Des membres de la communauté comorienne de France ont constitué un gouvernement d’union nationale en exil pour obtenir le départ du président Ahmed Abdallah Sambi, et en appellent à la France pour mettre fin à la crise politique de l’archipel. “Depuis le 27 mai, il n’y a plus de président légal aux Comores. Nous avons constitué ce gouvernement pour qu’il serve de barrage, de garde-fou. Le président Sambi doit partir, sous peu. On ne s’accapare pas le pouvoir comme ça”, Moissuli Mansoibou, 44 ans, vice-président du gouvernement en exil, résidant à Marseille. Me Said Larifou qui vit a Mayotte a par le passé tenté de faire des coups d’état sans succès. Il s’agit aussi “de contrecarrer toute tentative de coup d’Etat”, a déclaré M. Mansoibou. Ce gouvernement en exil a été constitué à l’initiative des partis Mwashiwa et Jirma, ainsi que des femmes mohéliennes de France, originaire de l’île de Mohéli, l’une des trois îles de l’archipel des Comores où la crise politique actuelle suscite le plus de tensions. Il est présidé par Amina Binti Hassani Ali, âgé de 56 ans, originaire de Mohéli et membre du collectif de Paris. Il comprend en tout dix membres habitant Marseille, Villeurbanne près de Lyon , Aix-les-Bains et Mayotte.