Quelques six millions d’électeurs inscrits malawites sont appelés à se rendre aux urnes pour élire leurs nouveaux président et parlement. Près de 3.900 bureaux de vote, installés dans l’ensemble du pays. Il s’agit de la quatrième consultation populaire depuis 1994, où le Malawi a introduit le pluralisme politique, mettant fin au régime à parti unique et au règne de Hastings Kamuzu Banda, qui dirigeait le pays depuis son indépendance en 1964. Selon des analystes, l’élection présidentielle du 19 mai est la plus mouvementée dans l’histoire du Malawi.
Le président sortant du Malawi, Bingu Wa Mutharika
Le président sortant du Malawi, Bingu Wa Mutharika, brigue un nouveau mandat, en tant que candidat du parti démocrate progressiste (DPP). M. Bingu, économiste de 75 ans qui a travaillé aux Nations-unies et qui a dirigé le Marché commun de l’Afrique orientale et australe, a remporté la dernière présidentielle le 20 mai 2004, avec 36% des suffrages exprimés. Il doit relever les défis face à ses rivaux, notamment John Tembo, candidat du Parti du Congrès du Malawi, ancien parti unique. John Tembo bénéfie d’un soutien de Bakili Muluzi, chef du front démocratique uni (UDF). M. Muluzi, ancien président du Malawi de 1994 à 2004, a été disqualifié par la Commission électorale du Malawi pour la présidentielle de 2009. Sa candidature a été rejetée sous le prétexte qu’il a déjà accompli deux mandats de cinq ans, seuil maximum prévu par la Constitution. Le candidat indépendant James Nyondo, qui se décrit lui-même comme du “sang neuf” sur la scène politique du Malawi, jure de battre le président sortant lors de l’élection. Il a affirmé qu’il aurait une “bonne chance” pour remporter l’élection.