GABON : un nouveau premier ministre à quelques semaines de l’élection présidentielle

17 juillet 2009
La présidente intérimaire du Gabon Rose Francine Rogombé a nommé  Paul Biyoghé Mba au poste de premier ministre, après la démission  de Jean Eyéghé Ndong, qui a annoncé sa candidature à l’élection présidentielle du 30 août 2009.
Rose Francine N°1           La présidente intérimaire du Gabon Rose Francine Rogombé
M. Biyoghé Mba, 53 ans, précédemment ministre de l’agriculture et de l’élevage, prendra “le temps nécessaire pour faire des consultations avant de former son gouvernement”.  Jean Eyéghé Ndong, 63 ans, avait annoncé sa démission expliquant que c’était une décision “prise depuis plusieurs jours” et “mûrement réfléchie”.

La présidente intérimaire, qui a pris ses fonctions le 10 juin 2009  après la mort d’Omar Bongo Odimba, l’avait reconduit le 19 juin au même poste, qu’il occupait depuis 2006. L’annonce de sa candidature a mis fin une rumeur persistante depuis plusieurs jours à Libreville et marque une prise de distance avec le Parti démocratique gabonais (PDG, au pouvoir), dont il était l’un des vice-présidents et l’un des dix candidats à l’investiture pour la présidentielle. Le PDG avait annoncé avoir choisi “par large consensus” Ali Ben Bongo Ondimba, 50 ans, un autre de ses vice-président, fils du défunt président et ministre de la défense.
Ali Ben Bongo N°1      Ali Ben Bongo Ondimba 
“Je n’ai pas été retenu  parce que la procédure arrêtée n’a pas été respectée. Le consensus n’a pas eu lieu”, a assuré le premier ministre démissionnaire. “Il existe un problème de respect des statuts” au sein du PDG, a-t-il estimé, laissant entrevoir les lignes de fracture qui traversent le parti au pouvoir depuis le décès d’Omar Bongo, annoncé officiellement le 8 juin 2009. Un autre ministre membre du PDG, André Mba Obame, ancien proche d’Ali Bongo, avait révélé à Barcelone  en Espagne , qu’il se présentait en tant qu’indépendant à la présidentielle. “Après vingt-cinq ans d’apprentissage et de collaboration étroite aux côtés de feu le président Omar Bongo Ondimba, j’estime avoir été préparé à assumer cette grande responsabilité”, a indiqué M. Mba Obame, dans un texte intitulé “Appel de Barcelone du 17 juillet 2009″. D’autres candidatures de membres du PDG pourraient être annoncées au cours des prochains jours. “Il y a un problème”, a estimé M. Eyéghé Ndong. “Dans un village, lorsqu’il y a un chef charismatique, il peut y avoir des dysfonctionnements”. Tant que “le chef charismatique est vivant, sa présence constitue un facteur d’atténuation de ces dysfonctionnements. Mais dès qu’il n’est plus là, les dysfonctionnements émergent et sont difficilement contrôlables”, a expliqué l’ancien premier  ministre. La gestion du pouvoir et des postes de responsabilité selon un subtile dosage ethnique, mise en place par Omar Bongo Ondimba, pourrait être en train de voler en éclats. “Le PDG a proposé à l’investiture un candidat, c’est Ali Bongo Ondimba”, a réagi le secrétaire général du PDG, Faustin Boukoubi, réfutant les rumeurs de scission dans le parti. C’est dans ce contexte que le gouvernement gabonais a nommé un nouveau chef à la firection générale des élections (DGE), qui relève du ministère de l’intérieur. Sylvain Abraham Nguema, précédemment coordonnateur informatique à la DGE, a été porté à la tête de ce service en remplacement de François Ondo Edou, sans explication officielle. Une douzaine de candidatures déclarées ont déjà été enregistrées pour l’élection présidentielle. Les dossiers peuvent être déposés jusqu’au 22 juillet. La campagne électorale démarrera le 15 août 2009

UNION AFRICAINE : Demande au MNA de l’accompagner dans sa démarche auprès du Conseil de sécurité, concernant les demandes de rançons

17 juillet 2009
L’Union africaine (UA), par la voix du président de sa Commission, M. Jean Ping, a demandé aux pays membres du Mouvement des non alignés (MNA), de l’accompagner dans sa démarche auprès du Conseil de sécurité concernant la condamnation de versement des rançons dans des actes d’enlèvement, de piraterie ou de prise d’otages.
  Jean Ping   M Jean Ping
Dans son discours devant le 15e sommet du Mouvement des non-alignés (MNA), qui a clos ses travaux à Charm El Cheikh en Egypte , M. Jean Ping a officiellement sollicité le soutien des pays membres du MNA dans cette démarche, tout en rappelant la décision prise à ce sujet par l’Union africaine lors de son dernier sommet à Syrte  en Libye.

BANQUE AFRICAINE de DEVELOPPEMENT : 35 millions d’enfants non-scolarisés

17 juillet 2009
35 millions d’enfants africains ne sont pas scolarisés en Afrique, en dépit des progrès considérables réalisés dans le domaine de l’éducation sur le continent au cours des 15 dernières années, selon  la banque africaine de développement (BAD). A l’ouverture d’une conférence sur l’éducation en Afrique, à Lagos au Nigéria,  M. Donald Kaberuka, président de la BAD, a déclaré que la diffusion de l’éducation soulevait des problèmes fondamentaux de qualité, en raison des effectifs dans les classes et de la formation mal adaptée du personnel.
Président de la BAD                M. Donald Kaberuka, président de la BAD
L’éducation en Afrique doit être orientée sur le marché et réalisée de manière innovante, exploitant notamment les technologies de l’information et de la communication, a-t-il poursuivi.  La banque africaine de développement envisage de veiller à la mise en oeuvre d’une politique “d’un enfant, un ordinateur” dans les établissements primaires et secondaires.