MALI : Deux journalistes français froidement assassinés

Mali

Les deux journalistes français de RFI enlevés et tués samedi 2 novembre 2013 au Mali ont « été assassinés froidement » par balles, par des « groupes terroristes », a déclaré dimanche 3 novembre 2013  Laurent Fabius, ministre des affaires étrangères de la France suite une réunion de crise à l’Elysée. Ghislaine Dupont et Claude Verlon « ont été assassinés froidement. L’un a reçu deux balles, l’autre trois balles », a déclaré Laurent Fabius, précisant que les deux journalistes avaient été enlevés « par un petit commando » devant le domicile d’un responsable touareg qu’ils venaient d’interviewer.  Laurent Fabius a précisé que « Leurs corps ont été retrouvés à 12 km (…) à quelques mètres de la voiture fermée à clé, il n’y avait aucun impact de balles sur la voiture »en ajoutant « Les assassins, ce sont ceux que nous combattons, c’est-à-dire les groupes terroristes qui refusent la démocratie et qui refusent les élections ». Le nord du Mali, occupé en 2012 par des islamistes armés liés à Al-Qaïda, -AQMI-reste très instable malgré l’intervention armée internationale lancée par la France en janvier 2013 et en cours pour traquer les jihadistes de la région. Les attentats et attaques islamistes se multiplient à l’approche des élections législatives, dont le premier tour est prévu le 24 novembre 2013. La ville de Kidal,située à plus de 1 500 km au nord de Bamako où s’est produit le drame, échappe au contrôle de Bamako capitale du Mali et se trouve sous la coupe de groupes rivaux touareg, malgré la présence de plus de 200 militaires français, basés à l’aéroport, et de troupes de la Minusma, la force de maintien de la paix de l’ONU au Mali. Soumeilou Boubeye Maiga ministre de la défense du Mali a déclaré « Par la force des choses, Kidal bénéficie d’une sorte de statut à part. Nos forces qui y sont déployées n’ont pas une marge d’action qui leur permette d’être en permanence présentes sur les différents axes, le contingent de la Minusma qui est là bas est plus ou moins cantonné, et la force Serval ne dispose pas des effectifs pour sécuriser la ville ». Les corps des deux journalistes devraient être rapatriés dans les prochaines heures en France.Marie-Christine Saragosse présidente directrice générale de France Médias Monde englobant RFI a indiqué qu’elle partait ce dimanche 3 novembre 2013  à Bamako avec d’autres responsables de la radio, où l’émotion était toujours très vive 24 heures après le drame. De nombreuses questions demeuraient également sur les causes et les circonstances de l’assassinat de ces deux journalistes aguerris, enlevés en plein jour et retrouvés morts moins de deux heures plus tard par une patrouille française, à une douzaine de kilomètres à l’est de Kidal. D’après le témoignage d’Ambéry Ag Rhissa, représentant du mouvement national de libération de l’Azawad -MNLA, rébellion touareg- que les journalistes venaient d’interviewer et qui a assisté à l’enlèvement, les agresseurs parlaient tamachek, la langue des Touareg.

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