L’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture – UNESCO- organise un colloque à Paris pour célébrer le 40e anniversaire de la convention sur le trafic illicite des biens culturels. ‘Le vol, la destruction, le pillage ou la contrebande d’objets culturels portent atteinte à l’identité même des peuples. La préservation du patrimoine culturel et la lutte contre ces fléaux sont des questions d’intérêt commun qui demandent une éthique collective’, a affirmé la directrice générale de l’UNESCO, Mme Irina Bokova. Plusieurs pays africains ont perdu plus de la moitié de leur patrimoine, aujourd’hui dispersés dans des collections publiques et privées extérieures au continent. De 2002 à 2011, a indiqué l’UNESCO, l’Egypte a réussi à récupérer quelque 5 000 objets de provenance illicite. Pourtant, lors des récents événements, plusieurs sites de grande importance ont été vandalisés, notamment des tombes à Saqqara et Abusir. Au moins 9 pièces du Musée national du Caire ont été dérobées. Le colloque, qui s’étale les 15 et 16 mars 2011 à Paris a pour objectif d’analyser les ravages causés par un trafic qui sévit sous toutes les latitudes, d’évaluer les réponses actuellement proposées et de présenter des solutions afin d’améliorer encore la réponse à y apporter au niveau international et des états.