UNESCO : 5 sites africains inscrits sur la liste du patrimoine mondial

30 juin 2011

5  sites africains ont été inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture -UNESCO- au cours de la 35e réunion annuelle du comité du patrimoine mondial qui s’est tenue à Paris  en France du 19 au 29 juin 2011.  Sont concernés le Delta du Saloum, au Sénégal, du Fort Jésus et du Réseau des lacs du Kenya, dans la vallée du Grand Rift, du paysage culturel du pays Konso, en Ethiopie, et des sites archéologiques de l’île de Méroé, au Soudan.  Ces 5 sites africains font partie des “25 nouveaux sites culturels, naturels et mixtes” inscrits sur la liste du patrimoine proposés à travers le monde. Il existe par ailleur des sites de 9 autres pays d’Afrique qui sont candidats au statut de patrimoine mondial. A ce jour la liste compte désormais 936 sites, à savoir 183 sites naturels, 725 sites culturels et 28 sites mixtes.


MAURITANIE : L’ambassadeur en poste en France menacé de poursuites

30 juin 2011

L’initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste -IRA-Mauritanie-  a demandé à des avocats de préparer une plainte pour “complicité  d’esclavage” visant Cheyakh Ould Ely, actuel ambassadeur de Mauritanie en France, Cheyakh Ould Ely, a déclaré Biram Ould Abeid, président de l’ONG IRA Mauritanie.  “Alors qu’il était directeur de cabinet du président de transition, Ely Mohamed Ould Vall, le nouvel ambassadeur de Mauritanie en France a été mêlé à une affaire d’esclavage. Nos avocats examinent actuellement les moyens juridiques de porter cette affaire en justice” a déclaré Biram Ould Abeid président de l’IRA, dans le cadre d’une rencontre sur la situation socio-politique en Mauritanie. Fraîchement arrivé en poste à Paris, l’ambassadeur Cheyakh Ould Ely n’a pas encore présenté ses lettres de créances au président de la république française.  Affaire à suivre.


BCEAO : Le nouveau directeur entrera officiellement en fonction le 1er août 2011

24 juin 2011

 

L’ivoirien,Tiémoko Meyliet Koné,  nouveau gouverneur de la banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest -entrera officiellement en fonction le 1er août 2011, a déclaré à Dakar au Sénégal, José Mario Vaz, ministre des finances de la Guinée Bissau et  président du conseil des ministres des finances de l’institution financière sous-régionale, à l’occasion de l’ouverture de la session ordinaire du conseil d’administration de la BCEAO.

Tiémoko Meylet Koné

Il a tenu à féliciter le nouveau gouverneur de la BCEAO élu par la conférence des chefs d’Etat et de gouvernement tenue le 30 mai 2011 à Lomé, capitale du Togo.

 


COMORES : Le président Ikililou Dhoinine reçoit le vice-ministre des affaires étrangères de la Libye

24 juin 2011

Djoum’aan Ibrahim Amir, vice-ministre des affaires étrangères chargé des affaires africaines, a été reçu en audience par le président des Comores, Ikililou Dhoinine. “Le président nous a affirmé l’entière adhésion des Comores à la position de l’Union africaine  et a exprimé le soutien et la solidarité des Comores avec la Libye par rapport à ce qu’elle subit”, a-t-il annoncé. Le vice-ministre Amir a déclaré qu’après les Comores il effectuera une déplacement  aux Seychelles dans le cadre d’une tournée visant à “éclairer l’opinion africaine sur la réalité de la situation en Libye”.


MALI : 70 millions de dollars alloués au projet d’appui aux collectivités locales urbaines

15 juin 2011

Le projet porte sur cinq villes : Bamako, la capitale, et quatre villes secondaires (Kayes, Sikasso, Ségou et Mopti). Les villes secondaires font l’objet d’une attention particulière afin d’accroître leur compétitivité économique avec Bamako, et donc leur capacité à capter une plus grande part du mouvement démographique vers les zones urbaines.

Le conseil des administrateurs de la banque mondiale a approuvé l’octroi d’un crédit de 70 millions de dollars destiné à financer le projet d’appui aux collectivités locales urbaines du Mali, dont le but est de renforcer les performances des administrations publiques dans les grandes villes ciblées. Les visées plus générales du projet, auxquelles contribuera la réalisation de son objectif de développement, sont d’améliorer la fourniture des services ainsi que la gouvernance et la responsabilité à l’échelon local dans les zones urbaines du Mali. ”Pour accroître la responsabilité et la transparence au sein des collectivités locales urbaines, différentes mesures sont prévues : un cadre budgétaire basé sur les performances sera mis en place afin d’assurer des transferts de ressources prévisibles à l’échelon local, les collectivités locales seront soumises à une évaluation indépendante de leurs performances qui sera communiquée au public, et un mécanisme de renforcement des capacités sera établi pour les aider à satisfaire les critères de performances” , précise Zié Ibrahima Coulibaly, le chef d’équipe de projet de la banque. À travers l’amélioration des performances des collectivités locales, souligne-t-il également, cette démarche vise à faciliter la vie des pauvres qui bénéficieront de meilleurs services, et à faire en sorte que les villes contribuent davantage au développement économique local grâce au développement quantitatif et qualitatif des investissements du secteur public. De par ces objectifs, le projet proposé s’inscrit pleinement dans la stratégie d’aide-pays (CAS) à l’appui du cadre stratégique pour la croissance et la réduction de la pauvreté (CSCRP), et est en parfait accord avec la stratégie régionale pour l’Afrique puisqu’il soutient son fondement par des activités axées à la fois sur l’offre et sur la demande dans l’optique d’améliorer la gouvernance et de renforcer les capacités du secteur public. Le projet est expressément prévu dans le CAS pour appuyer la décentralisation au titre de l’objectif stratégique n°2 : Renforcement des performances du secteur public. “Il s’agira de développer les capacités des administrations locales et de favoriser le développement communautaire et la participation des citoyens à la définition des priorités d’investissement”, a ajouté le chef d’équipe de projet. L’assistance apportée aux centres urbains les rendra plus aptes à mobiliser et gérer des ressources et à mettre en œuvre des projets d’infrastructures avec leurs propres fonds. Cet objectif cadre en particulier avec le deuxième axe du CSCRP, à savoir la consolidation des réformes du secteur public, et également avec le futur CSCRP II (2012-2017) qui portera normalement sur le renforcement de la décentralisation et l’affectation aux collectivités locales de ressources en rapport avec leur mandat. La conception du projet obéit aux principes de la Stratégie régionale pour l’Afrique, dans laquelle la Banque s’est notamment donné pour mission centrale d’appuyer le développement des capacités des villes africaines en matière budgétaire, administrative et urbanistique. Le projet comporte également un volet relatif au drainage et à la protection contre les inondations à Bamako, qui relève de la gestion des risques de catastrophe et de la réaction au changement climatique, dans le droit fil du pilier “vulnérabilité et résilience”. Les principaux bénéficiaires du projet sont les habitants des villes concernées, qui vont voir s’améliorer la gestion générale des villes et des zones urbaines et qui pourront participer directement au choix des investissements prioritaires. Les investissements concrets et les activités de maintenance financés au moyen des dotations basées sur les performances bénéficieront à l’ensemble de ce groupe cible de manière directe ou indirecte. Des aides seront apportées aux conseils municipaux et aux administrations des villes secondaires du projet et au conseil de district et à l’administration de Bamako pour leur permettre de mieux remplir leurs fonctions. À l’échelon national, les principaux bénéficiaires du projet sont le ministère de l’administration territoriale et des collectivités locales (MATCL) et le ministère du logement, des affaires foncières et de l’urbanisme (MLAFU), ainsi que les cellules de planification et de statistique (CPS) des deux ministères visés.

La composante n°1 du projet, Dotations basées sur les performances et dotations de renforcement des capacités pour les villes secondaires, aidera les municipalités de Kayes (ouest), Sikasso (sud), Ségou et Mopti (centre) à améliorer leurs compétences de gestion et à rendre compte de leurs activités, par le biais de deux sous-composantes : Dotation d’investissement basée sur les performances et Dotation de renforcement des capacités.

La composante n°2, Dotations d’investissement dans des infrastructures prioritaires, de restructuration institutionnelle et de renforcement des capacités pour Bamako, aidera le District de Bamako (la capitale) à faire face aux graves problèmes d’inondation qu’elle rencontre, à améliorer ses compétences de gestion et à rendre compte de ses activités, par le biais de trois sous-composantes : Dotation échelonnée pour la remise en état des voiries et des systèmes de drainage, Dotation de renforcement des capacités, et Dotation de restructuration institutionnelle destinée à consolider le District de Bamako et ses six communes afin qu’ils forment une autorité métropolitaine unique et plus performante. 

La composante n°3, Renforcement des capacités institutionnelles, aidera les ministères et services centraux (en particulier le MLAFU et le MATCL) à assumer leurs rôles respectifs en favorisant le développement des villes dans un contexte de gestion décentralisée des ressources et de la fourniture des services de base à la population, par le biais de trois sous-composantes : A) Renforcement des capacités pour les municipalités visées ; B) Appui aux services gouvernementaux centraux pour les activités contribuant aux objectifs du projet ; et C) Appui à des études stratégiques ciblées, notamment aide à l’élaboration d’une stratégie de restructuration et à la mise en œuvre des arrangements institutionnels nécessaires à la bonne gestion de la métropole de Bamako.

La composante n°4, gestion, suivi et évaluation du projet, financera la gestion du projet et l’établissement des différents rapports d’avancement


GUINEE CONAKRY/FRANCE : L’épouse du footballeur Pascal Feindouno mise en examen

14 juin 2011

Awa Feindouno, résidante dans le Forez dans le département de  la Loire  – région Rhône Alpes en France, malgré que son mari joue à l’AS Monaco, a été mise en examen à la fin du mois de mai 2011 et remise en liberté sous contrôle judiciaire, ainsi que 4 autres intermédiaires qui jouaient un rôle de rabatteurs dans ce trafic. Dans le cadre de cette affaire  le principal suspect, un fonctionnaire du bureau d’immigration de la préfecture de la Loire, avait été mis en examen pour “corruption passive” et écroué en octobre 2010. Il vient d’être remis en liberté sous contrôle judiciaire.

Il lui est reproché d’avoir monnayé, contre de l’argent ou des faveurs sexuelles, la délivrance d’environ 70 titres de séjours à des étrangers originaires du Maghreb ou d’Afrique noire entre 2008 et 2010. Suspendu de ses fonctions par arrêté ministériel, il a déclaré aux enquêteurs avoir obéi à des “motivations humanitaires”. Il sera convoqué en juillet 2011 devant le conseil de discipline, d’après les services de la préfecture de la Loire.  Parmi les bénéficiaires du trafic on trouve  l’épouse et les 4 enfants du général Mathurin Bangoura, ministre  de l’urbanisme et de l’habitat de la Guinée Conakry. Elle n’a pas été poursuivie, mais elle a dû restituer les titres de séjours obtenus de façon indue. Pour mémoire le football Pascal Feindouno avait été capitaine des Verts à Saint Etienne dans le département de la Loire il y a plusieurs années.


COMORES : Le chef présumé d’Al quaida en Afrique de l’est tué à Mogadiscio

12 juin 2011

Quatre semaines après le décès d’Oussama Ben Laden, al-Qaida vient de subir un nouveau revers. Le chef présumé de l’organisation terroriste en Afrique de l’Est, le comorien Fazul Abdullah Mohammed, a été tué au début de la semaine dernière à Mogadiscio lors d’un accrochage à un barrage routier.Fazul Abdullah Mohammed s’était  illustré en préparant les attentats anti-américains de Nairobi et de Dar es-Salaam, causant la mort de  224 personnes en août 1998.

Portrait de Fazul diffusé par le FBI

Selon les services de sécurité somaliens, Fazul et un comparse, du nom de Mohammed Dere originaire du Kenya, ont été interceptés à un barrage de sécurité alors qu’ils circulaient à bord d’un pick-up chargé de médicaments, d’ordinateurs et de téléphones portables. Les deux hommes auraient refusé de s’arrêter et tiré des coups de feu. Les forces de sécurité somaliennes auraient riposté et les auraient tués. Fazul et Mohammed Dere se seraient égarés en zone gouvernementale alors qu’ils tentaient de rejoindre les lignes contrôlées par les insurgés islamistes al-Chebab, proches d’al-Qaida.

Les deux terroristes avaient en leur possession 40.000 dollars. Fazul détenait un passeport sud-africain au nom de Daniel Robinson. Les deux dépouilles ont été mis à disposition des services américains, qui ont procédé à des tests ADN. Le comorien Fazul Abdullah Mohammed, âgé de 38 ans né à Moroni aux Comores, était impliqué dans les attentats anti-israéliens de Mombasa, qui avaient fait 15 morts en novembre 2002. En 2011, il s’était vu confier la direction des opérations terroristes pour toute l’Afrique de l’Est. Fazul aurait rejoint al-Qaida en 1991. De 1999 à 2001, il supervise le business des “diamants du sang” au Liberia avec la complicité du président Charles Taylor.

En janvier 2007, il survit à un bombardement américain qui fait des dizaines de morts à Ras Kamboni, dans le sud de la Somalie. Polyglotte, utilisant au moins une douzaine de pseudonymes, expert dans l’art du déguisement - il aurait même subi une opération esthétique au visage -, Fazul voyageait régulièrement dans de nombreux pays africains. Il jouait un rôle influent au sein des milices islamistes al-Chebab qui tentent de renverser le fragile gouvernement de transition au pouvoir à Mogadiscio. Il était soupçonné d’organiser l’entraînement et la préparation des opérations suicides. D’après le Combating Terrorism Center -CTC-, de l’académie militaire de West Point, cet homme “remarquablement intelligent et parfaitement entraîn” était considéré comme “l’un des plus dangereux terroristes internationaux”.


SOUDAN : Des tirs entendus

6 juin 2011

Nous pouvions entendre plusieurs tirs dans  les rues de Kadugli, capitale de l’état pétrolier et sensible du Kordofan-Sud, sur fond de tensions croissantes à l’approche de l’indépendance du Sud-Soudan. D’après un porte parole des Nations Unies au Soudan – UNMIS -  les combats semblent opposer des éléments des SAF  et la SPLA. La tension est de plus en plus forte dans le Kordofan-Sud, ancien champ de bataille de la guerre civile entre Nord et Sud du Soudan où pullulent les armes et qui a des liens étroits avec le Sud, qui doit officiellement devenir indépendant du Nord le 9 juillet 2011. Les soldats du SPLA sont autorisés à rester au Kordofan-Sud jusqu’en avril 2012 en vertu du traité de paix signé en 2005 qui a créé les forces spéciales conjointes regroupant des troupes sudistes et nordistes, souligne le texte. Les forces soudanaises ont ordonné à la SPLA de retirer ses 40.000 soldats de cette région et du Nil Bleu. Les troupes du gouvernement de Khartoum se sont emparées le 21 mai 2011 d’Abyei, limite  entre le Nord et le Sud-Soudan, et ont rasé une partie de la ville, provoquant une escalade des tensions avec le Sud-Soudan. Selon l’estimation de l’ONU plus de  60.000 personnes ont fui la région vers le Sud-Soudan.


TANZANIE : Arrestation du leader de l’opposition

4 juin 2011

Le chef  de l’opposition en Tanzanie et président du parti Chadema, Freeman Mbowe, a été arrêté  à Dar es-Salaam par la police en exécution d’un mandat d’arrêt de la justice. Président du principal parti d’opposition, le Chadema, le député Freeman Mbowe était sous le coup d’un mandat d’arret émis le 27 mai 2011  par une juge d’Arusha puis reconduit  suite à son absence à une audience alors qu’il était sous controle judiciaire. M. Mbowe et 18 autres dirigeants et membres du Chadema sont poursuivis entre autre pour manifestation et rassemblement illégaux, dans une affaire dont les audiences ont été maintes fois repoussées ces derniers mois.


NIGERIA : Le président Goodluck Jonathan attendu aux Etats Unis

4 juin 2011

Goodluck Jonathan, président de l’état du Nigéria et  à la tête du pays le plus peuplé d’Afrique, comptant près de  170 millions d’habitants, sera reçu par le président des Etats Unis, Barak Obama. Le président Goodluck Jonathan s’envolera d’ Abuja pour les Etats Unis le 6 juin 2011 afin d’assister à une réunion de haut niveau de l’assemblée générale des Nations Unies sur le sida qui se déroulera les 10 et 11 juin 2011 au siège des Nations Unies à New York. Goodluck Jonathan, un chrétien du sud, a été élu à la présidence du Nigeria, le 16 avril 2011  avec 57% des suffrages et  a été investi le 29 mai 2011. Le Gabon assure la présidence du conseil de sécurité des Nations unies pour le mois de juin 2011 et à ce titre le président Ali Bongo aura également un entretien avec son homologue Barak Obama.


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