4 juillet 2009
Le Botswana a annoncé qu’il coopèrera avec la Cour pénale internationale (CPI) pour arrêter Omar el-Béchir, rejetant la décision contraire prise à Syrte en Libye par l’Union africaine UA.
Le président soudanais Omar el Béchir avec le guide libyen Mouammar Kadhafi
“Le gouvernement du Botswana n’est pas d’accord avec cette décision et souhaite réaffirmer sa position qu’en tant qu’Etat membre du Statut de Rome sur la Cour pénale internationale, le traité l’oblige à coopérer totalement avec la Cour pénale internationale pour l’arrestation et le transfèrement du président soudanais à la Cour pénale internationale”, a indiqué le ministre des affaires étrangères du Botswana, Phandu Skelemani.
Le ministre des affaires étrangères du Botswana, Phandu Skelemani
Les états africains réunis au sommet en Libye ont décidé qu’ils ne coopèreraient pas avec la Cour pénale internationale concernant M. Béchir, sous le coup d’un mandat d’arrêt international depuis mars pour crimes contre l’humanité et crimes de guerre dans la province soudanaise du Darfour. Le ministre Skelemani a accusé le président de l’Union africaine, le guide libyen Mouammar Kadhafi de l’avoir empêché de s’exprimer en raccourcissant le débat. “Au sommet, tout le monde n’a pas parlé. Nous avions nos mains en l’air, mais un membre a demandé à clore la session”, ce qui a été fait, a précisé le ministre du Botswana accompagné du vice-président Mompati Merafh. “Avant ce sommet, la position du Botswana avait été rendue publique. Nous avions dit que nous remettrions M. Béchir à la Cour pénale internationale si jamais il arrivait sur nos terres”. “Les peuples d’Afrique et du Soudan en particulier ont été les victimes de ces crimes. Le Botswana maintient fermement sa position que les peuples d’Afrique et du Soudan méritent d’être protégés d’auteurs de tels crimes”, a indiqué le ministre Skelemani. La décision de l’Union africaine permet de fait au président soudanais Omar el Béchir de circuler librement en Afrique, bien que 30 pays africains aient ratifié les statuts de la Cour pénale internationale, dont M. Kadhafi, allié du Soudan, est un adversaire déterminé. Dans l’ouest, depuis 2003, Khartoum est accusé de soutien aux milices arabes Janjawids dans leur politique de massacre et d’écrasement des populations africaines darfouries. Cette guerre a fait 300.000 morts selon des estimations de l’ONU, 10.000 selon Khartoum, et 2,7 millions de déplacés.
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Afrique du Sud | Tagué : Soudan, Cour Pénale Internationale CPI, Union africaine UA, Mouammar Kadhafi, Omar el-Béchir, Libye, Khartoum, Botswana, Syrte, Phandu Skelemani. |
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Publié par oubangui
4 juillet 2009
Le chef d’un groupe rebelle de Centrafrique, Abdoulaye Miskine, a signé un accord global de paix déjà conclu entre Bangui et d’autres mouvements armés, en marge du sommet de l’Union africaine (UA) en Libye, a annoncé un des médiateurs. M. Miskine, leader du Front démocratique pour le peuple centrafricain (FDPC), a “ratifié l’accord global de paix de Libreville” engageant depuis 2008 le gouvernement centrafricain et plusieurs autres groupes rebelles, a affirmé Jean-Jacques Demafouth, chef d’une autre rébellion déjà signataire.
Jean Jacques Demafouth
Le FDPC avait signé avec les autorités de Bangui en avril 2007 à Syrte, en Libye, un accord bilatéral distinct, dont il a dénoncé quelques mois plus tard la non-application par Bangui. En revanche, il n’avait pas encore paraphé l’accord global de paix de Libreville, conclu en juin 2008 sous l’égide du Gabon par d’autres groupes rebelles dont l’Armée populaire pour la restauration de la démocratie (APRD) de Jean Jacques Demafouth qui participe au gouvernement depuis janvier 2009. En novembre 2008, l’armée centrafricaine avait attribué au FDPC une embuscade ayant fait plus de 10 morts près de Kabo au nord du pays. Après avoir paraphé l’accord global, M. Miskine, qui vit en Libye, a été “reçu par le président centrafricain François Bozizé”, présent à Syrte pour le sommet de l’Union africaine, a indiqué Jean Jacques Demafouth. La rencontre s’est déroulée en présence de Mohamed al-Madani al-Azhari, secrétaire général de Communauté des Etats sahélo-sahariens (Cen-Sad, 26 pays), ayant conduit la médiation, a-t-il dit. Au terme du nouvel engagement du FDPC, près de 20 responsables du mouvement ont mis fin à leur exil et ont regagné Bangui samedi matin, mais “Abdoulaye Miskine a choisi de rester en Libye et souhaite être nommé dans une ambassade centrafricaine”, a précisé Jean Jacques Demafouth. Le FDPC doit désigner prochainement un représentant au Comité de pilotage du programme de désarmement, démobilisation et réinsertion (DDR) des ex-combattants, mis en place fin janvier2009 , d’après M. Demafouth, par ailleurs vice-président de cette instance. La Centrafrique tente de mener à son terme un processus de paix après avoir été confrontée pendant des années à des rébellions, coups d’état et exactions perpétrées par des militaires de l’armée, des rebelles et des “coupeurs de routes”.
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Afrique centrale et équatoriale | Tagué : APRD, Banguy, Francois Bozizé, Jean Jacques Demafouth, Kabo, Libreville, Libye, Miskine, Mohamed al-Madani al-Azhari, Rébellion en Centrafrique, Syrte, Union africaine |
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Publié par oubangui