COMORES : L’unique rescapée du vol Yemenia Airways, Bahia Bakari lance sa fondation

31 juillet 2011

L’adolescente miraculée du crash de l’Airbus A310 de la Yemenia Airways se lance dans l’humanitaire en créant une fondation dédiée aux enfants en difficulté aux Comores. La fondation Bahia Bakari a vu le jour le 29 juillet 2011 à Moroni. Venir en aide aux enfants démunis et soutenir les jeunes déscolarisés constituent ses deux principaux objectifs. ” Je suis convaincue que la fondation apportera l’assistance nécessaire aux milliers d’enfants qui rencontrent des difficultés dans leur vie quotidienne. Notre pays fait face à des problèmes de malnutrition, les enfants sont les premières victimes “, déclare l’adolescente de 15 ans.” Les portes sont ouvertes, tout le monde peut faire partie de la fondation, nous comptons mobiliser le maximum de gens, la fondation aura un siège en France et aux Comores “, souligne l’adolescente miraculée. Bahia Bakari est la seule rescapée du vol IY 626 qui s’est abîmé en mer dans la nuit du 29 au 30 juin 2009 au large de la Grande-Comore. L’adolescente a perdu sa mère dans cette catastrophe qui a fait 152 morts.


RWANDA : Le président Paul Kagamé en visite officielle à la mi-septembre en France ?

29 juillet 2011

La France a proposé à Paul Kagame d’effectuer à la mi-septembre 2011  une visite officielle à Paris. Si ce déplacement se confirme il aurait une dimensition hautement symbolique compte tenu des tensions entre le ministre des affaires étrangères de la France Alain Juppé, et le président du Rwanda Paul Kagame. Cette visite est présentée comme la réponse à celle du président français Nicolas Sarkozy en février 2010 à Kigali. Pour mémoire Louise Mushikiwabo ministre des affaires étrangères du Rwanda était à Paris le 19  juillet 2011 ou elle s’est entretenue avec Henri de Raincourt ministre de la coopération pour préparer cette venue. Elle n’a pas souhaité s’entretenir avec le ministre d’état Alain Juppé. Après une rupture de relations diplomatiques entre 2006 et 2009, liée à une enquête judiciaire en France sur les événements qui ont marqué le début du génocide rwandais de 1994, les capitales Paris et Kigali avaient scellé leur réconciliation avec la visite début 2010 au Rwanda du président de la république française.  L’apaisement des relations entre les deux Etats n’a pas gagné Alain Juppé, qui était ministre des affaires étrangères de la France en 1994. Après sa prise de fonctions en mars 2011, il a déclaré  n’avoir aucune intention “ni de serrer la main” de Paul Kagame ni de se rendre au Rwanda, tant qu’y circulerait un rapport accusant la France de complicité avec les génocidaires. Ce document de 2008 d’une commission d’enquête rwandaise accuse la France d’avoir “participé” au génocide sous couvert d’une opération militaro-humanitaire appelée Turquoise, menée en juin 1994.Le rapport vise nommément Alain Juppé ainsi que plusieurs personnalités françaises de gauche et de droite.


ZAMBIE : Elections présidentielle, législatives et locales prévues le 20 septembre 2011

28 juillet 2011

Rupiah Banda, président de l’état de la Zambie  a déclaré avoir dissous le parlement et fixé au 20 septembre 2011 les prochaines élections présidentielle, législatives et locales. “J’ai été informé par la commission électorale de Zambie que la logistique pour la tenue des élections est maintenant en place. Les listes électorales finalisées sont également en place”. Agé de 74 ans le président Rupiah Banda va essayer d’obtenir un mandat complet. Pour mémoire en 2009 il avait été élu lors d’un scrutin anticipé suite à la mort du président Levy Mwanawasa, décédé en cours de mandat. Les principaux partis d’opposition ont formé une alliance contre lui, mais ne cessent de se disputer depuis lors, au grand mécontentement de Michael Sata, âgé aussi de 74 ans, le chef du front patriotique, qui avait obtenu 39% aux élections de 2008, contre 41% à Rupiah Banda. Le parti uni pour le développement national -UPND-, l’ancien-allié du front patriotique, s’est également déclaré prêt à défier le président. La Zambie reste l’un des pays les plus pauvres du monde, l’économie a connu une embellie spectaculaire ces dernières années, avec un taux de croissance de 7,5%, à la grande satisfaction de Rupiah Banda. Grand producteur de cuivre, le pays bénéficie de la fermeté des prix des matières premières et d’une forte augmentation des investissements étrangers. Rupiah Banda a activement courtisé les investisseurs venant de l’Inde et de la Chine  afin d’apporter une aide concrète à  la Zambie afin de surmonter la récession économique mondiale, mais leur présence croissante est devenue un sujet de polémique. Deux dirigeants de mine chinois ont été innocentés en avril 2011  après avoir été accusés d’avoir tiré sur une manifestation de travailleurs. Le président Rupiah Banda a été contesté après l’acquittement de l’ancien président Frederick Chiluba qui était accusé de corruption, pour avoir dissous l’office anti-corruption qui avait porté l’affaire devant la justice.


GUINEE EQUATORIALE : 150 ouvriers du groupe français Bouygues expulsés

24 juillet 2011

Ce sont plus de 150 employés étrangers du groupe français Bouygues accusés d’être en possession de documents officiels notamment autorisations d’entrée et cartes de séjour falsifiés qui doivent quitter la Guinée équatoriale dans un délai de 48 h. Le commissariat de police de Guinée Equatoriale a envoyé un communiqué ou figurait plus de 150 noms  au groupe Bouygues à Malabo en intimant l’ordre que ces personnes quittent le territoire sous 48 h. L’absence de ces ouvriers expulsées va paralyser les travaux de Bouygues notamment le stade de Bata où va se  tenir la coupe d’Afrique des nations 2012 -CAN-2012-. Bouygues a récemment construit un hôtel 5 étoiles à Sipopo, une ville nouvelle paradisiaque ayant accueilli le sommet des chefs d’état de l`Union africaine à la fin juin 2011. Le groupe Bouygues participe aussi à la construction de la ville industrielle d’Oyala au centre du pays, près de la ville natale du président Teodoro Obiang Nguema


AFRIQUE/EUROPE : Lancement du premier fonds de microfinance en faveur des petits producteurs pratiquant une agriculture durable en Afrique

21 juillet 2011

La banque européenne d’investissement, – BEI –  conjointement avec l’agence française de développement et un consortium d’institutions de développement, d’investisseurs sociaux et d’organismes de microfinance, ont lancé le fonds européen de financement solidaire pour l’Afrique -FEFISOL-, le premier instrument de microfinancement rural spécialisé dans l’appui au commerce équitable et aux petites entreprises de production biologique en Afrique. Doté d’une enveloppe de 15 millions d’euros, le fonds répondra aux besoins aigus de microfinancement des ménages ruraux pauvres et contribuera à financer des investissements agricoles de petite dimension sur l’ensemble du territoire africain. Trois investisseurs sociaux, forts d’une expérience de plus de 25 ans dans la collaboration avec des organismes de microfinance, des coopératives et des petites entreprises agricoles dans les pays émergents, fourniront au fonds un soutien spécialisé. Ces acteurs sont solidarité internationale pour le développement et l’investissement -SIDI-, une association française de développement qui gérera le fonds, l’institution belge de développement Alterfin et l’organisme italien Etimos. Le FEFISOL, dont le capital devrait doubler d’ici à 2013, appuiera des institutions de microfinance qui aident des ménages pauvres dans des zones rurales dépourvues des canaux conventionnels de crédit. La microfinance rurale permettra de soutenir des activités rémunératrices et de réduire la dépendance à l’aide extérieure. “La banque européenne d’investissement reconnaît le rôle spécifique que jouera le FEFISOL pour soutenir les fermiers africains qui pratiquent l’agriculture biologique et pour améliorer l’accès aux marchés du commerce équitable. Nous sommes déterminés à aider les institutions de microfinance à promouvoir le développement économique et la lutte contre la pauvreté en Afrique”, a déclaré M. Plutarchos Sakellaris, vice-président de la banque européenne d’investissement chargé des opérations en Afrique. “La microfinance est essentielle pour stimuler la croissance économique en Afrique sub¬saharienne. L’initiative FEFISOL atteindra des populations rurales isolées, permettra aux petites entreprises de se développer et peu à peu de réduire la pauvreté”, a ajouté Marie-Hélène Loison, responsable du département de capital-investissement de PROPARCO, filiale de l’AFD dédiée au financement du secteur privé. “Tout au long de nos 25 années d’activité en tant qu’investisseur social, nous avons remarqué que le secteur de la microfinance, en particulier en Afrique, disposait d’une grande marge d’évolution, qu’il devait franchir de nouvelles étapes de développement afin de répondre à de nouveaux besoins pour financer les retombées – tant économiques que sociales – du secteur, en particulier dans le contexte rural. Ces besoins concernent, notamment, la disponibilité de davantage de ressources, de façon stable et durable, et, d’un point de vue technique, des outils et des compétences plus élaborés, qui préserveraient néanmoins la dynamique des nouvelles initiatives et expériences qui ont été au cœur de ce succès”, a déclaré Christian Schmitz, directeur général de SIDI. FEFISOL financera des institutions de microfinance et des organisations de producteurs sur le continent africain en devise locale. Les organismes africains de microfinance bénéficieront d’un prêt bonifié accordé par l’AFD qui absorbera les pertes de change sur les devises locales. Il appuiera spécifiquement des organisations de producteurs actives dans les domaines du commerce équitable et des produits biologiques, ce qui contribuera à stimuler la qualité et le développement de leurs activités à long terme, notamment par l’accès à de nouveaux créneaux de marché. SOS faim et le réseau africain de microfinance prêteront leur concours, aux côtés d’organisations spécialisées dans le commerce équitable implantées en Afrique. Le lancement réussi du FEFISOL repose sur le soutien des investisseurs tant privés que publics. La banque européenne d’investissement contribuera au fonds à hauteur de 5 millions d’euros pour, d’une part, appuyer le développement des opérations de microfinance et des petites organisations dans les zones rurales d’Afrique et, d’autre part, améliorer l’accès aux marchés d’exportation dans les domaines du commerce équitable et des produits biologiques. L’AFD accordera un prêt bonifié de 3 millions d’euros visant à atténuer le risque de change et PROPARCO a structuré l’opération de capital-investissement de FISEA pour un montant total de 5,4 millions d’euros. Outre le crédit coopératif, la société européenne de finance éthique et alternative -SEFEA-, développement international Desjardins -DID- et la fondation Caritas France, l’initiative norvégienne de microfinance contribuera aussi au fonds à hauteur de 1,8 million d’euros. Une assistance technique sera également fournie pour aider les institutions de microfinance à élaborer de nouveaux produits, à améliorer la planification des activités et à développer les capacités des ressources juridiques et humaines. Cette initiative vient en complément du fonds de microfinance rurale -REGMIFA-lancé plus tôt dans l’année avec le soutien de la banque européenne d’investissement et des institutions européennes de financement du développement.


GUINEE CONAKRY : Coup d’état manqué contre le président Alpha Condé

19 juillet 2011

Alpha Condé, président de la république de Guinée Conakry depuis décembre 2010 dont la résidence a été la cible d’une attaque menée par des militaires à Conakry, a déclaré que les deux responsables de l’attaque ont été arrêtés. Nous avons réussi à mettre la main sur les chefs militaires qui étaient déviants, mais l’enquête continue. Les deux principaux dirigeants ont été arrêtés, a-t-il précisé, sans révéler leurs identités. Un membre de la garde présidentielle a été tué et deux autres blessés au cours de l’attaque de la résidence d’Alpha Condé. L’ancien chef d’état-major de l’armée de Guinée Conakry, le général Nouhou Thiam, a été arrêté juste après l’attaque, d’après sa femme. Il avait été limogé par le président Condé quelques jours après l’investiture du président Condé qui s’est déroulée le 21 décembre 2010. Le président a lancé un appel au calme dans le cadre de l’unité du pays et la réconciliation. Pour certain cela s’apparente à une tentative d’assassinat mais pas à un coup d’état car ils n’ont pas les moyens nécessaires selon des responsables eu pouvoir.  Le préident Alpha Condé a déclaré “Tous les tirs, les bazookas ont été dirigés sur ma chambre à coucher, ce n’est pas une tentative de coup d’état, c’est une tentative d’assassinat. Ce n’est pas avec six pick-ups qu’on peut faire un coup d’état !, a-t-il affirmé.


GABON : François Fillon, rend visite aux forces armées de la France

17 juillet 2011

François Fillon et Ali Bongo

François Fillon, premier ministre de la France, a rendu visite aux forces françaises composées de près de 900 militaires, basées au Gabon qui vont constituer le nouveau dispositif “avancé et projetable” en Afrique de l’Ouest dans le cadre des accords de défense que Paris renégocie avec ses anciennes colonnies. “La présence militaire de la France sur ce continent a souvent été, par le passé, la cible de suspicions qui ont pesé sur notre image”, a reconnu le premier ministre Fillon. Pour mettre un terme à ces insinuations, “le président de la république Sarkozy a souhaité remettre à plat l’ensemble de nos accords en les plaçant sous le signe de la transparence”, a-t-il déclaré aux militaires français basés au Gabon. Avec ces nouveaux partenariats de défense, le rôle de la base française au Gabon “va encore se renforcer”, d’après le premier ministre François Fillon, pour constituer la “part essentielle” de la présence militaire française sur la façade Atlantique. Cette base formera “le coeur de notre nouveau dispositif avancé et projetable”, a souligné le premier ministre de la France.


GABON/FRANCE : Ouverture du forum économique à Libreville

17 juillet 2011

Magloire Ngambia, ministre de l’économie et du commerce du Gabon a présidé  la cérémonie d’ouverture du forum économique France-Gabon, qui se déroule dans le cadre de la visite de travail du premier ministre de la France, François Fillon à Libreville. Le forum économique de Libreville a réuni des opérateur économiques français et gabonais dans l’objectif d’un partenariat gagnant-gagnant. Deux accords de coopération économique dans les secteurs de l’énergie et de l’environnement entre la France et le Gabon ont été signé.  La France est le principal fournisseur du Gabon avec une part de marché de 35%. Les exportations françaises envers le Gabon en 2010 sont de 371 milliards de francs CFA soit 789 millions de dollars, tandis que les importations françaises s’établissent à 140 milliards de francs CFA  soit 298 millions de dollars. Selon les chiffres officiels, 120 entreprises françaises sont installées au Gabon avec un investissement estimé à 525,6 milliards de francs CFA soit 1,2 milliard de dollars.


RWANDA : 6e festival du cinéma Rwanda Hillywood

17 juillet 2011

Neufs  réalisateurs américains attendus au “Rwanda Hillywood” à l’occasion de  la 6e édition du grand festival de cinéma au Rwanda qui débute  le 23 juillet 2011 pour une durée de 4 jours avec la présence de cinéastes venant d’Argentine - Belgique –  Burundi -Côte d’Ivoire -France – Grande Bretagne -Kenya -Mali-Pologne – Tchad – USA. Sont attendus notamment, Stephanie Allain – John Bailey –  Willie Burton –  Carol Littleton –  Phil Alden Robinson – Wynn Thomas – Ellen Harrington. Les films seront projetés en  anglais – arabe – bambara et français.


NIGER : L’uranium à quel tarif ?

17 juillet 2011

Second producteur au niveau mondial, le  Niger espère un meilleur tarif sur ses exportations d’uranium, dont il est un important fournisseur du secteur nucléaire français, a déclaré Mahamadou Issoufou, président de la république du Niger. A l’occasion du 100e jour de son entrée en fonction “Je suis absolument déterminé à faire en sorte que les ressources de notre sous-sol contribuent au développement économique et social du Niger”. Le tiers des revenus à l’exportation du Niger provient de l’uranium. Le puissant groupe nucléaire français AREVA contrôle l’extraction de ce métal dans deux mines situées près de la ville d’Arlit. La production est de l’ordre de  3.000 tonnes par an. En 2013/2014, la mine d’Imouraren sera en service avec une capacité évaluée à plus de 5 000 tonnes par an. Le président de la république du Niger, Mahamadou Issoufou, ingénieur de formation et ancien cadre d’AREVA au Niger, a déclaré que le prix de 40.000 francs CFA soit 60 euros par kg, négocié par l’ancien gouvernement pour les années 2008 et 2009, était inférieur au prix spot de l’uranium sur les marchés à l’époque. Il n’a pas précisé quel tarif il souhaitait voir appliquer.


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