BURUNDI : La crise énergétique dure

Burundi

Des travaux de construction de  deux centrales solaires photovoltaïques vont débuter avant la fin du mois de février 2015, pour une capacité de production de 20 mégawats dans le cadre d’une nouvelle politique nationale de diversification des sources pour résorber la crise énergétique persistante au Burundi, d’après Côme Manirakiza ministre de l’énergie et des mines du Burundi. A ce jour le Burundi est alimenté avec seulement 32 mégawats  provenant de petits et vieux barrages hydroélectriques dont le plus récent date du début des années 1970. Le  potentiel hydroélectrique évalué est de près de  1 700 mégawats. Le taux de desserte en énergie électrique, n’excède pas les 10% des besoins de consommation nationale, soit le plus bas de la communauté est-africaine – CEA- souligne le ministre Côme Manirakiza. Les expertises  réalisées pour le compte du ministère de l’énergie et des mines se montrent optimistes compte tenu  que le Burundi est un pays équatorial et montagneux bien arrosé et situé sur le Rift africain. Le Burundi est doté en plus, du potentiel hydraulique important, dont l’un des plus grands et profonds lacs du monde, le Tanganyika, d’un ensoleillement élevé ainsi que des potentialités éoliennes considérables. Le Burundi possède aussi une ressource en tourbe estimée très importante et d‘autres possibilités d’exploitation de ressources en biomasse. Pour mémoire l’exploitation du seul minerai de nickel dormant depuis sa découverte, dans les années 1970, reste suspendue à la disponibilité d’au moins 200 mégawats, selon les services du ministère de l’énergie et des mines. L’Union européenne et la banque européenne d’investissement viennent de signer avec le gouvernement du Burundi un accord de don de 30 millions d’euros  et de crédit à hauteur de 70 millions d’euros  à des conditions avantageuses afin d’accélérer la construction d’un nouveau barrage hydroélectrique d’une capacité de production de 48 mégawats. L’Union européenne promet aussi 10 millions de dollars pour l’acquisition de gasoil afin de faire marcher des groupes électrogènes d’une capacité de 10 mégawats qui vont permettre d’alléger les souffrances liées aux délestages intempestifs de la régie nationale de production et de commercialisation de l’eau et de l’électricité.

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s

%d blogueurs aiment cette page :