14 décembre 2010

Cette belle bâtisse, qui a été le premier siège de la plus prestigieuse institution de recherche créée par les Français en Afrique de l’Ouest dont elle porte aujourd’hui le nom du premier et certainement des plus grand directeur, le naturaliste Théodore Monod, qui a dirigé sans interruption l’Institut Français d’Afrique Noire (I.F.A.N.) de 1936 à 1964, est incontestablement le plus bel édifice de la Place de l’Etoile, qui polarise aussi l’Assemblée Nationale, coeur de la représentation parlementaire du Sénégal Edifié en 1931, dans l’entre deux guerres, ce qui était à l’origine l’hôtel de l’administrateur de la circonscription de Dakar a été construit par le Crédit foncier de l’Ouest africain. La réalisation de cette oeuvre, volontairement monumentale correspond à une période durant laquelle, l’administration coloniale désormais solidement implantée était engagée dans un processus urbanistique qui voulait faire de la capitale de l’Afrique Occidentale Française, une des perles de l’empire. Cette volonté de puissance s’est accompagnée d’un renouveau urbanistique plus raffiné avec une prise en compte de l’histoire architecturale des peuples de la colonie, par opposition à la période éclectique dont l’une des plus fortes représentations est l’actuelle chambre de Commerce et d’Industries de Dakar. La réalisation de l’hôtel de l’administrateur de la circonscription de Dakar, tout comme celle de l’actuel marché Sandaga, ou encore de l’Institut Pasteur, marque un point d’inflexion significatif dans la reconnaissance des cultures locale. Le programme du concours, dressé par l’administration, précise explicitement que l’architecture extérieure devra s’inspirer du nigérien (Tombouctou, Djenné entre autres). Le style néo soudanais était né et cet édifice en est l’un des pionniers, dans un périmètre destiné à devenir la “ vitrine de l’A.O.F. ”, d’où son incontestable valeur historique. L’édifice changera cependant rapidement de fonction pour devenir, dès 1936, le siège de l’Institut Français d’Afrique Noire, destiné à dresser l’inventaire scientifique de l’A.O.F. l’Institut avait été créé, avant tout, pour contribuer à la connaissance scientifique de l’Afrique de l’Ouest, d’en connaître les hommes, le milieu et les ressources pour en tirer, le cas échéant, le meilleur profit possible par une gestion savante des hommes et des ressources. L’IFAN avait la lourde mission de procéder au répertoire systématique de l’Afrique occidentale française aussi bien dans le domaine des sciences de l’homme que de celles de la vie et de la terre. C’est dans ce contexte qu’ont été constituées les collections du Musée d’Art Africain, qui sont, à ce jour, les plus importantes, les plus représentatives et les plus anciennes détenues par un Musée africain. Ces résultats nous les devons avant tout à une volonté politique, celle du Gouverneur général, et à un choix particulièrement judicieux, celui de son premier Directeur le Professeur Théodore Monod qui a su constituer et animer une équipe disposant, il est vrai, de moyens matériels considérables : ceux de la colonie. Il assurera aussi avec succès le transfert de l’IFAN à l’Université dans des locaux plus fonctionnels permettant de consacrer la totalité de son ancien siège à la promotion de l’Art Africain. Sous ce rapport, l’IFAN, en décidant de baptiser le Musée, en son nom, a rendu un hommage mérité à un pionnier. En 1966, tout en conservant son sigle, l’Institut français d’Afrique noire devient l’Institut fondamental d’Afrique noire auquel sera associé le nom de Cheikh Anta Diop en 1986, suite à la disparition de celui qui fut un de ses plus illustres chercheurs. Depuis, les espaces d’exposition de l’ancien hôtel, dont les deux niveaux totalisent environ 600 m2, ont connu plusieurs reconfigurations qui ont fortement bouleversé sa configuration interne avec des cloisonnements et des confinements qui, en de nombreux endroits, cassaient la continuité de l’espace que l’on ne pouvait plus moduler en profondeur. Après avoir abrité une partie des expositions du premier Festival Mondial des Arts Nègres de 1966 et acquis une solide réputation de par le monde, la vieille dame avait bien besoin d’un coup de lifting. L’organisation du Troisième Festival Mondial des Arts Nègres nous donne, enfin, l’heureuse opportunité de mener à bien cette entreprise. Après avoir été retenu pour abriter l’exposition sur les Arts d’Afrique, la rénovation du Musée a bénéficié d’un appui, bien trop rare au Sénégal pour ne pas être relevé. Pour la première fois dans notre pays, une entreprise privée, la SOCOCIM, filiale du Groupe VICAT, accepte de dégager, à travers sa Fondation un budget de plus d’un million d’euros pour la rénovation d’un monument historique. Avec cette subvention et l’expertise avérée de l’entreprise Eiffage Sénégal, le Musée Théodore Monod d’Art Africain sera totalement rénové, des réserves aux combles, aucun espace ne sera laissé au hasard. Les cloisons inutiles seront dégagées, la lumière naturelle filtrée prendra possession des espaces et des accès pour handicapés seront aménagés pour permettre à cette catégorie d’accéder à tous les espaces publics du musée. Un effort particulier sera fait pour la sécurité des réserves aussi bien dans le domaine de la conservation que de la prévention des vols avec un système de surveillance électronique. Avec cette rénovation le musée bénéficiera des standards les plus élevés et pourra retrouver sa place parmi les plus grandes institutions muséales du monde. La fin des travaux est prévue dans deux mois, juste à temps pour permettre le montage de la grande rétrospective d’Art Africain du Troisième Festival Mondial des Arts Nègres.
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10 décembre 2010

Le président de la république du Cameroun, Paul Biya a rencontré pour la première fois Ni John Fru Ndi, opposant historique et président du social democratic front – SDF- après la célébration des 50 ans de l’armée à Bamenda. L’échange entre les deux hommes a duré près d’une demie heure au palais présidentiel de Bamenda, chef lieu de la région anglophone du Nord-Ouest, où le président est venu présider les festivités marquant le cinquantenaire des forces de défense nationales. Avant de recevoir le leader du SDF, M. Biya a reçu en audience la veuve de l’homme d’état camerounais John Ngu Foncha, une délégation de chefs traditionnels et des responsables de son parti le RDPC -rassemblement démocratique du peuple camerounais – de la région. Bamenda est le fief du SDF et M. Fru Ndi est originaire de cette ville.
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8 décembre 2010

Le président de la Côte d’Ivoire, reconnu par la communauté internationale, Alassane Ouattara, a signé plusieurs décrets portant nominations à la tête des structures financières et de communication de la Côte d’Ivoire.
Aka-Brou Pascal a été nommé directeur général de la radiodiffusion télévision ivoirienne -RTI- et Aka Sayé Lazare, directeur général adjoint de la même structure chargé de la première chaine. La chaine TV2 est confiée à Imboua Degny Maixent qui est également nommé directeur général adjoint de la RTI. Aloco Kouassi Arthur a été nommé directeur général de l’agence des télécommunications de Côte d’Ivoire -ATCI-. Au titre du ministère de l’économie et des finances, Sylla Lassana est nommé inspecteur général des finances alors que Coulibaly Issa est nommé directeur général des douanes. Mme Yessoh Danielle, épouse Saraka, est nommée directeur général des impôts et Kone Adama, directeur général du trésor public et de la comptabilité publique. N’DRI Narcisse est porté à la direction générale de l’économie et Tahi Michel nommé directeur général du budget et des finances. N’guessan Jean-Pierre est nommé directeur administratif et financier du ministère de l’économie et des Finances et Mme Touré Massandjé épouse Litse, est nommée présidente du comité de gestion de la filière Café-Cacao.
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8 décembre 2010
La Russie a fait obstacle à l’adoption d’une déclaration du conseil de sécurité de l’ONU reconnaissant la victoire d’Alassane Ouattara à l’élection présidentielle de la Côte d’Ivoire. La commission électorale indépendante de Côte d’Ivoire a proclamé Alassane Ouattara vainqueur du deuxième tour de la présidentielle qui s’est tenu le 28 novembre 2010 , avec 54,1% des suffrages.
Laurent Gbagbo
Le conseil constitutionnel a déclaré que Laurent Gbagbo était réélu avec 51 % des voix après avoir invalidé plusieurs centaines de milliers de voix exprimées dans le Nord, bastion de Ouattara, en dénoncant des manoeuvres d’intimidation et des fraudes imputables aux anciens rebelles des forces nouvelles. Le représentant spécial des Nations unies en Côte d’Ivoire, Y.J. Choi, a reconnu la victoire d’Alassane Ouattara. “La Russie s’interroge sur la proclamation du vainqueur par les Nations unies”. “C’est une situation singulière”, a souligné Mme Susan Rice, ambassadeur des Etats-unis à l’ONU, en ajoutant ”J’ignore pourquoi la Russie tergiverse avec des résolutions qu’elle a elle-même votées”. Le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon a lui aussi apporté son soutien à Ouattara. L’attitude de Moscou est primordiale dans la mesure où les déclarations du conseil de sécurité sont adoptées à l’unanimité. Situation inédite à suivre…
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7 décembre 2010

Sylvia Bongo Ondimba, épouse du chef de l’état Ali Bongo Ondimba a mandaté, Ernest Walker son directeur de cabinet et Guillaume Adam son directeur des programmes, à Port-Gentil, afin de remettre en son nom des dons à la population.Cette action menée au bénéfice des communautés vulnérables, notamment les femmes et les enfants, s’inscrit dans le prolongement de la visite que Mme Sylvia Bongo Ondimba a effectuée dans la capitale économique du Gabon en mars 2010 et se veut une réponse aux doléances et aux attentes que le peuple du Gabon a exprimé au cours d’échanges. Femme de parole et femme de cœur, Sylvia Bongo Ondimba a tenu à œuvrer une fois de plus dans le domaine de la santé. Fortement interpellée par l’important taux de mortalité maternelle et néonatale, de mortalité infantile et infanto juvénile dans notre pays, Sylvia Bongo Ondimba a décidé de relever ce défi de santé publique en lançant un programme intitulé « Tous unis pour la santé de la mère et de l’enfant ».
Sylvia Bongo Ondimba
Un autre volet du projet de Sylvia Bongo Ondimba est l’éducation. Une opération de distribution de bottes, en partenariat avec le président du groupe Kabi, Michel Tommy et le directeur général de Azur Gabon, Bruno Valat, est-elle menée avec plus de 13 000 paires de bottes distribuées aux écoles primaires de Port Gentil.Pour mémoire Sylvia Bongo Ondimba, a pris l’engagement de soutenir le projet du « Gabon Emergent » du président de la république du Gabon Ali Bongo Ondimba. Avec les membres de son cabinet, elle œuvre dans cinq grands domaines d’action jugés prioritaires : social – santé – promotion de la femme – jeunesse – culture.
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7 décembre 2010
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7 décembre 2010

80 artistes de la Guinée Conakry seront présents au festival mondial des arts nègres de Dakar - FESMAN- , prévu du 10 au 31 décembre 2010 à Dakar, capitale du Sénégal a déclaré Fodéba Isto Keira, ministre des arts et de la culture de la Guinée Conakry avec notamment le célèbre orchestre Bembaya Jazz National, des ballets africains et de l’ensemble instrumental national. Bembeya Jazz National présentera au FESMAN une nouvelle version de son morceau fétiche ‘Regard sur le passé’, un titre des années 70 qui a fait le succès du répertoire du groupe musical. La Guinée Conakry exposera durant le FESMAN plusieurs objets d’art, dont ‘le Sosso Balla’, un balafon mythique, classé patrimoine mondial de l’UNESCO. L’invité d’honneur de cette 3e édition sera le Brésil.
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7 décembre 2010

Le Burundi augmentera prochainement la part accordée au secteur agricole dans le budget national, pour la faire passer à 10% du budget, conformément au protocole de Maputo, a déclaré Odette Kayitesi, ministre de l’agriculture et de l’élevage du Burundi. La part du budget affectée à l’agriculture et à l’élevage pendant l’exercice fiscal 2011 a doublé, passant de 3,5% à 7%. Le Burundi prépare un programme afin de protéger les terres arables, à empêcher l’érosion des sols et à multiplier l’utilisation des semences améliorées, ce qui devrait avoir pour effet de réduire la famine.
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6 décembre 2010

Le résultat net de la banque centrale des états de l’Afrique de l’ouest -BCEAO- a connu une baisse de 35% en 2009 comparé à l’exercice 2008. Après prise en compte des dotations aux amortissements et aux provisions, est ressorti à 32,7 milliards F CFA contre 67,7 milliards F CFA en 2008, soit une forte baisse de 35 milliards F CFA . Le total du bilan est ressorti à 8.370,0 milliards F CFA, en hausse de 1.708,3 milliards soit plus 26% par rapport à l’exercice précédent. A l’actif, cette évolution résulte essentiellement de l’accroissement de 2.061% des avoirs sur le fonds monétaire international, de 10% des avoirs en monnaies étrangères, de 100% des créances sur les établissements de crédit, de 59% des opérations pour le compte des trésors nationaux. Au passif, cette progression est le fait principalement de la hausse de 13% de la circulation fiduciaire, de 26% des comptes créditeurs et dépôts, de 215% des engagements envers le fonds monétaire international, de 74% de la réserve de réévaluation de l’or et de 7% de celle des devises. La valeur marchande du stock d’or s’est élevée à 586,5 milliards au 31 décembre 2009 contre 438,1 milliards au 31 décembre 2008, soit une progression de 34%.
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