17 mai 2009
La Force d’intervention spéciale conjointe (Joint Task Force, JTF) du Nigeria s’est emparée du Camp 5, un repaire des activistes armés dans l’état de Delta, et a découvert une importante cache d’armes et de munitions appartenant aux activistes. Des armes antiaériennes, de la dynamite et des hors-bords ont ainsi été saisis. Les activistes ont affirmé avoir réussi à dynamiter l’oléoduc Warri-Escravos exploité par la compagnie pétrolière américaine Chevron, ainsi que le gazoduc Abiteye, dans l’état de Delta. Le porte-parole de la JTF, le colonel Rabe Abubakar, a confirmé l’attaque sur le gazoduc Abiteye ainsi que la découverte de la cache d’armes des activistes. Il a fait savoir qu’une centaine de membres de la JTF ont été blessés lors de l’opération de sauvetage et de recherche, ajoutant que certains des blessés se trouvent dans un état grave. Les soldats ont été pris pour cible par les activistes au cours de cette opération et ils ont été obligés de se défendre, a indiqué le colonel Abubakar. Mieux équipée que les activistes, la JTF est venue à bout des assaillants et au cours du retrait de ces derniers vers leur base, les soldats ont découvert le bastion des activistes, appelé Camp 5, ainsi que la cache d’armes et de munitions. Les activistes ont pillé le MV Spirit, un cargo qu’ils ont intercepté avec 15 membres d’équipage à son bord, selon le colonel Abubakar. D’autre part deux navires détournés par les activistes ont été retrouvés par la JTF, a annoncé le responsable militaire, qui a également démenti l’allégation du Mouvement pour l’émancipation du Delta du Niger (MEND, rébellion) selon laquelle il aurait capturé et détruit un bâtiment de guerre de la force navale nigériane.
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Afrique anglophone et lusophone | Tagué: armes antiaériennes, bâtiment de guerre de la force navale nigériane., compagnie pétrolière américaine Chevron, Delta du Niger, Force d'intervention spéciale conjointe (Joint Task Force, gazoduc Abiteye, JTF, l'oléoduc Warri-Escravos, le colonel Rabe Abubakar, Nigéria |
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17 mai 2009
Les islamistes radicaux shebab, qui étendent de plus en plus leur contrôle en Somalie, ont pris Jowhar, proche de Mogadiscio et fief d’origine du président somalien, un nouveau revers pour le régime de Sharif Sheikh Ahmed sur qui l’étau se resserre. En moins de deux heures de combats, les combattants lourdement armés des shebab ont attaqué et pris le fief de M. Ahmed, situé à seulement 90 km au nord de la capitale, où se trouve le président. La pression s’est accentuée également à Mogadiscio, où les shebab ont lancé des tirs de mortier près du quartier général de la police où le président était attendu. “Il y a eu une attaque au mortier près du quartier général de la police où le président devait faire une visite, qu’il a ensuite annulée”, a indiqué Mohamed Dhere, ministre adjoint aux transports. Au moins trois civils ont été tués et sept blessés dans cette attaque qui a provoqué la riposte des forces gouvernementales. Le porte-parole des shebab Cheikh Muktar Robow a confirmé la prise de Jowhar et promis le renversement du gouvernement de M. Ahmed et le départ de la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom). “La guerre se poursuivra jusqu’à la chute du soit-disant gouvernement et le retrait total de leurs alliés chrétiens de notre pays”, a-t-il lancé. L”Amisom -forte de 4.000 soldats ougandais et burundais déployés essentiellement à Mogadiscio- a renforcé ses positions d’artillerie. “Ils ont attaqué la ville depuis plusieurs directions et il n’y a pas eu de violents combats dans la ville elle-même”, avait expliqué Ali Moalim Hassan, ajoutant que la milice islamiste soutenant le gouvernement avait “déserté ses positions”. La prise de Jowhar, où M. Ahmed était rentré de son exil en Erythrée en novembre 2008, est un nouveau revers pour le président islamiste modéré, élu fin janvier 2009. Les insurgés ont lancé le 7 mai 2009 une offensive sans précédent, menée par la milice du chef islamiste radical cheikh Hassan Dahir Aweys et les shebab, pour le chasser du pouvoir. Les shebab contrôlent la totalité du sud et la quasi totalité du centre de la Somalie. Ces derniers forment un groupe dissident des tribunaux islamiques qui ont contrôlé pendant le deuxième semestre 2006 le centre et le sud du pays jusqu’à leur mise en déroute par les troupes éthiopiennes venues soutenir les autorités somaliennes. Dans l’interminable guerre civile débutée en 1991, MM. Aweys et Ahmed avaient dirigé ensemble les tribunaux islamiques.
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Corne de l'Afrique | Tagué: Amisom, ministre adjoint aux transports, Mogadiscio, Mohamed Dhere, Sharif Sheikh Ahmed, shebab Cheikh Muktar Robow, Somalie, Tribunaux islamiques, Union africaine |
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17 mai 2009
Le général de brigade aérienne Essofa Ayéva est devenu chef d’état-major général des Forces armées togolaises (FAT), en remplacement du général Zakari Nandja qui est devenu ministre de l’actuel gouvernement, selon un décret du président togolais Faure Gnassingbé.
Général Zakari Nandja
Le général de brigade aérienne Essofa Ayéva était jusque-là directeur de cabinet de la présidence de la République. Par un autre décret, le président togolais a nommé chef d’état- major de l’armée de terre, le Colonel Bali Wiyao. Colonel du corps des bérets verts, la garde présidentielle, Bali Wiyao a été à la tête du Camp général Gnassingbé Eyadèma. Il était aide de camp du général Gnassingbé Eyadèma jusqu’à sa mort le 5 février 2005.
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16 mai 2009
Les “Guignols de l’info” de la télévision française Canal+ ont inspiré une télévision privée de Nairobi, et les marionnettes des dirigeants kényans vont débarquer sur les écrans, une première en Afrique où la satire politique irrite encore nombre de régimes. Baptisé “XYZ”, le programme, dont les vedettes seront les marionnettes du président kényan Mwai Kibaki
Le président kényan Mwai Kibaki
et de son ancien opposant devenu premier ministre Raila Odinga, débute sur la chaîne Citizen TV, l’une des plus populaires du pays.
Ancien premier ministre Raila Odinga
Dès avant son lancement, l’émission a suscité bien des commentaires dans la capitale, sur fond de profonde désillusion des Kényans à l’égard de leur classe politique après le traumatisme de la crise post-électorale de 2008. “On sera devant nos télévisions. Cette soirée est réservée”, assure Bernard, étudiant à l’université de Nairobi: “Regardez dans quel état est ce pays. Nous avons besoin de faire bouger les choses et personne ne le fait”. La contestation de la réélection en décembre 2007 de M. Kibaki par M. Odinga avait dégénéré en violences politico-ethniques, faisant au moins 1.500 morts et 300.000 déplacés dans un pays jusqu’alors réputé pour sa stabilité. Plus d’un an après ces évènements, le gouvernement de coalition est au bord de l’implosion et les Kényans sont excédés par des dirigeants incapables de mettre en oeuvre les réformes indispensables. “Les Kényans sont vraiment prêts” pour une telle émission, explique Gado, le dessinateur de presse le plus connu de Nairobi et initiateur du projet: ils veulent “plus d’impertinence”. “Les politiciens ne peuvent pas tenir le pays en otage, donc il vaut mieux qu’ils soient prêts eux aussi”, prévient-il. L’idée a germé il y a cinq ans, lors d’un séjour de Gado à Paris. Les “Guignols”, devenus quasiment une institution, dénoncent et ridiculisent chaque jour les personnalités publiques françaises et étrangères depuis 1989. Le studio d’XYZ est installé dans un entrepôt de la zone industrielle de Nairobi. “Nous sommes les premiers en Afrique à produire ce type d’émission. Et pour le Kenya, l’émission sera un progrès significatif pour les médias et la liberté d’expression”, commente la directrice de la production, Lilian Geturo. Car les marionnettes n’épargnent pas leurs modèles: le président est présenté comme fatigué et hors-circuit, le premier ministre est affublé d’une élocution peu compréhensible. Mais Gerald Olewe, qui conçoit les marionnettes, prédit que la censure ne sera pas de mise. Les années où la presse kényane était muselée et où personne ne se risquait à une conversation politique en public sont révolues. Il se rappelle de ses sueurs froides à l’aéroport de Nairobi en 2005, rentrant de France, où il avait appris avec les marionnettistes des Guignols les techniques de fabrication des têtes en latex, et transportant dans ses valises la marionnette grandeur nature et en pièces détachées du président Kibaki, ainsi qu’un lot de produits chimiques pour le moulage du latex… “Les douaniers m’ont stoppé et ont sursauté quand ils ont vu la tête du président dans la valise”, se souvient-il. Il avait dû longuement rassurer les douaniers, leur dire qu’il n’était ni un artificier préparant des explosifs, ni un imposteur voulant se faire passer pour le chef de l’Etat en enfilant la tête. L’épisode a cependant eu le grand mérite pour l’équipe d’XYZ de montrer que même si les marionnettes caricaturent le physique de leurs modèles, tout le monde les reconnaît sur le champ.
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16 mai 2009
Le président des Etats-Unis, Barack Obama, se rendra au Ghana les 10 et 11 juillet 2009 pour son premier voyage officiel en Afrique. “Au Ghana, le président discutera d’une série de questions bilatérales et régionales avec le président ghanéen John Atta- Mills”.
Le président ghanéen John Atta- Mills
”Le président et Mme Obama entendent renforcer les relations des Etats-Unis avec l’un de nos partenaires les plus éprouvés en Afrique sub-saharienne”. Le prédécesseur de M. Obama, George W. Bush, s’est rendu à Accra, la capitale du Ghana, en février 2008.
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16 mai 2009
La conférence régionale sur “le développement d’un cadre juridique pour régir l’environnement des affaires dans la zone du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord ( MENA): défis et priorités”, se sont achevés à Gammarth, dans la banlieue nord de Tunis. Cette manifestation de deux jours a été organisée par le Centre arabe pour le développement de la primauté de la loi et l’intégrité (ACRLI), en collaboration avec le ministère tunisien du Commerce et de l’Artisanat. Elle s’inscrit dans le cadre du projet “renforcement des législations commerciales dans les pays de la zone MENA. Ce projet que le centre ACRLI oeuvre à réaliser, sur la période 2008-2010 en collaboration avec l’Initiative américaine de partenariat avec le Moyen-Orient (MEPI) profite, dans une première phase à quatre pays qui sont la Tunisie, le Liban, les Emirats arabes unis et le Yémen. L’accent a été mis sur les caractéristiques des expériences des quatre pays, dans le domaine de la consolidation de la législation commerciale. Ces expériences ont porté sur les différents aspects se rapportant à la promotion de l’environnement des affaires, s’agissant en particulier de l’amélioration des cadres juridique et administratif et de la mise en place de mécanismes pour renforcer la capacité de ces pays à gagner les enjeux du développement durable, au cours des prochaines années. Il s’agit, en particulier, de la modernisation de la législation sur le partenariat qui favorisera l’émergence de nouveaux types de sociétés, le renforcement des règles de la concurrence, la promotion de transactions sécurisées et l’élargissement des opportunités de tirer un meilleur profit des conventions internationales relatives à l’arbitrage. Cette conférence a rassemblé des experts, des universitaires, des spécialistes dans les domaines de l’économie, du développement, de la législation économique et de l’arbitrage ainsi que des représentants de la Banque mondiale, de l’Organisation de la coopération et du développent économique (OCDE), de la Jeune chambre internationale (JCI), de l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE) et du Programme des Nations-Unies pour le développement (PNUD).
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16 mai 2009
L’Angola et les Etats-Unis vont signer un accord commercial général en vue de renforcer les relations commerciales bilatérales. Josefina Diakite, ambassadrice angolaise aux Etats-Unis, a affirmé que cet accord sera signé lors de la visite aux Etat-Unis du ministre angolais des Affaires étrangères, Assuncao dos Anjos, qui devra tenir des réunions avec de hauts responsables de l’administration Obama, y compris la secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton.
Le ministre angolais des Affaires étrangères, Assuncao dos Anjos
Le diplomate a révélé que le chef de la diplomatie angolaise, lors de son séjour aux Etats-Unis, rencontrera les chefs américains des transports, du commerce, de l’énergie et du Trésor, des institutions gouvernementales et du Congrès. A l’égard des relations angolo-américaines, elle a qualifié les relations bilatérales d’”excellentes”, ajoutant que les relations du genre seront renforcées en raison des positions des deux pays sur la scène internationale.
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16 mai 2009
La tension monte entre le Tchad et le Soudan, qui proteste contre les raids aériens menés sur son territoire par N’Djamena, “décidé à en finir” avec les rebelles et déterminé dans la poursuite de ces actions. Une nouvelle opération de bombardements aérien a eu lieu au même endroit et avec la même méthode”, a déclaré le porte-parole de l’armée soudanaise, Othman al-Aghbash, précisant qu’il n’y avait eu aucune victime lors de cette incursion à 60 kilomètres à l’intérieur du Soudan. Khartoum avait déjà protesté contre deux autres incursions aériennes. Forts d’une des armées les plus puissantes du continent, les Soudanais ont haussé le ton: “L’armée soudanaise est prête à répondre mais attend les instructions”, a déclaré Ali Sadiq, le porte-parole du ministère soudanais des Affaires étrangères. Un conseiller du président soudanais Omar el-Béchir, Abdallah Masar, a jugé que les deux pays étaient montés l’un contre l’autre par une tierce partie. Il a évoqué “des éléments étrangers cherchant à entraîner le Soudan dans une guerre”, sans donner de détails. Mais le président tchadien, Idriss Deby Itno, a fait fi des protestations soudanaises: “Nous avons utilisé notre droit de poursuite et ce droit de poursuite va continuer avec l’appui du peuple tchadien. L’armée est décidée à en finir une fois pour toutes avec les mercenaires à la solde du Soudan”. Il bombe même le torse: “Le Soudan n’a aucun intérêt à menacer le Tchad ou à le menacer de représailles dont il n’est pas capable”. Après la première protestation soudanaise, le porte-parole du gouvernement tchadien Mahamat Hissène a dit que le Soudan était “le voleur criant au voleur”. N’Djamena reproche à Khartoum son soutien aux rebelles tchadiens, qui après l’échec de leur offensive la semaine dernière, ont fui pour regagner le Darfour. L’armée soudanaise a cependant réfuté tout retour des rebelles tchadiens sur son sol. Selon un diplomate occidental à N’Djamena: “C’est une source d’inquiétude. Il y a un réel risque d’escalade verbale et plus”. La France, s’est dite “préoccupée des tensions croissantes entre le Tchad et le Soudan” et “appelle instamment les parties à éviter toute escalade”. A Addis Abeba, le secrétaire général adjoint de l’Onu chargé des affaires politiques, Haile Menkerios, a estimé qu’il fallait que le gouvernement tchadien “négocie avec les rebelles tchadiens”. De longue date, N’djamena et Khartoum ont des relations difficiles et s’accusent mutuellement de complaisance envers leurs mouvements rebelles respectifs. Depuis septembre, ils ont repris des relations diplomatiques interrompues en mai 2008.
Le président tchadien Idriss Déby Itno
Le président Déby avait menacé de les rompre à nouveau. Il a fait fermer les deux centres culturels soudanais et fait reprendre par les autorités les écoles soudanaises. Il a accusé les enseignants soudanais d’être des “agents de renseignement” et leur a demandé de quitter le pays. Les deux pays avaient pourtant signé le 3 mai à Doha (Qatar) un accord de réconciliation qui prévoit notamment le contrôle des frontières pour empêcher les infiltrations rebelles de chaque coté. Une paix entre eux jugée essentielle pour résoudre le conflit de six ans au Darfour, région soudanaise frontalière du Tchad. Cette guerre a fait environ 300.000 morts, selon l’ONU, 10.000 d’après Khartoum.
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