SOMALIE : les deux français sont détenus par des insurgés islamistes

15 juillet 2009
Les deux agents des services de renseignement français enlevés  par des hommes armés dans la capitale somalienne Mogadiscio sont détenus par des insurgés islamistes et des discussions se poursuivaient pour tenter d’obtenir leur libération. “les deux otages ont maintenant changé de mains, ils sont détenus par des insurgés islamistes à Mogadiscio” selon nos différents contacts tant sur place qu’a Paris. “Des discussions avec le gouvernement pour obtenir leur libération sont toujours en cours”,  sans préciser si les français étaient otages des islamistes extrémistes des shebab ou de la milice Hezb al-Islamiya du chef islamiste radical cheikh Hassan Dahir Aweys. Les deux groupes ont lancé début mai 2009 une offensive sans précédent contre le gouvernement du président islamiste modéré Sharif Sheikh Ahmed, soutenu par la communauté internationale, et ont juré de le renverser. Cheikh Aweys est un ancien allié du président Ahmed.
Président de la Somalie     Le président somalien Ahmed
Les deux français sont deux “conseillers en mission officielle d’assistance auprès du gouvernement somalien”, selon le ministère français des affaires étrangères qui n’a pas révélé leurs identités, ni leur qualité de civil ou de militaire. La France s’est engagée au printemps à former à Djibouti, où elle dispose d’une base permanente de 2.900 hommes, un bataillon de l’armée somalienne, soit 500 hommes. La fédération internationale des journalistes (FIJ) a “regretté” l’attitude des deux agents, se faissant passer pour des journalistes, soulignant que la “Somalie est déjà un pays dangereux pour les journalistes de profession”. La Somalie, en guerre civile depuis 1991, est un des pays les plus dangereux au monde pour les journalistes. Des étrangers y sont régulièrement enlevés et libérés contre rançon. Journalistes et humanitaires sont particulièrement visés.

SOMALIE : le ministre de la défense exclut un acte politique

15 juillet 2009
L’enlèvement de deux fonctionnaires français à Mogadiscio n’est pas un acte politique mais a plutôt un caractère crapuleux, pense le ministre somalien de la défense, Mohamed Abdi Gandhi. “On a des informations sur les gens qui sont derrière ce kidnapping. On ne connaît pas leurs noms mais on connait leur appartenance, leur groupe. Ce sont des gens armés, c’est peut-être un rapt pour demander une rançon mais ce n’est pas un rapt politique”, a-t-il indiqué. Les ravisseurs “ne sont pas connus en tant que shebab  c’est à dire des islamistes radicaux, en tant que groupe islamique de Hezb al-Islamiya, ce sont plutôt des gens qui  profitent de la violence à Mogadiscio”, a déclaré le ministre de la défense  Mohamed Abdi Gandhi, en assurant que des “contacts directs et indirects” existaient avec les ravisseurs. “Toutes les forces somaliennes sont mobilisées” et “nous allons faire tout notre possible pour essayer de localiser les endroits où ils peuvent se trouver”, a-t-il précisé, en espérant une libération prochaine des deux otages français. Un membre de l’agence nationale de sécurité (NSA) somalienne avait affirmé que les ravisseurs appartenaient au ministère de l’intérieur français  et que l’enlèvement était le résultat de dissensions au sein des forces de sécurité somaliennes. Les deux français, dont l’identité n’a pas été révélée par les autorités françaises pas plus que leur qualité civile ou militaire, sont deux “conseillers en mission officielle d’assistance auprès du gouvernement somalien”, s’était borné à déclaré  le ministère français des affaires étrangères. Les deux hommes ont été enlevés dans l’hôtel Sahafi, dans le sud de la capitale somalienne, par une dizaine de miliciens qui ont désarmé les gardes de sécurité de l’hôtel où ils s’étaient enregistrés comme journalistes.
Président somalien             Le président somalien Ahmed
Le gouvernement du président Ahmed, un islamiste modéré élu en  janvier 2009 , fait face depuis début mai à une offensive sans précédent des islamistes radicaux. La France s’est engagée au printemps à former à Djibouti, où elle dispose d’une base permanente de 2.900 hommes, un bataillon de l’armée somalienne, soit 500 hommes. Cette formation devait débuter en septembre 2009 . En raison de la dégradation de la situation à Mogadiscio, les préparatifs se sont accélérés et elle devait débuter en août 2009  à Djibouti. L’opération d’enlèvement “semble avoir été bien préparée car elle s’est déroulée dans une zone sous haute surveillance contrôlée par le gouvernement somalien”. Les ravisseurs se sont présentés comme des membres des forces de sécurité gouvernementales en approchant de l’hôtel. Des étrangers sont régulièrement enlevés en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, et libérés contre rançon. La journaliste canadienne Amanda Lindhout et le photographe australien Nigel Geoffrey Brennan, enlevés le 23 août 2008, sont toujours détenus par leurs ravisseurs. Quatre employés européens de l’ONG française Action contre la faim (ACF) et leurs deux pilotes kenyans, enlevés en  novembre 2008 , sont toujours otages. L’organisation reporters sans frontières s’est dit “choquée” par l’attitude des deux “conseillers” des services de renseignement français enlevés en Somalie qui se sont faits passer pour des journalistes, déclarant qu’”être journaliste n’est pas une couverture”.

AFRIQUE du SUD : Les ouvriers des stades du Mondial-2010 cessent la grève

15 juillet 2009
La grève qui paralysait depuis une semaine la construction de stades du Mondial-2010 en Afrique du Sud a pris fin  à la suite d’un accord salarial. Cette grève, suivie par plus de 70.000 ouvriers, faisait planer une menace de retards dans la livraison de cinq stades et d’autres infrastructures liées à l’organisation de la Coupe du monde de football.
Construction stade Afrique du Sud     Construction d’un stade en Afrique du Sud
Après 15 heures “d’intenses négociations”, les syndicats qui exigeaient une hausse de 13% de leurs salaires ont obtenu et accepté une augmentation de 12%. Le Congrès des syndicats sud-africains (Cosatu), le syndicat le plus puissant d’Afrique du sud, a précisé que le travail allait reprendre, à la suite de la signature de l’accord. “C’est un soulagement, nous accueillons la Coupe du monde l’an prochain et nous ne pouvons pas nous permettre un retard dans la construction des stades”, a déclaré Zwelenzima Vavi, l’un des responsables du syndicat.

SENEGAL : Réunion de coordination des études et projets agricoles de la CEDEAO du 17 au 20 juillet 2009

14 juillet 2009
Dans le cadre du processus de la mise en œuvre de la politique agricole commune de la CEDEAO et du volet Agricole du NEPAD, la CEDEAO organise à Dakar, du vendredi 17 au lundi 20 juillet 2009 à l’Hôtel les ALMADIES, à Dakar, une réunion d’orientation et de coordination des projets et programmes engagés ou envisagés touchant au secteur de l’agriculture en Afrique de l’Ouest. La CEDEAO examinera  avec les experts et ses partenaires au développement, les nombreuses initiatives prises ces dernières années dans le domaine agricole en Afrique de l’Ouest et relatives notamment à la régulation des marchés agricoles, à l’organisation des filières, à la sécurité alimentaire, la prévention et la gestion des crises alimentaires ainsi qu’à l’appui à l’intensification de l’agriculture dans cet espace. cette rencontre souhaite  améliorer la coordination de ces multiples études et/ou projets en cours ou envisagés de façon à en assurer la complémentarité, réduire les chevauchements, rationnaliser les moyens humains et financiers de façon à déboucher sur un ensemble de propositions d’instruments pertinents, le plus complet et cohérent possible.

 

 

 

NIGERIA : Abuja accueille la réunion du C 10

14 juillet 2009
La 3e rencontre du Comité des dix ministres africains des finances et des gouverneurs des banques centrales et régionales (C10) s’ouvre à Abuja .
ministre des finances Nigéria           Mansur Muhtar, le ministre nigérian des finances
Mansur Muhtar, le ministre  des finances du Nigéria, également président du C10, a indiqué que la rencontre pourrait élaborer des recommandations de principe sur le processus du G20, discuter des questions commerciales et de la crise financière mondiale. Après l’Afrique du Sud et la Tanzanie, en janvier 2009  et  mars 2009 , cette troisième rencontre permettra de passer en revue l’impact de la crise et les réponses régionales à la baisse des prix des denrées, à la réduction des flux commerciaux et financiers ainsi qu’aux difficultés d’accès au marché international de capitaux, notamment.

CONGO BRAZZAVILLE : Election présidentielle contestée…

13 juillet 2009
Les autorités du Congo centralisaient  les résultats du scrutin présidentiel de la veille, dont la participation faisait débat entre gouvernement et opposition alors que des observateurs ont ajouté à la polémique avec des conclusions discordantes. Le vote s’est déroulé dans le calme, le dépouillement des bulletins était “fini”  selon le ministre de l’administration du territoire, Raymond Mboulou, dont les services co-organisent le scrutin avec la Commission d’organisation nationale des élections (Conel). “On est à l’étape de la centralisation des résultats”, leur date de publication n’était pas encore arrêté, a indiqué le ministre Raymond  Mboulou “Le taux de participation sera au-dessus de la moyenne”, a-t-il déclaré. D’après des résultats parcellaires, ce taux a atteint entre 40 et 92% dans certains quartiers de Brazzaville et des arrondissements de l’intérieur du pays, tandis que “des localités  ont voté à 100%”, a-t-il précisé. Le candidat Denis Sassou Nguesso, d’après ces calculs a obtenu 84% des voix dans l’arrondissement de Lumumba  à Pointe noire , devançant largement l’opposant radical Mathias Dzon qui fait que 3% et  qui apparaissait avant le vote comme son principal adversaire parmi les douze autres candidats. Ces données tendent à confirmer le sentiment général, accordant l’avantage à M. Sassou Nguesso, 66 ans dont près de 25 cumulés à la tête du pays. Si aucun candidat n’obtient plus de 50% des suffrages exprimés, un second tour sera organisé. Le scrutin est contesté par Mathias Dzon, 62 ans, et cinq candidats alliés qui, après avoir appelé in extremis au boycottage de la présidentielle, ne se sont pas rendus aux urnes et ont fait état de fraudes. “Le peuple congolais s’est massivement exprimé par une abstention record de plus de 90%”, ont soutenu les six candidats. Ils ont  dénoncé des votes multiples effectués,  par “des militaires attachés au président sortant” et d’achat de voix par des autorités locales, ce qui avait aussitôt été jugé “inexact et incohérent” par le porte-parole du gouvernement, Alain Akouala Atipault. “Le taux d’abstention de 90% avancé par l’opposition est farfelu”, a déclaré le ministre Alain Akoula Atipault, assurant que la participation avait été plus importante à l’intérieur du pays.
Alain Akouala  Le ministre Alain Akoula Atipault
Selon les 47 observateurs déployés par l’observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH), une ONG, “le taux de participation a été très faible” et le scrutin émaillé de “fraudes et irrégularités”. Au vu de ces éléments, “cette élection n’a été ni juste, ni transparente, ni équitable”, ont-ils estimé. Les 29 observateurs de l’Union africaine, et les douze de la Communauté des Etats de l’Afrique centrale (CEEAC, 10 pays) ont exprimé le sentiment inverse., le vote s’est déroulé “dans la sérénité, la dignité et la transparence”, et le scrutin a été “régulier, libre et transparent”. Officiellement, 2,2 millions de Congolais  sur 3,6 millions d’habitants  étaient appelés à voter, chiffre contesté par l’opposition qui a régulièrement dénoncé un fichier électoral “gonflé”.

MOZAMBIQUE : Nouvelle centrale électrique surtout pour l’Afrique du Sud

13 juillet 2009
Un nouveau barrage hydro-électrique sur le fleuve Zambèze au Mozambique, critiqué par des environnementalistes, alimentera à 80% l’Afrique du Sud en 2015. La construction du barrage de Mphanda N’kuwa, d’une capacité de 1,200 megawatts, démarrera en janvier 2011 pour une exploitation à partir de mi-2015, a déclaré  la Compagnie hydro-électrique Mphanda N’kuwa, Egidio Leite. “Un chiffre indicatif” de 80% de la production sera envoyée en Afrique du Sud, selon des négociations entre le gouvernement du Mozambique et l’opérateur électrique public sud-africain Eskom. Saturée, l’infrastructure électrique sud-africaine ne parvient pas à suivre l’explosion de la demande depuis plusieurs années, une pénurie qui provoque de fréquentes coupures de courant dans le pays. “Il y a toujours une négociation en cours”.
barrage     Maquette construction d’un barrage hydraulique
Des responsables mozambicains espéraient que le projet permettrait de développer l’industrie énergétique du pays, l’un des plus pauvres d’Afrique. Le barrage, d’un coût de 3,5 milliards de dollars (2,5 milliards d’euros) financé par la banque import-export de Chine, sera édifié sur le fleuve Zambèze, dans le nord-ouest du Mozambique, 60 km en aval d’une des plus grosses centrales hydro-électriques d’Afrique australe, Cahora Bassa.  “Outre les déplacements de populations de fermiers ruraux, Mphanda N’kuwa rendra la restauration du fleuve en aval par une meilleure gestion de Cahora Bassa très difficile”, estime toutefois le groupe de défense de l’environnement International Rivers sur son site internet. La Mphanda N’kuwa devrait rendre en août au gouvernement mozambicain les conclusions de son étude d’impact environnemental

SOUDAN : Abyei zone de pétrole, au coeur de toutes les inquiétudes

13 juillet 2009
La vie peine à reprendre ses droits à Abyei, zone de pétrole disputée du Soudan dont la démarcation prochaine de la frontière pourrait provoquer de nouveaux combats.
Abyei-  Vue d’Abyei au Soudan
Avec une population dans une misère noire, des différends historiques entre les tribus Dinka Ngok et les arabes nomades Messiriya, un sol gorgé d’or noir situé à la lisière du sud et du nord du Soudan, Abyei a tout pour inquiéter. La ville avait été rasée en mai 2008 lors de combats entre l’armée soudanaise et l’ancienne rébellion sudiste, considérés comme la plus grave menace à l’accord de 2005. Cet accord avait mis fin à la guerre Nord-Sud, qui avait fait plus de 1,5 million de morts sur deux décennies. Plus de 50.000 personnes avaient fui les violences et trouvé refuge à Agok, une ville plus au sud, mais seulement 5.000 sont revenues, d’après nos contacts sur place. Le nord et le sud du Soudan ne s’entendent pas sur les frontières de la grande région d’Abyei, une enclave peuplée en partie par la tribu sudiste Dinka Ngok mais située dans la province nordiste du Kordofan-Sud. Après les affrontements de mai 2008, le nord et le sud du Soudan ont demandé à la Cour permanente d’arbitrage de La Haye de trancher leur différend. Ce tribunal doit déterminer d’ici le 23 juillet  2009 si la commission soudanaise qui a dessiné les frontières de la région d’Abyei a outrepassé son mandat. Si la commission a respecté son mandat, les frontières qu’elle a déterminées prévaudront. Mais si elle l’a outrepassé, le tribunal de La Haye pourra lui-même dessiner les frontières d’Abyei. “Les gens ici sont inquiets, ils ont peur que le côté perdant réagisse de façon négative” à la décision de la cour, estime Arop Moyak, l’administrateur en chef de la région. Les enjeux économiques et politiques sont très importants. Le Sud-Soudan prévoit en 2011 un référendum sur son indépendance et souhaite ramener dans son giron la plus grande surface possible des terres pétrolifères d’Abyei. Le Nord, lui, ne veut pas perdre le contrôle de ces précieuses ressources.
Carte Abyei  Carte du Soudan
Des responsables du Nord et du Sud se sont engagés à respecter la décision de la cour de la Haye. Mais plusieurs observateurs craignent de voir le Nord ou le Sud souffler sur les braises des différends historiques entre tribus afin de déstabiliser la région à leur avantage. “Nous sommes conscients de toutes les possibilités, les bonnes et les moins bonnes. Et nous nous préparons à tout ce qui pourrait mal tourner”, affirme Ashraf Qazi, représentant du secrétaire général de l’ONU au Soudan. Mais “vous devez être réaliste par rapport à ce que vous attendez” des casques bleus compte tenu de leurs ressources limitées et de leur mandat, selon lui. Des unités militaires et policières mixtes nordiste et sudiste ont été mises en place pour patrouiller le coeur de la région d’Abyei.

AFRIQUE : Utopies ou réalités, des sociétés veulent fournir l’Europe en énergie propre

13 juillet 2009
Douze entreprises, en majorité allemandes, ont donné le coup d’envoi d’un projet pharaonique, de 400 milliards d’euros: un vaste réseau de centrales solaires dans le nord de l’Afrique et au Moyen-Orient pour alimenter l’Europe en énergie “propre”. Un protocole d’accord a été signé à Munich  pour la création d’un bureau d’études. Parmi les sociétés participantes, qui n’apparaissent ni comme des philanthropes ni comme des fantaisistes: les géants allemands de l’énergie EON et RWE, le réassureur Munich Re, la banque Deutsche Bank, des fabricants de solaire comme l’espagnol Abengoa Solar, l’algérien Cevital et la fondation porteuse de ce projet, nommé “Desertec”. Le bureau d’études, qui sera créé d’ici fin octobre 2009 , élaborera des plans d’investissement réalisables au cours des trois prochaines années.
Panneaux solaires   Implantations d’un parc de panneaux solaires

Desertec apparaît comme la solution à tous les grands défis environnementaux et économiques actuels. Il promet de couvrir à terme 15% des besoins énergétiques de l’Europe et “une part considérable” de ceux des pays producteurs, de réduire la production de CO2, mais aussi de dessaler l’eau de mer pour fournir de l’eau potable aux populations locales et contribuer à leur développement. Le principe: un réseau de centrales thermiques solaires disséminées du Maroc jusqu’à l’Arabie Saoudite et qui serait relié à l’Europe via des câbles électriques sous-marins. “Aujourd’hui, nous avons fait un pas en avant” vers sa réalisation, s’est réjoui Nikolaus von Bomhard, patron de Munich Re. De nombreuses questions ne sont pas résolues, comme les lieux d’implantation de ces installations, leur date de mise en service, le coût du courant produit, le bénéfice qu’en tireront les pays africains et arabes, le manque de stabilité politique dans certaines régions productrices et le financement de ce projet, dont le coût est estimé à 400 milliards d’euros. Aucune réponse claire n’a été apportée, les promoteurs de Desertec arguant que c’est à présent le travail du bureau d’études d’y répondre.
bomhard von Nokolaus          M.Nikolaus von Bomhard, patron de Munich Re
Pour Torsten Jeworrek, membre du directoire de Munich Re, il est judicieux de s’installer en Afrique car “les sites de production sont plus ensoleillés” que dans le sud de l’Europe. Il a également rejeté les risques terroristes, faisant valoir au contraire que l’apport de Desertec au développement économique de ces régions pouvait contribuer à leur stabilité politique. Si ce projet pharaonique doit voir le jour, ce ne sera pas pour demain. Ces plans sont en effet conçus à l’échelle de 2050 (même si des installations devraient être construites avant), la question de son financement n’est pas réglée et il aura besoin du soutien des politiques.
Merkel et Barroso     Le président de la Commission européenne José Manuel Barroso et la chancellière allemande Angela Merkel
La chancelière allemande Angela Merkel et le président de la Commission européenne José Manuel Barroso ont déjà salué l’initiative, mais Desertec n’échappe pas aux critiques. Pour le député social-démocrate allemand Hermann Scheer, pas besoin d’aller en Afrique pour fournir de l’énergie propre à l’Europe. “Nous pourrions investir les 400 milliards d’euros ici”,  défendant l’idée d’un réseau décentralisés d’opérateurs dans les énergies vertes, plutôt que de le laisser aux mains d’un monopole de grandes entreprises. D’autres doutent des chances de développement pour les pays producteurs et pensent que l’intérêt défendu est avant celui de l’Europe.

SOUDAN : une journaliste “en pantalon” risque 40 coups de fouet

12 juillet 2009
Une journaliste soudanaise très connue , accusée de s’être habillée de façon “indécente”, a déclaré  qu’elle était passible de 40 coups de fouet en cas de condamnation pour un tel crime. Lubna Ahmed al-Hussein, qui rédige souvent  des billets dans le journal de gauche al-Sahafa et travaille aussi pour la Mission des Nations unies au Soudan (Unmis), a été arrêtée la semaine dernière à Khartoum. Elle est accusée de s’être vêtue de manière contraire à l’ordre public. “Le 3 juillet, j’étais au restaurant. Des policiers sont entrés et ont demandé aux filles qui portaient des pantalons de les suivre” au commissariat. “Ils m’ont emmenée ainsi que 12 autres filles, dont des  sudistes. Deux jours plus tard, 10 d’entre elles ont été convoquées au commissariat dans le centre de Khartoum et ont reçu 10 coups de fouet chacune”, a ajouté la jeune femme, qui porte le foulard islamique. Les trois autres femmes, dont elle fait  partie, ont été accusées “en vertu de l’article 152 du code pénal soudanais”, a-t-elle ajouté, soulignant que la date de son audience n’avait pas encore été fixée. Cet article de loi prévoit une peine de 40 coups de fouet pour quiconque “commet un acte indécent ou un acte qui viole la moralité publique ou porte des vêtements indécents”, selon le texte de loi. “Je veux que les gens sachent ce qui s’est passé”, a souligné  la journaliste Lubna Ahmed al-Hussein. Contrairement à d’autres pays de la région, les femmes sont très présentes dans la vie publique au Soudan, un pays majoritairement musulman. Mais certaines lois demeurent discriminatoires à leur égard, estiment des organisations de défense des droits de l’Homme.

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