MNUAD : condamnation d’une attaque contre l’armée soudanaise

17 mai 2009
La force mixte de l’Union  africaine et de l’ONU au Darfour (MINUAD) a condamné une  attaque menée par des éléments rebelles soudanais contre une  position de l’armée soudanaise dans le nord du Darfour.  Rodolphe  Adada, chef de la MINUAD, a indiqué condamner l’attaque qui serait l’oeuvre du Mouvement pour la justice et l’égalité (JEM). ”J’appelle toutes les parties du conflit du Darfour à éviter  l’utilisation de la violence, à chercher une solution pacifique à  leurs problèmes, notamment par le biais du processus de Doha, et à oeuvrer pour une cessation des hostilités”, a précisé M.Adada. L’attaque contre la position de l’armée soudanaise située à  Hornoi, ville du Darfour-Nord, a duré trois heures. Aucun bilan  n’a été donné à propos des pertes. L’état du Darfour-Nord a été récemment le théâtre de violents  combats entre le JEM et la faction Minni de l’armée de libération  du Soudan, qui a rejoint l’armée gouvernementale après que son  chef, Minni Arkou Minawi, eut signé un accord de paix avec le  gouvernement en mai 2006. 

SOUDAN : Le secrétaire général de la Ligue arabe à Khartoum

17 mai 2009
Le secrétaire général de la Ligue  arabe, Amr Moussa, est arrivé à Khartoum pour une réunion de consultations avec les organisations régionales sur la  situation humanitaire, sécuritaire et politique au Darfour. 
Amr Moussa     Le secrétaire général de la Ligue  arabe, Amr Moussa
Dans une déclaration faite  à son arrivée, M.  Moussa a indiqué  que le président de la Commission de l’Union  africaine, Jean Ping, et le secrétaire général de l’Organisation  de la conférence islamaique, Ekmeleddin Ihsanoglu, prendront part  également à cette réunion. 
Jean Ping             Le président de la Commission de l’Union  africaine, Jean Ping
La réunion se tient à la demande du gouvernement soudanais pour examiner la situation sécuritaire et humanitaire du Darfour et les négociations de paix entre le gouvernement et les mouvements  rebelles. La réunion doit examiner également le mandat d’arrêt émis par  le tribunal pénal international contre le président soudanais Omer al-Béchir.

NIGERIA : saisie de la base des saboteurs d’un oléoduc et d’un gazoduc

17 mai 2009
La Force d’intervention spéciale conjointe (Joint Task Force, JTF) du Nigeria s’est emparée du Camp 5, un repaire des activistes armés dans l’état de Delta, et a  découvert une importante cache d’armes et de munitions appartenant aux activistes. Des armes antiaériennes, de la dynamite et des hors-bords ont  ainsi été saisis. Les activistes ont affirmé avoir  réussi à dynamiter l’oléoduc Warri-Escravos exploité par la  compagnie pétrolière américaine Chevron, ainsi que le gazoduc  Abiteye, dans l’état de Delta. Le porte-parole de la JTF, le colonel Rabe Abubakar, a  confirmé l’attaque sur le gazoduc Abiteye ainsi que la découverte  de la cache d’armes des activistes. Il a fait savoir qu’une  centaine de membres de la JTF ont été blessés lors de l’opération  de sauvetage et de recherche, ajoutant que certains des blessés se trouvent dans un état grave. Les soldats ont été pris pour cible par les activistes au cours de cette opération et ils ont été obligés de se défendre, a  indiqué le colonel Abubakar. Mieux équipée que les activistes, la JTF est venue à bout des  assaillants et au cours du retrait de ces derniers vers leur base, les soldats ont découvert le bastion des activistes, appelé Camp 5, ainsi que la cache d’armes et de munitions. Les activistes ont pillé le MV Spirit, un cargo qu’ils ont  intercepté  avec 15 membres d’équipage à son bord, selon le colonel Abubakar. D’autre part deux navires détournés par les activistes ont été retrouvés par la JTF, a annoncé le responsable militaire, qui a  également démenti l’allégation du Mouvement pour l’émancipation du Delta du Niger (MEND, rébellion) selon laquelle il aurait capturé et détruit un bâtiment de guerre de la force navale nigériane.

SOMALIE : Les islamistes shebab ont pris Jowhar

17 mai 2009
Les islamistes radicaux shebab, qui étendent de plus en plus leur contrôle en Somalie, ont pris Jowhar, proche de Mogadiscio et fief d’origine du président somalien, un nouveau revers pour le régime de Sharif Sheikh Ahmed sur qui l’étau se resserre. En moins de deux heures de combats, les combattants lourdement armés des shebab ont attaqué et pris le fief de M. Ahmed, situé à seulement 90 km au nord de la capitale, où se trouve le président. La pression s’est accentuée également à Mogadiscio, où les shebab ont lancé des tirs de mortier près du quartier général de la police où le président était attendu. “Il y a eu une attaque au mortier près du quartier général de la police où le président devait faire une visite, qu’il a ensuite annulée”, a indiqué  Mohamed Dhere, ministre adjoint aux transports. Au moins trois civils ont été tués et sept blessés dans cette attaque qui a provoqué la riposte des forces gouvernementales. Le porte-parole des shebab Cheikh Muktar Robow a confirmé la prise de Jowhar et promis le renversement du gouvernement de M. Ahmed et le départ de la force de paix de l’Union africaine en Somalie (Amisom). “La guerre se poursuivra jusqu’à la chute du soit-disant gouvernement et le retrait total de leurs alliés chrétiens de notre pays”, a-t-il lancé. L”Amisom -forte de 4.000 soldats ougandais et burundais déployés essentiellement à Mogadiscio- a renforcé ses positions d’artillerie. “Ils ont attaqué la ville depuis plusieurs directions et il n’y a pas eu de violents combats dans la ville elle-même”, avait expliqué Ali Moalim Hassan, ajoutant que la milice islamiste soutenant le gouvernement avait “déserté ses positions”. La prise de Jowhar, où M. Ahmed était rentré de son exil en Erythrée en novembre 2008, est un nouveau revers pour le président islamiste modéré, élu fin janvier 2009. Les insurgés ont lancé le 7 mai 2009 une offensive sans précédent, menée par la milice du chef islamiste radical cheikh Hassan Dahir Aweys et les shebab, pour le chasser du pouvoir. Les shebab contrôlent la totalité du sud et la quasi totalité du centre de la Somalie. Ces derniers forment un groupe dissident des tribunaux islamiques qui ont contrôlé pendant le deuxième semestre 2006 le centre et le sud du pays jusqu’à leur mise en déroute par les troupes éthiopiennes venues soutenir les autorités somaliennes. Dans l’interminable guerre civile débutée en 1991, MM. Aweys et Ahmed avaient dirigé ensemble les tribunaux islamiques.

TOGO : Un nouveau chef d’état-major général des armées

17 mai 2009
Le général de brigade aérienne Essofa  Ayéva est devenu chef d’état-major général des Forces armées  togolaises (FAT), en remplacement du général Zakari Nandja qui est devenu ministre de l’actuel gouvernement, selon un décret du  président togolais Faure Gnassingbé.
Général ZAKARI                  Général Zakari Nandja
Le général de brigade aérienne Essofa Ayéva était jusque-là  directeur de cabinet de la présidence de la République.  Par un autre décret, le président togolais a nommé chef d’état- major de l’armée de terre, le Colonel Bali Wiyao.  Colonel du corps des bérets verts, la garde présidentielle,  Bali Wiyao a été à la tête du Camp général Gnassingbé Eyadèma. Il  était aide de camp du général Gnassingbé Eyadèma jusqu’à sa mort  le 5 février 2005.