16 juillet 2009
Toutes les conditions sont réunies pour la tenue en Mauritanie de l’élection présidentielle, censée mettre un terme à la crise née du coup d’état du 6 août 2008, a déclaré le comité de suivi du Groupe de contact international pour la Mauritanie. “Les conditions sont réunies, nous sommes confiants, nous aurons plus de 300 observateurs qui vont se déployer dans tout le pays”, a précisé à Nouakchott le président du comité, Mahamat Saleh Annadif. Ce dernier qui a accompagné les négociations ayant permis la signature de l’accord de sortie de crise le 4 juin 2009 à Nouakchott, a précisé avoir tenu une réunion avec les principales forces politiques signataires de l’accord. “Nous nous sommes rencontrés, nous leur avons recommandé notamment de garder confiance dans le processus électoral, d’y croire profondément et travailler pour une élection transparente et apaisée”, a-t-il déclaré. Des personnalités de l’opposition avaient estimé ces derniers jours qu’”il existait des signes de fraude probable de la part du candidat Mohamed Ould Ould Abdel Aziz”, ancien chef de la junte.
Mohamed Oulf Abdel Aziz
“S’il y a des preuves de fraude le jour du vote, des voies de recours s’offrent à tous, avec l’appui des observateurs qui seront présents partout”, a-t-il précisé. Plus de 1,2 million d’électeurs, établis en Mauritanie et dans une vingtaine de pays dans le monde, doivent choisir un président parmi neuf candidats.
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Publié par oubangui
16 juillet 2009
Denis Sassou Nguesso a été réélu président du Congo avec 78,61% des voix lors du scrutin du 12 juillet 2009 , dont le taux de participation a dépassé les 66%, selon les résultats complets provisoires proclamés, contestés avant même leur publication par l’opposition. Denis Sassou Nguesso, 66 ans dont près de 25 à la tête du pays, était considéré avant le vote comme le grand favori d’un nouveau septennat, face à douze adversaires.
Le président congolais Denis Sassou Nguesso
Il a obtenu 1.055.117 des 1.342.242 voix (78,61%) alors que le taux de participation a été de 66,42%, selon ces chiffres lus par le ministre de l’Administration du territoire Raymond Mboulou. Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, candidat indépendant, se classe deuxième avec 7,46% des voix, devant l’opposant modéré Nicéphore Fylla de Saint-Eudes (6,98%) tandis que l’opposant radical Mathias Dzon, considéré avant le vote comme le principal adversaire du président-candidat, a eu 2,30%. Ces résultats doivent être proclamés par la Cour constitutionnelle après d’éventuelles contestations. “En définitive, les opérations de vote ont eu lieu dans la paix et la tranquillité et en toute transparence”, a déclaré Mboulou, dont les services ont co-organisé le scrutin avec la Commission d’organisation nationale des élections (Conel). “Le gouvernement salue le patriotisme de certains candidats et déplorent que d’autres n’aient pas su saisir l’occasion pour donner la preuve de leur amour pour la patrie”, a-t-il ajouté. Six candidats n’ont pas voté et avaient appelé au boycottage du scrutin, après avoir réclamé plusieurs fois sans succès le report de la présidentielle. Si tout le monde convient que les opérations de vote se sont déroulées dans le calme à travers le pays, après deux semaines de campagne électorale sans heurts, le processus a été marqué par plusieurs points de désaccord. D’abord sur le nombre d’électeurs: officiellement, 2,2 millions de Congolais – sur 3,6 millions d’habitants – étaient appelés à voter, chiffre contesté par l’opposition selon laquelle le fichier électoral a été “gonflé”. La participation, ensuite, a été au centre de la polémique. Quelques heures après la fermeture des bureaux de vote, les six candidats “boycotteurs” avaient annoncé une “abstention record”, à “plus de 90%”. Taux “farfelu”, avait répondu le porte-parole du gouvernement, Alain Akouala Atipault. Mboulou avait assuré que ce taux serait “au-dessus de la moyenne”, tandis que le président de la Conel le qualifiait de “globalement très satisfaisant”, sans donner de chiffre. “On sera surpris si le taux de participation dépasse 20% et même 15%”, avait notamment affirmé au lendemain du scrutin Roger Bouka Owoko, directeur exécutif de l’Observatoire congolais des droits de l’Homme (OCDH). L’association des droits de l’Homme et de l’univers carcéral (Adhuc) et la Rencontre pour la paix et les droits de l’Homme (RPDH), deux ONG congolaises, avaient aussi convergé sur la forte abstention motivée, selon elles, par la peur.
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Afrique centrale et équatoriale, Afrique francophone | Tagué : Alain Akouala Atipault, Congo Brazzzaville, Elections présidentielle Congo Brazza 12 juillet 2009, Joseph Kignoumbi Kia Mboungou, Mathias Dzon, Nicéphore Fylla de Saint-Eudes, Président Denis Sassou Nguesso, Roger Bouka Owoko |
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Publié par oubangui