AFRIQUE/ONU : L’investissement intra-africain est devenu ’’une source de capitaux’’ pour certains pays du continent
L’investissement intra-africain est devenu ’’une source importante de capitaux’’ pour certains pays africains, indique le rapport 2009 de la conférence des Nations unies sur le commerce et le développement lancé à Dakar. C’est particulièrement le cas en Afrique australe, étant donné la prédominance de l’Afrique du Sud en tant que principale source d’investissement étranger’’, soulignant que ‘’des pays comme le Botswana, Madagascar, le Malawi et le Mozambique tirent profit de leur proximité avec l’Afrique du Sud’’. Le document ajoute que l’Ouganda compte aussi une part appréciable d’investissement africain dans le total de l’investissement étranger’’. Bien que principale source d’investissement en Afrique australe, l’Afrique du Sud n’a pas limité ses investissements à cette seule partie de l’Afrique. Selon le rapport, le pays a investi sur tout le continent’. Tout comme l’Afrique du Sud, tout récemment, le Nigéria a contribué lui aussi de façon notable à la croissance de l’investissement intra-africain, notamment des investissements de portefeuille’’. A la suite du regroupement du secteur bancaire opéré en 2005, le pays possède aujourd’hui des établissements financiers qui sont assez robustes pour chercher à se développer dans toute l’Afrique et même au-delà’’, note la CNUCED. Parmi les autres investisseurs africains importants’’, le rapport cite Maurice, qui était la source de 15 % de l’IED total à Madagascar et de 23 % au Mozambique dans la période 2004-2006’’. Quant au Kenya, le document signale qu’il a fourni 10 % de l’IED en Ouganda pour les exercices financiers 2000-2002 et l’Egypte a fourni 19 % de l’investissement en Algérie en 1999-2001’’. Intervenant l’économiste Norbert Lebale de la Direction Afrique, des Pays Les moins avancés et des programmes spéciaux de la CNUCED a indiqué que l’Afrique du Nord est elle aussi présente dans les investissements liés aux secteurs bancaires, des télécoms et des mines. Au cours de la période 2002-2004, l’IED intra-africain était estimé seulement à 2 milliards de dollars par an en moyenne, soit quelque 13 % de l’apport total de l’IED’’, indique le rapport, soulignant qu’en 2007, les investissements intra-africains s’élevaient à 6 milliards de dollars ’’.