9 juillet 2009
Le Parti démocratique gabonais (PDG), au pouvoir au Gabon, a déclaré qu’il révèlerait le 18 juillet 2009 son prétendant parmi dix “candidats à la candidature” à l’élection présidentielle anticipée après le décès d’Omar Bongo Ondimba. Pour mémoire son épouse Edith Bongo et fille du président congolais Denis Sassou Nguesso est décédée quelques semaines plutot . “L’instance suprême compétente pour investir le candidat du PDG aux élections, en l’occurence le congrès extraordinaire, se réunira le samedi 18 juillet 2009 et c’est ce jour-là que le candidat du PDG sera officiellement investi” selon notre contact sur place. Ce congrès sera “formellement” convoqué le 15 juillet 2009 lors d’une réunion du bureau politique, qui doit aussi en fixer l’ordre du jour. Sur les dix “candidats à la candidature” recensés, trois sont considérés comme les mieux placés. Le plus cité est Ali Ben Bongo, 50 ans, fils du président Bongo, un des vice-présidents du PDG et actuel ministre de la défense.
Ali Ben Bongo, ministre gabonais de la défense
Les deux autres sont Jean Eyéghé Ndong, 63 ans, un des vice-présidents du PDG, actuel premier ministre,
Jean Eyéghé Ndong, actuel premier ministre gabonais
et Casimir Oyé Mba, 67 ans, membre du bureau politique du parti, ancien premier ministre de 1990 à 1994, actuel ministre des mines, du pétrole et des hydrocarbures.
Casimir Oyé Mba, ministre gabonais des mines
C’est la première fois que le PDG compte autant de prétendants déclarés au fauteuil présidentiel. Depuis sa création en mars 1968, c’est M. Omar Bongo, son président-fondateur, qui en avait toujours été le “candidat naturel”. Si les responsables du PDG se prévalent de ces nombreuses prétentions à la magistrature suprême comme l’expression de la vitalité ou de la démocratie au sein de la formation, des analystes y voient les signes avant-coureurs d’une implosion.La date précise de la présidentielle -à tour unique- n’a pas été fixée, mais la Cour constitutionnelle a décidé qu’elle doit se tenir “au plus tard le 6 septembre 2009 “.
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Publié par oubangui
9 juillet 2009
Le chef rebelle centrafricain Charles Massi, qui avait été arrêté dans le sud du Tchad mi-mai et soupçonné de “tentative de déstabilisation”, a été libéré après avoir exprimé “l’intention de faire la paix” avec Bangui, a annoncé le gouvernement tchadien.
Le colonel Charles Massi
Le colonel Charles Massi, qui était emprisonné à N’Djamena, a été mis en liberté après avoir manifesté “son intention de faire la paix avec le régime centrafricain” et se trouvait dans la capitale tchadienne, a indiqué le ministre tchadien de l’intérieur et de la sécurité publique, Ahmat Mahamat Bachir. Charles Massi est le principal dirigeant de la Convention des patriotes pour la justice et la paix (CPJP), active dans le nord-ouest de la Centrafrique. Il avait été arrêté le 16 mai 2009 dans le sud tchadien en tentant d’aller en Centrafrique, selon N’Djamena, qui lui avait alors prêté des intentions subversives et avait affirmé qu’il serait jugé pour “infiltration frauduleuse” au Tchad et “tentative de déstabilisation d’un pays voisin”. “Nous avons décidé de libérer M. Charles Massi après avoir vérifié ses intentions réelles. Il n’a pas d’intentions de faire quoi que ce soit à partir du Tchad, pour déstabiliser la Centrafrique. Il n’a pas non plus des intentions subversives”, a précisé le ministre Ahmat Mahamat Bachir. “Il a réitéré son intention de faire la paix avec le régime centrafricain. A partir de cet instant, nous n’avons pas de raison de le garder en prison. Nous sommes en train de lui chercher un pays d’asile, qui peut lui permettre de dialoguer avec l’état centrafricain”, a indiqué M. Bachir. En attendant, il est autorisé à rester au Tchad. M. Massi a été plusieurs fois ministre sous le régime du président Ange-Félix Patassé, renversé en 2003 par l’actuel président François Bozizé. Puis il s’était rallié au président Bozizé, dont il fut aussi plusieurs fois ministre.
Carte du Tchad
Président-fondateur du Forum démocratique pour la modernité (Fodem), il avait intégré en mai 2008 la rébellion de l’Union des forces démocratiques pour le rassemblement (UFDR), qui a, depuis, signé des accords – bilatéral puis global – de paix avec Bangui. Il avait quitté l’UFDR pour la CPJP, absente du processus de paix. Ce mouvement était peu connu jusqu’à ce qu’il revendique une attaque en février dans le nord-ouest de la Centrafrique et, depuis, a été impliqué dans plusieurs accrochages avec l’armée. La Centrafrique tente de mener à son terme un processus de paix après avoir été confrontée pendant des années à des rébellions, coups d’état et exactions attribuées tant aux forces gouvernementales, aux rebelles qu’aux “coupeurs de routes”.
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Publié par oubangui