28 mai 2009
Des affrontements entre deux importantes tribus arabes dans la province soudanaise du Kordofan-Sud, voisine du Darfour, ont fait 244 morts cette semaine, a déclaré le ministre soudanais de l’intérieur Ibrahim Mahmoud Hamad. “Le bilan des victimes est de 89 morts chez les Misseriya, 80 chez les Rizeyqat et 75 dans la réserve centrale (une unité de police)”, a-t-il indiqué devant le Conseil des ministres réuni à Khartoum. Les autorités “mèneront une enquête approfondie sur l’incident afin d’identifier les auteurs des crimes et de les traduire en justice, et prendront des mesures importantes pour désarmer les civils”, a précisé le ministre. Les tribus arabes Misseriya et Rizeyqat se sont affrontées le week-end dernier près du village de Meiram, situé à la frontière du Kordofan-Sud et du Darfour, à plus de 800 kilomètres au sud-ouest de la capitale soudanaise Khartoum. La police soudanaise est intervenue afin de séparer les belligérants, mais a été prise d’assaut par 3.000 cavaliers arabes de la tribu Rizeyqat, entraînant la mort de “plusieurs policiers et de civils”, avait alors indiqué le ministère sans dénombrer les victimes. Les tribus nomades arabes Rizeyqat et Misseriya vivent des deux côtés de la frontière entre le Kordofan et le Darfour. Elles se sont déjà opposées pour l’accès à des points d’eau potable destinés à abreuver leurs chevaux et du bétail. Les autorités soudanaises ont demandé cette semaine aux deux camps de se replier de cinq kilomètres chacun afin d’éviter de nouveaux affrontements meurtriers dans cette région. “La situation nous préoccupe beaucoup parce que les incidents se sont déroulés dans un secteur sensible. La province du Kordofan-Sud, située entre le Darfour et le Sud-Soudan, est l’une zone les plus instables du Soudan. De violents combats en mai 2008 dans la ville d’Abyei avaient fait craindre la reprise de la guerre civile entre le Nord et le Sud du Soudan à l’origine de 1,5 million de morts entre 1983 et 2005. “Les différends entre et au sein de tribus pour le pâturage et l’utilisation de routes saisonnières pour le bétail passant sur des terres tribales traditionnelles sont une menace importante à la stabilité” de l’ensemble du pays, précise un rapport de l’organisation International Crisis Group (ICG) sur la province du Kordofan publié en octobre 2008 . Le gouvernement soudanais a nommé récemment Ahmed Haroun – recherché par la Cour pénale internationale (CPI) pour crimes de guerre et contre l’humanité pour des exactions présumées commises au Darfour alors qu’il était ministre d’état chargé de l’intérieur – gouverneur du Kordofan-Sud.
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Afrique francophone | Tagué : Cour Pénale Internationale CPI, Darfour, Ibrahim Mahmoud Hamad, Kordofan-Sud, Soudan, tribus arabes Misseriya et Rizeyqat |
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28 mai 2009
L’amélioration du cadre juridique régissant les relations commerciales tuniso-africaines, l’élimination de la double imposition, le renforcement de la présence de la Tunisie sur le marché africain et la promotion des produits tunisiens sur les marchés africains sont les principales recommandations émises par les participants à la conférence nationale sur « la Tunisie dans son espace africain : lien civilisationnel et partenariat pour un développement solidaire », tenue à Tunis. Ils ont souligné l’intérêt qu’il y a à créer des lignes de financement visant à faciliter la circulation des produits et services tunisiens sur le marché africain et à optimiser l’utilisation des financements accordés par les institutions financières multilatérales à l’instar de la banque africaine de développement (BAD), la banque islamique de développement (BID) et la banque arabe pour le développement économique (BADEA) en Afrique. Aux fins de stimuler les exportations tunisiennes vers le continent noir, ils ont appelé à augmenter le plafond de l’assurance que la compagnie tunisienne pour l’assurance du commerce extérieur (COTUNACE) prend en charge. Les intervenants ont recommandé également d’instituer de nouvelles incitations dans le domaine du transport aérien et maritime au profit des opérateurs entretenant des relations avec les pays africains et d’oeuvrer avec le concours de ces pays à améliorer le rendement des transports maritime, aérien et terrestre.
M. Chokri Mamoghli, secrétaire d’Etat chargé du commerce extérieur
M. Chokri Mamoghli, secrétaire d’état chargé du commerce extérieur a indiqué, au terme des travaux de la conférence, qu’en dépit de l’évolution des exportations tunisiennes vers le continent noir, laquelle a enregistré au cours des dernières années un taux de croissance annuel de l’ordre de 20%, ce résultat, reste en deçà du potentiel à l’export qu’offre le pays. Le ministre Mamoghli a fait savoir que ce résultat va toutefois être renforcé au cours de la prochaine période à la faveur de la mise en place d’une série de programmes de vulgarisation et de commercialisation. Ces actions s’inscrivent dans le cadre d’une stratégie nationale visant à conclure davantage d’accords préférentiels avec les groupements économiques africains et à mieux faire connaître les produits tunisiens sur les marchés ciblés. Les actions se poursuivront dans le cadre de cette stratégie pour améliorer l’environnement de l’exportation vers les marchés africains, offrir les facilités nécessaires aux acteurs économiques, accroître les participations aux manifestations économiques africaines, étendre les commissions mixtes au secteur privé et encadrer les délégations africaines. Le ministre Mamoghli a cité les facteurs positifs qui permettront de renforcer la compétitivité des produits tunisiens, de développer les relations avec plusieurs marchés africains en général et plus spécialement l’Ethiopie, le Sénégal et la Cote d’ivoire. Il y a également lieu d’améliorer la valeur ajoutée des produits tunisiens exportés vers l’Afrique, outre l’intéret croissant à accorder aux hommes d’affaires tunisiens désireux d’intensifier leurs visites vers les pays africains. Prendront part à la mission qui se rendra à la république de Congo et au Gabon 32 entreprises économiques tunisiennes représentant des secteurs de production et de services diversifiés.
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Magreb | Tagué : Congo, Cote d'Ivoire, Echanges commerciaux avec l'Afrique, Espace africain, Ethiopie, Gabon, M. Chokri Mamoghli, Sénégal, secrétaire d'Etat chargé du commerce extérieur, Tunisie |
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28 mai 2009
Le chef de l’état burundais, Pierre Nkurunziza, a débuté une visite de travail de trois jours à Kampala sur invitation de son homologue ougandais, Yoweri Museveni.
Le président de l’Ouganda Yoweri Museveni
Cette visite s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays. La population ougandaise “attend avec impatience et enthousiasme celui qui a dirigé la principale rébellion du Burundi avant d’arriver aux commandes de l’Etat par les urnes, en 2005″. Le courant devrait passer facilement entre le président Nkurunziza et son homologue ougandais, qui a également connu le maquis à la tête de la guérilla de la “National resistance army” (NRA, résistance nationale armée) avant de marcher sur Kampala en 1986. D’autres facteurs d’affinité entre les deux pays ont trait à leur appartenance commune à la Communauté est-africaine (CEA) de libre échange, l’Initiative du bassin du Nil ou encore la Conférence internationale sur la région des Grands Lacs.
Le président du Burundi Pierre Nkurunziza
Le président Pierre Nkurunziza devrait mettre à profit son séjour ougandais pour visiter différentes réalisations socio-économiques susceptibles d’intéresser son pays. Le chef de l’état ougandais a longtemps présidé l’Initiative régionale de paix pour le Burundi qui a débouché sur la signature d’un accord global et définitif de cessez-le-feu entre le pouvoir central à Bujumbura et les Forces nationales de libération (FNL, dernière rébellion qui était récemment encore active dans le pays).
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Afrique centrale et équatoriale | Tagué : Bassin du Nil, Burundi, Communauté est africaine CEA, Grands lacs, Kampala, Ouganda, Pierre Nkurunziza, Rébellion, Yoweri Museveni |
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28 mai 2009
M. Abdelwaheb Abdallah, membre du bureau politique du rassemblement constitutionnel Démocratique (RCD) et ministre des affaires étrangères a présidé, l’ouverture des travaux d’une conférence nationale, organisée sur le thème: “La Tunisie dans son espace africain : rapprochement civilisationnel et partenariat solidaire”, sous le haut patronage du président Zine El Abidine Ben Ali, et en présence du secrétaire général du RCD, ainsi que de plusieurs membres du gouvernement et présidents d’organisations nationales.
M le ministre des affaires étrangères tunisien Abdelwaheb Abdallah
Dans son allocution M. Abdelwaheb Abdallah a réaffirmé la pertinence du choix du thème de cette conférence, qui reflète l’importance que la Tunisie attache aux liens historiques et civilisationnels l’unissant à cet l’espace africain et la volonté du président de la république de raffermir ces liens, de développer les relations de coopération et de consolider le partenariat avec l’ensemble des Etats africains, l’objectif étant de renforcer les attributs de sécurité, de stabilité et de développement au sein du continent. Après avoir passé en revue les relations historiques tuniso-africaines qui trouvent leur prolongement dans l’époque moderne, M. Abdelwaheb Abdallah a souligné que le changement du 7 novembre a marqué une mutation qualitative dans les relations de la Tunisie avec son environnement africain, des relations fondées sur une nouvelle approche, qui a pour référentiel la déclaration du 7 novembre, dans laquelle le chef de l’état affirme que « Nous accorderons à la solidarité islamique, arabe, africaine et méditerranéenne l’importance qui lui est due ».
La dimension africaine de la Tunisie figure parmi les constantes de la politique extérieure du pays
Le ministre a, fait observer que cette orientation de solidarité imprimée aux relations de la Tunisie avec l’Afrique procède de la conviction du chef de l’état que le continent africain revêt une profondeur stratégique pour la Tunisie, et qu’il existe des dénominateurs géographiques, historiques et civilisationnels communs entre le pays et ce continent. De plus, cette approche, émane de la détermination du président de la république à promouvoir les relations de coopération et de partenariat avec les états africains et à unifier les efforts en vue de consolider les attributs de sécurité dans le continent et d’asseoir les fondements du développement au profit de ses peuples. Il a fait remarquer, que partant de ce credo, le chef de l’état a inscrit la dimension africaine de la Tunisie parmi les constantes de la politique extérieure du pays et les choix stratégiques tendant à dynamiser les relations tuniso-africaines, privilégiant en cela l’intérêt national, tout en honorant les engagements générés par l’appartenance à ce continent et en répondant aux exigences du renforcement des attributs de sécurité, de stabilité et de développement des peuples africains, à la lumière des mutations mondiales accélérées et des défis qui se posent. M. Abdelwaheb Abdallah a affirmé, qu’en concrétisation de ces orientations, la Tunisie a veillé à renforcer son rapprochement civilisationnel avec l’espace africain et à consolider les attributs de partenariat solidaire avec les différents pays africains, sur la base d’un plan d’action fondé sur l’impulsion des divers volets de la coopération bilatérale, de la dynamisation de l’action africaine commune et du développement des relations avec les groupements régionaux dans le continent. Le ministre a indiqué que la Tunisie a oeuvré à raffermir les liens de fraternité et d’amitié avec l’ensemble des pays africains, ce qui s’est illustré à travers l’intensification des concertations entre le président Zine El Abidine Ben Ali et ses homologues africains, lors des visites effectuées par plusieurs dirigeants africains en Tunisie et à l’occasion de la tenue de sommets régionaux et internationaux, ainsi qu’à travers l’échange d’envoyés spéciaux, en plus des nombreuses visites entreprises par des hauts responsables, des délégations, des hommes d’affaires et des opérateurs économiques. Il a rappelé que la Tunisie est liée à plusieurs pays africains par des commissions mixtes, des comités de suivi et d’autres comités sectoriels, et qu’elle veille à assurer la périodicité de la réunion de leurs assises, à actualiser et à développer les cadres juridiques régissant cette coopération, dans le sens de l’élargissement des domaines de coopération et de la mise à profit des potentialités et des opportunités offertes, précisant que les cadres de coopération cités ont contribué à l’augmentation du volume des exportations tunisiennes vers les marchés africains.
Carte de l’Afrique
Les réalisations de la Tunisie font l’objet d’un intérêt sans précédent de la part des pays africains
M. Abdelwaheb Abdallah a souligné que la présence de la Tunisie sur les marchés africains a dépassé les formes traditionnelles de coopération pour englober plusieurs autres domaines prometteurs tels que les services, la santé, la communication, les technologies de l’information et les infrastructures, à travers l’installation de sociétés et de bureaux d’études tunisiens dans plusieurs états africains qui ont réussi à réaliser des projets de développement. Il a passé en revue l’évolution des relations tuniso-africaines dans le domaine de la coopération technique. Cette évolution s’est illustrée, notamment, à travers la volonté exprimée par plusieurs pays africains de tirer profit des expertises et des compétences tunisiennes dans les différents domaines, dans le cadre de la coopération bilatérale et des mécanismes de coopération tripartite. Le ministre des affaires étrangères a souligné que la réussite de l’approche tunisienne en matière de développement durable et ses réalisations avant-gardistes font l’objet d’un intérêt de plus en plus soutenu et sans précédent de la part d’un grand nombre de pays africains qui veillent à s’inspirer et à tirer profit du modèle de développement tunisien, ce qui a contribué à ouvrir de plus larges perspectives devant la coopération et à renforcer l’aptitude de la Tunisie à consolider les attributs d’un partenariat solidaire avec les états africains. En ce qui concerne l’action africaine commune et le rôle historique de la Tunisie au service des causes africaines, M. Abdelwaheb Abdallah a indiqué que la Tunisie continue de participer, d’une manière agissante, aux efforts déployés au niveau régional et international en vue d’instaurer la paix et la sécurité en Afrique à travers, notamment, sa participation aux missions de maintien de la paix dans plusieurs régions de conflit dans le continent. Il a indiqué que la tenue, à Tunis, en 1994, du sommet de l’Organisation de l’Unité Africaine (OUA) et le mandat de la Tunisie à la tête de cette organisation panafricaine ont donné une nouvelle impulsion à l’action africaine commune et contribué à la consolidation des attributs de la sécurité et de la stabilité dans le continent, à travers l’émergence du concept de « diplomatie préventive » concrétisé par l’adoption par les Etats africains de l’initiative du Président Zine El Abidine Ben Ali appelant à la création d’un mécanisme de prévention, de gestion et de règlement des conflits, lequel mécanisme a préparé le terrain, plus tard, à la création du conseil de la paix et de la sécurité de l’Union africaine. Le ministre a mis l’accent sur le rôle actif que la Tunisie a joué dans la création de l’Union africaine et dans la mise en place de ses structures et mécanismes. Il a aussi souligné la contribution de la Tunisie à l’impulsion de l’action africaine commune, à la dynamisation des accords de coopération, à la conception d’une vision africaine en matière de traitement des questions du continent, à la consolidation des attributs de la complémentarité et de l’intégration entre les pays africains et à l’instauration d’un partenariat solidaire capable de renforcer la capacité du continent d’être au diapason des mutations politiques et économiques dans le monde et de relever les défis qui en découlent. M. Abdelwaheb Abdallah a ajouté qu’à la faveur du capital de confiance et de respect dont elle bénéficie sur le plan africain, la Tunisie a été élue, en janvier 2008, membre du conseil de la paix et de la sécurité de l’Union africaine dont elle assurera la présidence, en octobre de la même année. Le ministre des affaires étrangères a souligné que le président de la république est convaincu de l’importance des groupements économiques et régionaux dans l’impulsion de la coopération et la consolidation des processus de complémentarité et d’intégration entre les états africains. Il a rappelé, à cet égard, l’adhésion, en 2001, de la Tunisie à la communauté des états du Sahel et du Sahara (CIN-SAD), mettant l’accent sur son action en vue de conférer plus d’efficience au nouveau partenariat pour le développement de l’Afrique (NEPAD) et son souci de promouvoir ses relations avec les autres groupements régionaux africains dans la mesures où ils constituent des espaces idoines favorisant l’instauration d’un partenariat solidaire entre les Etats africains, la dynamisation de l’action africaine commune et la coordination des positions en matière de complémentarité entre les dimensions de la sécurité, de la paix et du développement.
Pour un partenariat solidaire entre la Tunisie et les autres pays africains
Il a indiqué que la Tunisie, eu égard, à la place de choix qu’elle occupe, aujourd’hui, sur le plan africain, à l’évolution remarquable de ses relations avec les pays africains et aux opportunités prometteuses de coopération qui s’offrent sur le plan africain, est à même de raffermir le rapprochement avec les états africains et de hisser ses relations avec ces pays à un palier supérieur sur la voie de l’instauration d’un partenariat solidaire. Le ministre des affaires étrangères a appelé, dans ce contexte, à la nécessité de se départir de l’afro-pessimisme qui ne tient compte que des aspects négatifs affirmant que les difficultés demeurent, malgré leur impact, conjoncturelles et peuvent être surmontées à la faveur d’une volonté collective et d’une mobilisation optimale des potentialités et des moyens disponibles. Il a ajouté que les dernières années ont enregistré des progrès dans ce sens à travers l’émergence d’une vision africaine commune au sein des rassemblements régionaux et des institutions de l’action africaine commune, ce qui a permis de conférer davantage d’efficience au traitement des questions qui se posent et de répondre aux préoccupations et ambitions des peuples africains. Le ministre a fait remarquer que cela a permis aussi de réaliser des résultats positifs dans plusieurs zones de tension et de conflit que de nombreux pays du continent ont pu, enregistrer, durant la dernière décennie, un taux de croissance annuel de plus de 5 pc malgré les difficultés inhérentes à la conjoncture économique internationale. M. Abdelwaheb Abdallah a souligné la nécessité d’être conscient que les besoins du continent ne peuvent se limiter aux aspects sécuritaires et au règlement des conflits mais devraient inclure l’interdépendance des intérêts économiques, la promotion des échanges commerciaux entre les pays africains, le renforcement des relations de coopération dans les différents domaines, l’impulsion du rythme de l’investissement et l’utilisation optimale des richesses naturelles et humaines disponibles, de manière à réaliser le progrès et la prospérité des peuples africains. Le ministre des affaires étrangères a mis en exergue, dans ce même contexte, l’importance du rôle du secteur privé et sa participation effective à la concrétisation de ces objectifs, ainsi qu’à la mise en place des conceptions adéquates à même d’impulser les relations de coopération et de partenariat et de consolider davantage la présence de la Tunisie dans l’espace africain. Le ministre a souligné la nécessité d’identifier des méthodes et des mécanismes supplémentaires régissant les rapports avec le marché africain, en tenant compte des multiples mesures d’encouragement décidées par le Président Ben Ali en faveur du secteur des affaires, dont en particulier l’augmentation du plafond des crédits d’assurance des exportations vers l’Afrique, l’enrichissement du cadre juridique réglementant les relations de coopération et le renforcement des avantages commerciaux en vigueur avec les pays d’Afrique. M. Abdelwaheb Abdallah a mis l’accent sur l’importance d’accorder un intérêt soutenu à certains secteurs prometteurs dont, notamment, la coopération technique et le mécanisme de coopération triangulaire, à la lumière de la bonne réputation dont bénéficie la Tunisie auprès des bailleurs de fonds et des liens l’unissant à des espaces régionaux et des groupements économiques importants tels que l’Union Européenne, ce qui l’habilite à constituer un trait d’union entre le nord et le sud. Il a affirmé, en conclusion, que la Tunisie a toujours été fière de son appartenance africaine et cru en la capacité de l’Afrique à dépasser les difficultés qu’elle rencontre et les crises qu’elle traverse, à impulser le processus de complémentarité et d’intégration entre ses Etats et d’instaurer un partenariat solidaire, de manière à conforter son intégrité et sa capacité à faire face aux défis, à gagner les enjeux de développement et à consolider sa place sur la scène internationale.
La dimension africaine constitue une composante fondamentale de l’identité nationale
M. Mohamed Ghariani, secrétaire général du RCD, a mis l’accent sur le souci constant du président Zine El Abidine Ben Ali de raffermir les liens de rapprochement et de coopération entre la Tunisie et l’ensemble des pays africains. Il a souligné, que le rassemblement, parti dépositaire du changement et garant de la consécration des choix d’avant-garde initiés par le chef de l’Etat, place la concrétisation de la solidarité africaine et la consécration des fondements de l’action africaine commune au rang de constantes fondamentales, relevant que cette importance s’est illustrée par les motions des congrès du RCD, par les activités et manifestations organisées et par les positions et initiatives prises au double plan national et international. Il a fait observer que la dimension africaine constitue une composante fondamentale de l’identité nationale, consacrée solennellement par la déclaration historique du 7 novembre qui a réaffirmé l’appartenance de la Tunisie à son environnement africain et son attachement indéfectible à cette orientation. Il a relevé que cette dimension africaine constitue un choix stratégique pour le rassemblement, parti au passé prestigieux, dans le domaine du militantisme commun avec les mouvements de libération nationale dans le continent africain et dans le soutien des peuples africains dans leur lutte contre le colonialisme et la discrimination raciale. Le secrétaire général du rassemblement a mis en relief le souci du chef de l’état d’unifier les efforts des pays africains, de coordonner leurs programmes, de raffermir leur solidarité et d’élargir ses domaines afin de faire face aux retombées de la crise financière et économique mondiale. Le secrétaire général du RCD a relevé que le chef de l’état veille à consolider les formes de partenariat entre les pays africains, à intensifier la concertation et la coordination entre eux, à échanger les expériences et à identifier les opportunités de coopération et d’échange. M. Ghariani a souligné que plusieurs états africains frères aspirent à coopérer avec la Tunisie et à tirer profit de son expérience avant-gardiste dans le domaine du développement, expérience qui lui a valu estime et considération des différentes organisations et instances internationales. Relever les défis qui se posent au continent africain. Après avoir rappelé l’importance de la coopération établie entre la Tunisie et l’ensemble des pays africains dans les différents domaines, le secrétaire général du RCD a fait remarquer que l’examen des opportunités de coopération et des perspectives prometteuses constituent le thème central des travaux de cette conférence. Il a, relevé que le RCD veille à ce que cette conférence soit une occasion renouvelée pour approfondir la conscience de l’importance du thème du dialogue civilisationnel et du partenariat au service du co-développement dans l’espace africain, compte tenu de leur impact sur la préservation des intérêts des pays du continent, la consolidation de la place stratégique de l’Afrique, la promotion de ses potentialités, la consécration de son adhésion dans le processus de l’action commune et le renforcement de sa présence agissante dans un monde marqué par les blocs et les pôles économiques. Il a ajouté que l’organisation de cette conférence par le RCD atteste sa foi en l’importance du rôle dévolu aux partis politiques africains, en général et les partis au pouvoir, en particulier, dans la réussite de l’action visant à relever des défis qui se posent pour ce jeune continent.
Exposition sur la présence de la Tunisie en Afrique
En marge de la séance inaugurale de cette conférence, M. Abdelwaheb Abdallah, qui était accompagné de M. Mohamed Ghariani, a visité une exposition organisée à la maison du rassemblement, comportant des données chiffrées, statistiques, des études et enregistrements sur la présence de la Tunisie en Afrique et sur les différentes formes de coopération entre la Tunisie et les différents pays africains. L’exposition a comporté, également, des photos du président Ben Ali et des chefs d’état africains à l’occasion de la tenue des sommets et des réunions de haut niveau.
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Magreb | Tagué : Abdelwaheb Abdallah, Espace africain, Tunisie, Zine El Abidine Ben Ali |
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28 mai 2009
La ministre Anne-Marie Idrac , Secrétaire d’état au commerce extérieur, effectuera le 29 mai 2009 un déplacement officiel au Zimbabwe.
Anne-Marie Idrac, Secrétaire d’état français au commerce extérieur
La ministre se rendra à Harare afin d’y rencontrer le premier ministre Morgan Tsvangirai, le ministre des finances Tendaï Biti la ministre de l’Intégration régionale et de la coopération internationale Priscilla Misihairaewi-Mushonga, ainsi que la lauréate du Prix international des droits de l’homme Ludovic Trarieux, Beatrice Mtetwa , avocate des défenseurs des libertés fondamentales au Zimbabwe. Anne-Marie Idrac effectuera la première visite ministérielle française au Zimbabwe depuis 1996. La ministre réitérera, à Harare, le soutien de la France à Morgan Tsvangirai et au gouvernement d’union nationale. Il s’agira également pour Mme Idrac de préparer la visite que le premier ministre du Zimbabwe effectuera en France à la fin du mois de juin 2009. Mme Anne-Marie Idrac évoquera avec ses interlocuteurs l’ensemble des dossiers économiques et devrait pouvoir annoncer à Harare un certain nombre de mesures concrètes pour contribuer au développement du Zimbabwe et aux relations économiques entre nos deux pays.
Le premier ministre Morgan Tsvangirai
La France note que le premier ministre Morgan Tsvangirai et le gouvernement qu’il dirige, mis en place depuis un peu plus de 100 jours, font montre de dynamisme et de rigueur, en dépit de nombreux obstacles à surmonter. La France s’en félicite et encourage le premier ministre à poursuivre ses efforts. Elle salue la décision du FMI de reprendre une assistance technique ciblée. Ce soutien sera précieux pour le gouvernement dans le cadre de la mise en œuvre des indispensables réformes structurelles.
Le ministre des finances Tendaï Biti
Le redressement du Zimbabwe est une tâche de grande ampleur. Elle va nécessiter un effort de longue haleine. La France encourage tous ceux qui sont impliqués dans cette entreprise à la mener, avec la rigueur nécessaire, en poursuivant un même objectif : rétablir la bonne gouvernance économique et politique au Zimbabwe.
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Afrique anglophone et lusophone | Tagué : Anne Marie Idrac, FMI, Harare, la ministre de l’Intégration régionale et de la coopération internationale Priscilla Misihairaewi-Mushonga, Le ministre des finances Tendaï Biti, Morgan Tsvangirai, Zimbabwe |
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Publié par oubangui