MAURITANIE : Victoire à l’élection présidentielle du général Mohamed Ould Abdel Aziz

19 juillet 2009
Le général Mohamed Ould Abdel Aziz a été élu président de la république dès le premier tour du scrutin présidentiel, mais l’opposition a aussitôt dénoncé un “coup d’état électoral”.
mohamed_ould_abdelaziz N°4             Le général, Mohamed Ould Abdel Aziz, élu à la présidentielle
“Je me considère comme président de l’ensemble des mauritaniens. Cette victoire n’est pas seulement la mienne, elle est également celle de tout le peuple mauritanien”, a déclaré le président élu. Il s’est  engagé “à prendre les mesures adéquates pour lutter contre la maladie, l’ignorance et à lancer un vaste chantier de développement”. “J’ai toujours considéré que nous avons un pays riche et mal géré. Notre combat ira alors contre la mauvaise gestion, la gabegie”, a-t-il précisé. Le nouveau président élu s’est  engagé à “combattre le terrorisme sous toutes ses formes”, moins d’un mois après l’assassinat d’un américain à Nouakchott par Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi). “Nous allons combattre le terrorisme sous toutes ses formes, nous allons le combattre sur le plan sécuritaire en renforçant les moyens de l’armée. Nous allons le combattre à sa source, il prend ses sources dans la pauvreté et la misère, le sous-développement”, a-t-il déclaré.

MAURITANIE : 52,3% des voix sur 80% des résultats pour le général Aziz

19 juillet 2009
Le meneur du coup d’état du 6 août 2008 en Mauritanie, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, recueille 52,3% des voix à l’élection présidentielle , sur 80% des résultats dépouillés, selon  la commission électorale.
Général Aziz     Le général Mohamed Ould Abdel Aziz
Ces résultats partiels, le président de l’Assemblée nationale et candidat du front anti-putsch Messaoud Ould Boulkheir arrive loin derrière avec 16,72% des voix. Il est suivi par le chef du principal parti de l’opposition Ahmed Ould Daddah avec 13,86%.
Ahmed Ould Daddah                 Le chef principal de  l’opposition Ahmed Ould Daddah
Ibrahima Sarr, issu de la minorité négro-mauritanienne, décroche la quatrième place avec 5,01%. Le candidat islamiste modéré Jemil Ould Mansour, qui se présentait pour la première fois, remporte 4,57% et se place devant l’ancien chef de la junte (2005-2007), qui avait rendu la pouvoir aux civils au terme d’une transition souvent saluée comme exemplaire, le colonel Elu Ould Mohamed Vall (3,79%). Le taux de participation s’élève à 61,46%. Les quatre principaux candidats de l’opposition ont dénoncé  une “mascarade électorale qui cherche à légitimer le coup d’état” du 6 août 2008.

ALGERIE : Deuxième festival panafricain, le premier remonte à 1969 ! il y a 40 ans

19 juillet 2009
Colloques littéraires, concerts musicaux, expositions photos,  théâtre, danse ou cinéma: le deuxième festival culturel panafricain,  en Algérie, révèle de véritables trésors artistiques du continent.
manu Dibango             Manu Dibango, saxophoniste camerounais
 Et entre ceux qui ont assisté au 1er “Panaf “en 1969, déjà à Alger, et les plus jeunes, fans de l’algérien Khaled le roi du raï, des rythmes du Malien Salif Keita, du Guinéen Mory Kanté ou de Manu Dibango, le saxophoniste camerounais, ou encore du sénégalais Youssou N’Dour. Quinze jours de manifestations consacrées à l’Afrique et à ses cultures sur le thème de “la renaissance africaine” ont été ouverts le 4 juillet 2009  par une parade de chars représentant les 43 pays africains participant à ce festival.

youssou ndour         Youssou N’Dour du Sénégal

Ce 2e Panaf rassemble plus de 8.000 représentants de ces pays, des Etats-Unis et du Brésil, les deux invités du festival,  ou  bien encore d’Europe,  et au moins 20.000 artistes algériens. Des milliers de spectateurs assistent quotidiennement aux concerts gratuits donnés à divers endroits de la capitale algérienne mais aussi à Oran, la grande cité de l’Ouest, Biskra situé dans le sud  ou Boumerdès  en Kabylie  ainsi que dans d’autres villes de l’Est comme Annaba. A Alger, le programme commence dès le début de la matinée par un colloque pour finir par un concert. Les conférences de l’écrivain sud-africain blanc André Brink ou celui portant sur la “colonisation et la libération de l’Afrique”. Et les récitals à Bab El Oued d’un groupe du Malawi, des ougandais du Nile Beat Cultural Artists et des guinéens du Nku De Nene Banto. La musique résonne tard dans la nuit lorsque  la chaleur finit par disparaiter un peu, devant un public  qui découvre parfois cette musique africaine d’au-delà du Sahara.
Aimé Césaire Aimé Césaire
L’oeuvre de Césaire est d’ailleurs mise en scène avec une reprise par la troupe sénégalaise Daniel Sorano de sa pièce “Une saison au Congo” qui se situe au lendemain de l’indépendance de l’actuelle République démocratique du Congo (RDC). Autre documentaire du sud-africain Ramadan Suleman consacré à “L’Algérie et les mouvements de libération africains”, avant de se rendre dans le centre-ville voir l’exposition “Mesli l’Africain” du peintre algérien Choukri Mesli qui présente une soixantaine de toiles au Musée d?art moderne et contemporain. 22.000 policiers ont été mobilisés pour assurer la sécurité du festival et Alger a toujours gardé son calme malgré cette effervescence culturelle.

SOMALIE : les deux otages français jugés selon la loi coranique, d’après un responsable islamiste

18 juillet 2009
Les deux agents français enlevés  à Mogadiscio vont être “jugés bientôt selon la loi coranique”  c’est à dire la charia  pour avoir “aidé les ennemis d’Allah”, a déclaré   un haut responsable des extrémistes islamistes somaliens des shebab. “Les hommes que nous avons pris aidaient le gouvernement apostat  c’est à dire somalien  et leurs espions, donc ils seront bientôt jugés et punis selon la charia. Ils feront face au tribunal pour espionnage et être entrés en Somalie pour aider les ennemis d’Allah”, a affirmé ce haut responsable des shebab. “La décision sur leur sort dépendra  du tribunal islamique qui entendra les charges pesant contre eux”, a-t-il ajouté.

somalie-mogadiscio_   Les shebabs

Les deux agents français enlevés dans leur hôtel à Mogadiscio sont aux mains des insurgés islamistes qui mènent une offensive sans précédent pour renverser le fragile gouvernement somalien de transition soutenu par la communauté internationale. Le ministre somalien des affaires sociales, Mohammed Ali Ibrahim, avait assuré  que les deux hommes étaient aux mains des shebab. D’autre part rois employés étrangers d’une organisation humanitaire ont été enlevés  au Kenya à la frontière somalienne par des hommes armés qui les ont emmenés en Somalie, où les rapts d’étrangers se multiplient. Les trois employés, ont été pris dans leur bureau à Mandera  à 800 km au nord-est de Nairobi , ville située à la frontière avec la Somalie et peuplée essentiellement de Somalis kényans. Des étrangers sont régulièrement enlevés en Somalie, pays en guerre civile depuis 1991, avant des demandes de rançon. Journalistes et humanitaires sont particulièrement visés par ces enlèvements crapuleux.

GABON : un nouveau premier ministre à quelques semaines de l’élection présidentielle

17 juillet 2009
La présidente intérimaire du Gabon Rose Francine Rogombé a nommé  Paul Biyoghé Mba au poste de premier ministre, après la démission  de Jean Eyéghé Ndong, qui a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle du 30 août 2009.
Rose Francine N°1           La présidente intérimaire du Gabon Rose Francine Rogombé
M. Biyoghé Mba, 53 ans, précédemment ministre de l’agriculture et de l’élevage, prendra “le temps nécessaire pour faire des consultations avant de former son gouvernement”.  Jean Eyéghé Ndong, 63 ans, avait annoncé sa démission expliquant que c’était une décision “prise depuis plusieurs jours” et “mûrement réfléchie”.

La présidente intérimaire, qui a pris ses fonctions le 10 juin 2009  après la mort d’Omar Bongo Odimba, l’avait reconduit le 19 juin au même poste, qu’il occupait depuis 2006. L’annonce de sa candidature a mis fin une rumeur persistante depuis plusieurs jours à Libreville et marque une prise de distance avec le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), dont il était l’un des vice-présidents et l’un des dix candidats à l’investiture pour la présidentielle. Le PDG avait annoncé avoir choisi “par large consensus” Ali Ben Bongo Ondimba, 50 ans, un autre de ses vice-président, fils du défunt président et ministre de la défense.
Ali Ben Bongo N°1      Ali Ben Bongo Ondimba 
“Je n’ai pas été retenu  parce que la procédure arrêtée n’a pas été respectée. Le consensus n’a pas eu lieu”, a assuré le premier ministre démissionnaire. “Il existe un problème de respect des statuts” au sein du PDG, a-t-il estimé, laissant entrevoir les lignes de fracture qui traversent le parti au pouvoir depuis le décès d’Omar Bongo, annoncé officiellement le 8 juin 2009. Un autre ministre membre du PDG, André Mba Obame, ancien proche d’Ali Bongo, avait révélé à Barcelone  en Espagne , qu’il se présentait en tant qu’indépendant à la présidentielle. “Après vingt-cinq ans d’apprentissage et de collaboration étroite aux côtés de feu le président Omar Bongo Ondimba, j’estime avoir été préparé à assumer cette grande responsabilité”, a indiqué M. Mba Obame, dans un texte intitulé “Appel de Barcelone du 17 juillet 2009″. D’autres candidatures de membres du PDG pourraient être annoncées au cours des prochains jours. “Il y a un problème”, a estimé M. Eyéghé Ndong. “Dans un village, lorsqu’il y a un chef charismatique, il peut y avoir des dysfonctionnements”. Tant que “le chef charismatique est vivant, sa présence constitue un facteur d’atténuation de ces dysfonctionnements. Mais dès qu’il n’est plus là, les dysfonctionnements émergent et sont difficilement contrôlables”, a expliqué l’ancien premier  ministre. La gestion du pouvoir et des postes de responsabilité selon un subtile dosage ethnique, mise en place par Omar Bongo Ondimba, pourrait être en train de voler en éclats. “Le PDG a proposé à l’investiture un candidat, c’est Ali Bongo Ondimba”, a réagi le secrétaire général du PDG, Faustin Boukoubi, réfutant les rumeurs de scission dans le parti. C’est dans ce contexte que le gouvernement gabonais a nommé un nouveau chef à la firection générale des élections (DGE), qui relève du ministère de l’intérieur. Sylvain Abraham Nguema, précédemment coordonnateur informatique à la DGE, a été porté à la tête de ce service en remplacement de François Ondo Edou, sans explication officielle. Une douzaine de candidatures déclarées ont déjà été enregistrées pour l’élection présidentielle. Les dossiers peuvent être déposés jusqu’au 22 juillet. La campagne électorale démarrera le 15 août 2009

UNION AFRICAINE : Demande au MNA de l’accompagner dans sa démarche auprès du Conseil de sécurité, concernant les demandes de rançons

17 juillet 2009
L’Union africaine (UA), par la voix du président de sa Commission, M. Jean Ping, a demandé aux pays membres du Mouvement des non alignés (MNA), de l’accompagner dans sa démarche auprès du Conseil de sécurité concernant la condamnation de versement des rançons dans des actes d’enlèvement, de piraterie ou de prise d’otages.
  Jean Ping   M Jean Ping
Dans son discours devant le 15e sommet du Mouvement des non-alignés (MNA), qui a clos ses travaux à Charm El Cheikh en Egypte , M. Jean Ping a officiellement sollicité le soutien des pays membres du MNA dans cette démarche, tout en rappelant la décision prise à ce sujet par l’Union africaine lors de son dernier sommet à Syrte  en Libye.

BANQUE AFRICAINE de DEVELOPPEMENT : 35 millions d’enfants non-scolarisés

17 juillet 2009
35 millions d’enfants africains ne sont pas scolarisés en Afrique, en dépit des progrès considérables réalisés dans le domaine de l’éducation sur le continent au cours des 15 dernières années, selon  la banque africaine de développement (BAD). A l’ouverture d’une conférence sur l’éducation en Afrique, à Lagos au Nigéria,  M. Donald Kaberuka, président de la BAD, a déclaré que la diffusion de l’éducation soulevait des problèmes fondamentaux de qualité, en raison des effectifs dans les classes et de la formation mal adaptée du personnel.
Président de la BAD                M. Donald Kaberuka, président de la BAD
L’éducation en Afrique doit être orientée sur le marché et réalisée de manière innovante, exploitant notamment les technologies de l’information et de la communication, a-t-il poursuivi.  La banque africaine de développement envisage de veiller à la mise en oeuvre d’une politique “d’un enfant, un ordinateur” dans les établissements primaires et secondaires.

MAURITANIE : Election présidentielle

16 juillet 2009
Toutes les conditions sont réunies pour la tenue en Mauritanie de l’élection présidentielle, censée mettre un terme à la crise née du coup d’état du 6 août 2008, a déclaré le comité de suivi du Groupe de contact international pour la Mauritanie. “Les conditions sont réunies, nous sommes confiants, nous aurons plus de 300 observateurs qui vont se déployer dans tout le pays”, a précisé  à Nouakchott le président du comité, Mahamat Saleh Annadif. Ce dernier  qui a accompagné les négociations ayant permis la signature de l’accord de sortie de crise le 4 juin 2009  à Nouakchott, a précisé avoir tenu  une réunion avec les principales forces politiques signataires de l’accord. “Nous nous sommes rencontrés, nous leur avons recommandé notamment de garder confiance dans le processus électoral, d’y croire profondément et travailler pour une élection transparente et apaisée”, a-t-il déclaré. Des personnalités de l’opposition avaient estimé ces derniers jours qu’”il existait des signes de fraude probable de la part du candidat Mohamed Ould Ould Abdel Aziz”, ancien chef de la junte.
Mohamed-Ould-Abdel-Aziz Mauritanie   Mohamed Oulf Abdel Aziz
“S’il y a des preuves de fraude le jour du vote, des voies de recours s’offrent à tous, avec l’appui des observateurs qui seront présents partout”, a-t-il précisé. Plus de 1,2 million d’électeurs, établis en Mauritanie et dans une vingtaine de pays dans le monde, doivent choisir  un président parmi neuf candidats.

CONGO BRAZZAVILLE : Denis Sassou Nguesso, réélu comme prévu à la présidentielle

16 juillet 2009
Denis Sassou Nguesso a été réélu président du Congo avec 78,61% des voix lors du scrutin du 12 juillet 2009 , dont le taux de participation a dépassé les 66%, selon les résultats complets provisoires proclamés, contestés avant même leur publication par l’opposition. Denis Sassou Nguesso, 66 ans dont près de 25 à la tête du pays, était considéré avant le vote comme le grand favori d’un nouveau septennat, face à douze adversaires.
Denis Sassou Nguesso  Le président congolais Denis Sassou Nguesso
Il a obtenu 1.055.117 des 1.342.242 voix (78,61%) alors que le taux de participation a été de 66,42%, selon ces chiffres lus par le ministre de l’Administration du territoire Raymond Mboulou. Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, candidat indépendant, se classe deuxième avec 7,46% des voix, devant l’opposant modéré Nicéphore Fylla de Saint-Eudes (6,98%) tandis que l’opposant radical Mathias Dzon, considéré avant le vote comme le principal adversaire du président-candidat, a eu 2,30%. Ces résultats doivent être proclamés par la Cour constitutionnelle après d’éventuelles contestations. “En définitive, les opérations de vote ont eu lieu  dans la paix et la tranquillité et en toute transparence”, a déclaré Mboulou, dont les services ont co-organisé le scrutin avec la Commission d’organisation nationale des élections (Conel). “Le gouvernement salue le patriotisme de certains candidats et déplorent que d’autres n’aient pas su saisir l’occasion  pour donner la preuve de leur amour pour la patrie”, a-t-il ajouté. Six candidats n’ont pas voté et avaient appelé au boycottage du scrutin, après avoir réclamé plusieurs fois sans succès le report de la présidentielle. Si tout le monde convient que les opérations de vote se sont déroulées dans le calme à travers le pays, après deux semaines de campagne électorale sans heurts, le processus a été marqué par plusieurs points de désaccord. D’abord sur le nombre d’électeurs: officiellement, 2,2 millions de Congolais – sur 3,6 millions d’habitants – étaient appelés à voter, chiffre contesté par l’opposition selon laquelle le fichier électoral a été “gonflé”. La participation, ensuite, a été au centre de la polémique. Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, les six candidats “boycotteurs” avaient annoncé une “abstention record”, à “plus de 90%”. Taux “farfelu”, avait répondu le porte-parole du gouvernement, Alain Akouala Atipault. Mboulou avait assuré que ce taux serait “au-dessus de la moyenne”, tandis que le président de la Conel le qualifiait de “globalement très satisfaisant”, sans donner de chiffre.  “On sera surpris si le taux de participation dépasse 20% et même 15%”, avait notamment affirmé au lendemain du scrutin Roger Bouka Owoko, directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH).  L’association des droits de l’Homme et de l’univers carcéral (Adhuc) et la Rencontre pour la paix et les droits de l’Homme (RPDH), deux ONG congolaises, avaient aussi convergé sur la forte abstention motivée, selon elles, par la peur.

NIGERIA : le Mend menace de rompre la trêve sur le champs

15 juillet 2009
Le groupe armé nigérian Mend a menacé de mettre fin  immédiatement à la trêve de deux mois qu’il vient d’annoncer, faisant état de renforts militaires se dirigeant vers l’un de ses camps dans le delta du Niger, la zone pétrolière du sud du pays. “Douze heures à peine après le début de notre cessez-le-feu, la Joint Task Force (unité conjointe armée/police) a envoyé sept vedettes avec des troupes fortement armées depuis Warri (état du delta) en direction d’un de nos camps à la limite des états du delta et d’Ondo.
mend   Groupe armé Mend
Si cette information, émanant d’une source très fiable au sein de la JTF, s’avère exacte, le cessez-le-feu prendra fin immédiatement”, a fait savoir le Mend . “Nous surveillons cette armada”, précise  le Mend. Le Mouvement pour l’émancipation du delta du Niger a décrété  une trêve de deux mois, tout en demandant comme préalable à toute discussion avec les autorités le retrait des troupes fédérales d’une zone de l’état du delta où ces dernières ont lancé le 13 mai 2009  une opération de “nettoyage”.

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