il a  occupé les fonctions de Représentant permanent de l’Union africaine auprès de la Commission européenne, de 2006 à 2010. Au cours de sa carrière, Annadif a participé à plusieurs processus de paix en Afrique, notamment au Niger, en  Centrafrique et au Soudan.  De 2012 à 2014, il a été le Représentant spécial et Chef de la Mission de l’Union africaine en Somalie -AMISOM-. Né en 1956, et père de 6 enfants, Annadif est titulaire d’un diplôme d’ingénieur des télécommunications de l’Institut polytechnique de Madagascar.


TCHAD : La région du lac Tchad menacée de famine

21 décembre 2015

Tchad

Le programme alimentaire mondial – PAM – évalue à  5 millions 600 000 le nombre de personnes n’ayant pas suffisamment à manger dans la région du lac Tchad. L’agence de l’ONU évoque des niveaux de malnutrition catastrophiques provoqués par la fuite des populations locales devant les violences de la rébellion terroriste Boko Haram. Alexis Masciarelli est un des porte-parole du PAM est sur place et il souligne la détresse des populations déplacées : « Le programme alimentaire mondial renforce ses opérations dans cette région des grands lacs en raison de l’augmentation du nombre des déplacés qui fuient la violence sur les îles à proximité de la frontière avec le Nigeria. Ils ont tout abandonné : nourriture, moissons, vêtements, outils, filets de pêche ; la très grande majorité d’entre eux dépend entièrement de l’aide humanitaire. » Les zones dévastées sont abandonnées et les populations déplacées sont réduites à vivre dans des abris de fortune. Le PAM met en garde contre les risques d’une crise alimentaire aggravée en raison de l’intensification des attaques de Boko Haram au Tchad et de la poursuite des violences au Nigeria, au Cameroun et au Niger.


MALI : L’accord de paix signé à Bamako, sans les principaux groupes rebelles

15 mai 2015

Mali

Le gouvernement du Mali, des mouvements armés et la médiation internationale ont signé vendredi 15 mai 2015 à Bamako capitale du Mali, l’accord de paix conclu à Alger, en l’absence des principaux groupes de la rébellion à dominante touareg, dénonçant une « signature unilatérale », devant  de nombreux dirigeants de pays d’Afrique. Preuve que la paix restait une perspective lointaine, des affrontements opposaient des groupes pro-gouvernementaux aux rebelles près de Ménaka d’après une source militaire au sein de la force de l’ONU au Mali -MINUSMA -et la coordination des mouvements de l’Azawad -CMA, rébellion-, au moment de la signature. L’accord a pour objectif d’instaurer une paix durable dans le nord du Mali, qui a connu une série de rébellions touareg depuis les premières années d’indépendance en 1960. En 2012, cette immense région a été transformée en sanctuaire et en base d’opérations djihadistes, jusqu’au lancement de l’opération militaire Serval  par la France en janvier 2013. La cérémonie a été maintenue par Bamako et la médiation internationale menée par l’Algérie malgré les violations répétées du cessez-le-feu depuis 15 jours.  Cette rencontre a réuni autour  d’Ibrahim Boubacar Keïta président de la république du Mali, d’une dizaine de chefs d’état d’Afrique dont Robert Mugabe, président du Zimbabwe et président en exercice de l’Union africaine vivement applaudi, ainsi que Goodluck Jonathan président de l’état du Nigéria, John Dramani Mahama président du Ghana ou bien encore Paul Kagamé président du Rwanda. Etaient présents des chefs de gouvernement et représentants de plusieurs autres pays, ainsi que les anciens présidents du Mali,  Moussa Traoré et Dioncounda Traoré. L’accord a été signé au nom du gouvernement par le ministre des affaires étrangères Abdoulaye Diop, et 3 représentants de groupes pro-gouvernementaux et des représentants de 2 organisations membres de la CMA. Pour mémoire la CMA, dont les 3 principaux groupes – le mouvement national de libération de l’Azawad -MNLA-, le haut conseil pour l’unité de l’Azawad -HCUA- et la branche rebelle du mouvement arabe de l’Azawad -MAA- étaient aux abonnées absents de cette cérémonie. A Alger, M. Lamamra avait assuré que le président de la république du Mali était prêt à « recevoir les rebelles à tout moment et discuter avec eux de l’avenir du pays, de l’avenir des régions du Nord et de la mise en œuvre rigoureuse de l’accord ». L’accord a été signé à Bamako par des représentants de plusieurs pays et organisations au nom de la médiation internationale, dont l’ONU, l’Algérie, le Burkina Faso, la Mauritanie, l’UA et l’Union européenne. Les intervenants ont félicité la médiation pour ses efforts, exhorté les parties signataires à respecter leurs engagements, les autres à le signer, et tous au dialogue. Dans un communiqué, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est dit convaincu que l’accord « est une base solide sur laquelle construire une paix juste et durable au Mali » A Bamako, la secrétaire générale de l’organisation internationale de la francophonie Michaëlle Jean a parlé « d’une étape essentielle pour la sécurité et la stabilité non seulement au Mali mais dans toute la région, voire le continent ». « Le Mali appartient aux maliens », et la paix et l’unité du pays relèvent d’eux, a lancé Robert Mugabe. A Bruxelles, la chef de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini a jugé que la signature « par la plupart des parties prenantes est une étape décisive », pressant les autres à les imiter. Des zones entières échappent encore au contrôle des autorités.


MOZAMBIQUE : Le FMI, prévoit une croissance de 7% en 2015

12 mai 2015

Mozambique

La situation économique est favorable, avec un fort taux de croissance de 7% au Mozambique. Alors que l’impact des inondations est modéré pour l’année 2015,  le Mozambique devrait rester l’une des économies les plus dynamiques en Afrique, selon Alex Segura-Ubiergo représentant du FMI en poste au Mozambique. Le grand défi qui se pose au Mozambique d’ ici 2020 avant l’arrivée des recettes en provenance des ressources naturelles, est de continuer à sécuriser les investissements, par une gestion budgétaire prudente et l’attrait d’investisseurs privés, souligné le responsable. Le bassin du Rovuma pourrait attirer une centaine de milliards de dollars d’investissements, d’après le représentant du FMI sur place, alors que les groupes italien ENI et américain Anadarko s’apprêtent à rendre leur décisions finale d’investissement dernière étape avant le lancement de l’exploitation des immenses réserves découvertes ces dernières années au large des côtes du Mozambique. Le Mozambique est susceptible de devenir le 3e exportateur de gaz naturel liquéfié au monde, alors que de gigantesques réserves de charbon commencent à être exploitées au nord-ouest du Mozambique.  Le budget 2015 approuvé par l’assemblée nationale du Mozambique est compatible avec les niveaux d’endettement nécessaires pour maintenir la stabilité macro-économique du pays selon le représentant du FMI Alex Segura-Ubiergo qui  a salué le Mozambique pour avoir été le premier pays d’Afrique sub-saharienne à demander et publier une évaluation du FMI de sa transparence fiscale.


MALI : La croissance retrouvée

23 avril 2015

Mali

Mali a renoué avec une forte croissance en 2014 en affichant un taux de 7,2%, a annoncé le fonds monétaire international -FMI-, indiquant les progrès accomplis après une grave crise politique et sécuritaire. En 2013 « la croissance n’a pas dépassé 1,7% à cause d’une mauvaise récolte ». Le Mali avait plongé en 2012 dans une très grave crise marquée par un coup d’état militaire et la prise de contrôle du nord du pays par des groupes islamistes – alliés à Al-Qaïda – jusqu’au début 2013. Se félicitant de la confiance retrouvée entre le Mali et le FMI, Mamadou Igor Diarra, ministre de l’économie du Mali, a déclaré que « le gouvernement du Mali était décidé à lutter contre la culture de l’impunité et à s’atteler à avoir une économie performante pour assurer le développement du Mali ».


MOZAMBIQUE : Des rats dressés pour détecté la tuberculose

23 mars 2015

Mozambique

Déjà employés pour des opérations de déminage, les rats géants de l’ONG Apopo, basé en Belgique,  pourraient aider les hommes dans un autre secteur : le diagnostic de la tuberculose, en repérant les odeurs émises par les bactéries. Une méthode iconoclaste qui n’a pas encore été homologuée par l’organisation mondiale de la santé -OMS-, mais qui intéresse de près le Mozambique, très  touché par la tuberculose, mais ses infrastructures de santé restent très limitées. Après entraînement, les rats détectent 67 % des cas de tuberculose, contre 50 % en moyenne pour les méthodes standard utilisées au Mozambique, d’après l’ONG Apopo.


CONGO : Le développement de la pêche avec la société Damen des Pays-Bas

13 février 2015

Congo

Damen, société des Pays-Bas, va construire des bateaux professionnels de pêche à fond plat pour des pêcheurs congolais avec pour objectif  d’accroître l’offre de poissons au Congo et contribuer à la sécurité alimentaire, a déclaré, vendredi 13 février 2015 à Brazzaville capitale du Congo, Erick Van Der Vorm, représentant du président directeur générale de Damen au cours  de la présentation du projet à Bernard Tchibambéléla, ministre de la pêche et de l’aquaculture du Congo. « Avec le responsable de Damen, première société mondiale fabriquant toutes sortes de bateaux, nous avons déjà entériné un accord avec le ministre des finances du Congo pour la construction des bateaux à fond plat. Ces bateaux vont servir dans le fleuve Congo et dans les rivières Alima, Léfini, Niari, Likouala, Likouala-Mossaka et bien d’autres rivières, afin d’accroître l’offre en poissons », a martelé le ministre  Bernard Tchibambéléla. Au terme de la présentation de ce projet le ministre de la pêche et de l’aquaculture s’est entretenu avec le représentant de l’organisation des Nations unies pour l’alimentation -FAO- au Congo, Dieudonné Koguiyagda, accompagné d’une délégation du FIDA -fonds international pour le développement de l’agriculture. Ce projet a pour but le développement de la pêche et de la pisciculture, sera mis en œuvre dans les départements de la Cuvette, la Cuvette-Ouest, la Sangha et la Likouala.  Ce sont plus de  5.000 pêcheurs et 500 pisciculteurs rassemblés dans des associations professionnelles qui bénéficieront de ce programme dont l’objectif est d’assurer la sécurité alimentaire et rentabiliser les activités de pêche et de pisciculture.