12 juillet 2009
Une journaliste soudanaise très connue , accusée de s’être habillée de façon “indécente”, a déclaré qu’elle était passible de 40 coups de fouet en cas de condamnation pour un tel crime. Lubna Ahmed al-Hussein, qui rédige souvent des billets dans le journal de gauche al-Sahafa et travaille aussi pour la Mission des Nations unies au Soudan (Unmis), a été arrêtée la semaine dernière à Khartoum. Elle est accusée de s’être vêtue de manière contraire à l’ordre public. “Le 3 juillet, j’étais au restaurant. Des policiers sont entrés et ont demandé aux filles qui portaient des pantalons de les suivre” au commissariat. “Ils m’ont emmenée ainsi que 12 autres filles, dont des sudistes. Deux jours plus tard, 10 d’entre elles ont été convoquées au commissariat dans le centre de Khartoum et ont reçu 10 coups de fouet chacune”, a ajouté la jeune femme, qui porte le foulard islamique. Les trois autres femmes, dont elle fait partie, ont été accusées “en vertu de l’article 152 du code pénal soudanais”, a-t-elle ajouté, soulignant que la date de son audience n’avait pas encore été fixée. Cet article de loi prévoit une peine de 40 coups de fouet pour quiconque “commet un acte indécent ou un acte qui viole la moralité publique ou porte des vêtements indécents”, selon le texte de loi. “Je veux que les gens sachent ce qui s’est passé”, a souligné la journaliste Lubna Ahmed al-Hussein. Contrairement à d’autres pays de la région, les femmes sont très présentes dans la vie publique au Soudan, un pays majoritairement musulman. Mais certaines lois demeurent discriminatoires à leur égard, estiment des organisations de défense des droits de l’Homme.
Laisser un commentaire » |
Afrique anglophone et lusophone | Tagué : al-Sahafa, Droit de l'Homme, Khartoum, Lubna Ahmed al-Hussein, Soudan |
Permalien
Publié par oubangui
12 juillet 2009
Les Congolais votent péniblement mais dans le calme, pour élire leur président, le sortant Denis Sassou Nguesso faisant figure de grand favori pour un second septennat face à douze adversaires, dont plusieurs ont appelé au boycottage du scrutin.
Le président sortant Denis Sassou Nguesso
Denis Sassou Nguesso, 66 ans dont près de 25 cumulés à la tête du pays, est soutenu par une centaine de partis et d’associations formant le Rassemblement de la majorité présidentielle (RMP). Si aucun candidat n’obtient plus de 50% des suffrages exprimés, un second tour sera organisé à une date non encore déterminée Dans la plupart des bureaux de vote de la capitale et de l’intérieur du pays, très peu d’électeurs sont venus déposer leur bulletin de vote dans l’urne dans la matinée. Officiellement, 2,2 millions de Congolais -sur 3,6 millions d’habitants- sont appelés à voter, un chiffre contesté par l’opposition selon laquelle le fichier électoral a été “gonflé” au profit du président sortant. Six candidats ont appelé au boycottage du scrutin et promis de ne pas se rendre aux urnes eux-mêmes, tout en précisant qu’ils ne retiraient pas leur candidature. Le camp du président sortant a de son côté invité à un vote massif, ce qui fait du taux de participation un des principaux enjeux de cette présidentielle, dont l’opposition avait demandé jusqu’à vendredi le report. D’après Henri Bouka, président de la Commission d’organisation nationale des élections (Conel), le dépouillement débutera dès la fermeture des bureaux de vote, et des résultats provisoires devraient être disponibles “trois à quatre jours au maximum” après le scrutin.
Laisser un commentaire » |
Afrique centrale et équatoriale, Afrique francophone | Tagué : Denis Sassou Nguesso, Election présidentielle 12 juillet 2009 Congo Brazzaville, Henri Bouka |
Permalien
Publié par oubangui
12 juillet 2009
Au moins sept personnes, dont quatre civils, ont été tuées dans le nord de Mogadiscio lors de combats entre forces gouvernementales, soutenues par les soldats de la force de l’Union Africaine (UA) en Somalie, et les insurgés. Ces combats ont éclaté à la suite d’une offensive des forces gouvernementales, appuyées par des chars de la force de l’Union africaine, l’Amisom, dans le quartier d’Abdiasis de la capitale somalienne. Les islamistes extrémistes des shebab et la milice Hezb al-Islamiya ont lancé depuis le 7 mai 2009 une violente offensive contre le gouvernement du président Cheikh Sharif Ahmed, élu fin janvier à la tête de ce pays en guerre civile depuis 1991.
Le président somalien Cheikh Sharif Ahmed
Laisser un commentaire » |
Afrique francophone | Tagué : Somalie, Mogadiscio, Islamistes, Cheikh Sharif Ahmed, Milice Hezb al-Islamiya |
Permalien
Publié par oubangui