NIGER : Le réseau de fibre optique d’une longueur de 2 275km, sera terminé à la fin 2016

21 décembre 2015

Niger

Les travaux de déploiement de la fibre optique à travers le Niger ont été engagés en juin 2015, depuis la ville de Tillabéri, la capitale de la région éponyme située à 120km au nord-ouest de Niamey, par la société China International Telecommunication Construction Corporation. D’ici la fin de l’année 2016, le réseau national de fibre optique sera terminé permettant l’accès au haut débit.  Le projet est financé par Exim Bank China à hauteur de 59 milliards Fcfac soit environ 100 millions de dollars, avec un taux d’intérêt d’1% courant sur 20 années. Une fois son déploiement terminé, l’infrastructure de fibre optique du Niger, qui rentre dans le cadre du plan de développement économique et social 2012-2015 et de la politique sectorielle pour les télécommunications et les technologies de l’information et de la communication adoptée en avril 2013, sera gérée par la société  des télécommunications du Niger-SONITEL-, l’opérateur historique des télécommunications. Le Niger, ne possède pas de côtes maritimes, se trouve donc  sans possibilité d’accueillir son propre câble sous-marin de fibre optique. Il s’était connecté en 2012 au câble sous-marin SAT-3/ WASC tiré par son voisin le Burkina Faso, dans le cadre de l’interconnexion sous-régionale. C’est ce câble que le pays étend actuellement à travers tout son territoire national.

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MALI : les fondations Orange et Aga Khan ont équipé 6 villages de maternités rurales dans la région de Mopti

14 décembre 2015

Mali

Les femmes enceintes des villages Barbé, Dio, Youré,  Bangassi, Toumadiama et Kobassa, dans la région de Motpi au Mali, pourront désormais se rendre dans un véritable centre de santé pour accoucher. Elles n’accoucheront plus dans des conditions d’hygiène précaires qui mettaient leur vie en danger ainsi que celle de leur enfant. Elles n’auront  plus à parcourir de longues distances à dos d’âne, en charrette ou à bicyclette pour se rendre dans des centres de santé. Les fondations Orange et Aga Khan viennent en effet d’offrir à chacune de ces communautés rurales une maternité totalement équipée.

Ces nouvelles maternités qui viennent s’ajouter au 10 déjà réalisées dans d’autres villages, » permettront d’améliorer les conditions d’accouchement des femmes et contribueront à réduire sensiblement les indicateurs relatifs à la mortalité maternelle, néonatale et infantile », a expliqué Hawa Diallo, l’administratrice générale de la fondation Orange-Mali.  Ce sont 5 maternités supplémentaires  qui seront construites en 2016 par les fondations Orange et Aga Khan dans d’autres villages. « La réalisation de ces maternités de proximité, modernes et accueillantes au service des habitants, viennent en soutien aux efforts durables de l’Etat malien dans sa lutte contre la mortalité maternelle et infantile et traduit le bel exemple de partenariat entre les deux fondations », a déclaré Hawa Diallo.

C’est au total 15 maternités que les fondations Orange et Aga Kahn avaient prévu de construire à travers leur partenariat. Orange se charge de la réalisation physique. 200 millions Fcfa ont été programmés à cet effet. Aga Khan s’occupe de l’équipement, l’éclairage et la formation de la communauté pour le bon fonctionnement des infrastructures, a révélé Zana Koné, le directeur du programme de développement coordonné d’Aga Khan de Mopti.


AFRIQUE : Facebook lance son Internet.org Innovative Challenge

10 décembre 2015

Le réseau social Facebook a annoncé le lancement de son Internet.org Innovative Challenge en Afrique. Le concours destiné aux développeurs, primera les deux meilleurs applications, sites webs ou services dans le domaine de l’éducation et l’autonomisation économique. Une enveloppe de 150 000 dollars est prévue à cet effet. Chaque gagnant recevra  un paquet d’outils et services d’une valeur de plus de 60 000 dollars, ainsi qu’un prix supplémentaire d’une valeur de 50 000 dollars. A travers le programme Internet.org Innovative Challenge, Ime Archibong, le directeur des partenariats stratégiques de Facebook, a expliqué que le réseau social est impatient « de voir comment les développeurs africains fournissent une réelle valeur à leurs communautés. En reliant les gens et en leur donnant les moyens d’avoir accès à des services et à des informations, nous pouvons les aider à réaliser des choses extraordinaires et les aider à améliorer leurs vies ». Il a souligné que ce concours traduit le soutien de Facebook pour ceux qui « travaillent sur des solutions qui visent à améliorer l’éducation et la santé économique des communautés en Afrique » . Les développeurs intéressés par le concours ont jusqu’au 1er mai 2016 pour s’inscrire. Les vainqueurs seront annoncés par Facebook en août/septembre 2016. Le lancement par Facebook de son Internet.org Innovative Challenge en Afrique fait suite à celui d’Inde, dont les vainqueurs ont été annoncés en octobre 2015.


CAMEROUN : Le secteur des industries extractives ont généré des revenus de 830 milliards Fcfa en 2013

20 juin 2015

Cameroun

Le comité national de suivi et de mise en œuvre de l’initiative pour la transparence dans les industries extractives – ITIE – a présenté le 17 juin 2015 son rapport  à Yaoundé capitale politique du Cameroun laissant apparaitre des recettes globales de 830 milliards de FCFA soit environ 5,5% du PIB du Cameroun soit une chute de 2 % par rapport à 2012. Comme à l’accoutumée, ces revenus sont principalement générés par l’industrie pétrolière, qui est pour l’instant la plus dynamique et la mieux structurée du Cameroun. D’après les chiffres du comité ITIE, la société nationale des hydrocarbures -SNH-, le mandataire de l’état dans l’exploitation pétrolière, a généré des recettes de plus de 500 milliards de Fcfa, contre 202 milliards de Fcfa pour les 14 autres sociétés pétrolières qui ont fait l’objet de l’enquête du comité national ITIE. Le rapport révèle l’arrivée de nouvelles richesses du sous-sol dans le portefeuille des exportations du Cameroun. Cela concerne le diamant, du saphir, du marbre, du granite, du calcaire, de l’argile et de l’or, dont les quantités exportées sont encore jugées insignifiantes. Ce rapport 2013 est le 2e  du comité national Itie, depuis l’admission du Cameroun au statut de pays « dit conforme » le 17 octobre 2013. Afin de garder ce statut,qui rassure les investisseurs sur la pratique de la transparence, le Cameroun se doit de maintenir les performances qui l’y ont conduit, en publiant régulièrement et en vulgarisant les rapports sur son secteur extractif.


MALI : L’accord de paix signé à Bamako, sans les principaux groupes rebelles

15 mai 2015

Mali

Le gouvernement du Mali, des mouvements armés et la médiation internationale ont signé vendredi 15 mai 2015 à Bamako capitale du Mali, l’accord de paix conclu à Alger, en l’absence des principaux groupes de la rébellion à dominante touareg, dénonçant une « signature unilatérale », devant  de nombreux dirigeants de pays d’Afrique. Preuve que la paix restait une perspective lointaine, des affrontements opposaient des groupes pro-gouvernementaux aux rebelles près de Ménaka d’après une source militaire au sein de la force de l’ONU au Mali -MINUSMA -et la coordination des mouvements de l’Azawad -CMA, rébellion-, au moment de la signature. L’accord a pour objectif d’instaurer une paix durable dans le nord du Mali, qui a connu une série de rébellions touareg depuis les premières années d’indépendance en 1960. En 2012, cette immense région a été transformée en sanctuaire et en base d’opérations djihadistes, jusqu’au lancement de l’opération militaire Serval  par la France en janvier 2013. La cérémonie a été maintenue par Bamako et la médiation internationale menée par l’Algérie malgré les violations répétées du cessez-le-feu depuis 15 jours.  Cette rencontre a réuni autour  d’Ibrahim Boubacar Keïta président de la république du Mali, d’une dizaine de chefs d’état d’Afrique dont Robert Mugabe, président du Zimbabwe et président en exercice de l’Union africaine vivement applaudi, ainsi que Goodluck Jonathan président de l’état du Nigéria, John Dramani Mahama président du Ghana ou bien encore Paul Kagamé président du Rwanda. Etaient présents des chefs de gouvernement et représentants de plusieurs autres pays, ainsi que les anciens présidents du Mali,  Moussa Traoré et Dioncounda Traoré. L’accord a été signé au nom du gouvernement par le ministre des affaires étrangères Abdoulaye Diop, et 3 représentants de groupes pro-gouvernementaux et des représentants de 2 organisations membres de la CMA. Pour mémoire la CMA, dont les 3 principaux groupes – le mouvement national de libération de l’Azawad -MNLA-, le haut conseil pour l’unité de l’Azawad -HCUA- et la branche rebelle du mouvement arabe de l’Azawad -MAA- étaient aux abonnées absents de cette cérémonie. A Alger, M. Lamamra avait assuré que le président de la république du Mali était prêt à « recevoir les rebelles à tout moment et discuter avec eux de l’avenir du pays, de l’avenir des régions du Nord et de la mise en œuvre rigoureuse de l’accord ». L’accord a été signé à Bamako par des représentants de plusieurs pays et organisations au nom de la médiation internationale, dont l’ONU, l’Algérie, le Burkina Faso, la Mauritanie, l’UA et l’Union européenne. Les intervenants ont félicité la médiation pour ses efforts, exhorté les parties signataires à respecter leurs engagements, les autres à le signer, et tous au dialogue. Dans un communiqué, le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon s’est dit convaincu que l’accord « est une base solide sur laquelle construire une paix juste et durable au Mali » A Bamako, la secrétaire générale de l’organisation internationale de la francophonie Michaëlle Jean a parlé « d’une étape essentielle pour la sécurité et la stabilité non seulement au Mali mais dans toute la région, voire le continent ». « Le Mali appartient aux maliens », et la paix et l’unité du pays relèvent d’eux, a lancé Robert Mugabe. A Bruxelles, la chef de la diplomatie de l’UE Federica Mogherini a jugé que la signature « par la plupart des parties prenantes est une étape décisive », pressant les autres à les imiter. Des zones entières échappent encore au contrôle des autorités.


COTE d’IVOIRE : La Chine offre un stade olympique pour la CAN-2021

26 avril 2015

CotedIvoire

La Côte d’Ivoire accueillera la coupe d’Afrique des nations -CAN-de football de 2021,sera doté d’ un stade flambant neuf d’une valeur estimée à  76 millions d’euros grâce à un « don de la république populaire de Chine ». La nouvelle a été révélée le 23 avril 2015, au terme d’un conseil des ministres de Côte d’Ivoire. D’après le communiqué diffusé à la sortie du conseil des ministres, il s’agirait d’un stade olympique d’une capacité de 60 000 places assises, dont la construction démarrera en 2016 sur un site de 20 hectares au d’Abidjan. Aucune contrepartie n’aurait été demandée par la Chine, d’après les déclarations du porte-parole du gouvernement de la Côte d’Ivoire, les autorités mettant seulement l’espace à disposition. L’infrastructure comprend un stade qui doit permettre d’accueillir des compétitions de haut niveau d’athlétisme, de football et de rugby et une cité olympique autour du stade, dans une zone de 20 hectares située dans la commune d’Anyama, au nord d’Abidjan. Le chantier, long de 24 mois, débuterait en janvier 2016. D’après des sources concordantes ce serait la  Beijing Institute Architectural Design qui aurait été chargée de réaliser les études de faisabilité et les appels d’offres pour les travaux eux-mêmes seront lancés en Chine. Une nouvelle avancée de Pékin en Afrique, la Côte d’Ivoire  demeurant une locomotive en Afrique francophone, alors que les entreprises de la Chine ont déjà décroché la le chantier du barrage hydroélectrique de Soubré et celui d’une autoroute reliant Abidjan à la frontière Ghâna. Mais un stade olympique pour la CAN lui assurera une visibilité en Afrique.


TOGO : 1er tour de l’élection présidentielle

26 avril 2015

Togo

À peine plus de la moitié des électeurs inscrits se sont  rendus aux urnes samedi 25 avril 2015 pour élire le président. Les premiers résultats sont attendus dimanche 26 avril. Faure Gnassingbé, président de la république sortant et dont la famille gouverne ce petit pays de 7 millions d’habitants  depuis 48 ans, est favori. A l’occasion de ce 1er tour au total, 3 509 258 électeurs étaient appelés aux urnes dans 8 994 bureaux de vote. D’après la commission électorale nationale indépendante -CENI-, le taux de participation a avoisiné les « 53 à 55 % », une mobilisation a priori bien inférieure à celle de la présidentielle de 2010 avec près de 65 %. D’après la CENI, « des résultats devraient être annoncés dans la journée du 26 avril 2015 à Lomé capitale du Togo. Dimanche à la mi-journée, aucun résultat, même partiel, n’avait été annoncé. La commission électorale dispose de 6 jours pour communiquer les résultats officiels définitifs.