COTE-d’IVOIRE : L’élection présidentielle fixée au 29 novembre 2009

14 mai 2009
L’élection présidentielle en Côte  d’Ivoire, qui n’a cessé d’être repoussée, a été finalement fixée  au 29 novembre 2009 , a annoncé le premier ministre ivoirien  Guillaume Soro, à l’issue d’un Conseil des ministres tenu au  Palais présidentiel à Abidjan.  ”Le collège électoral de la République de Côte d’Ivoire est  convoqué le dimanche 29 novembre 2009 en vue de procéder à  l’élection du président de la République”, a annoncé M. Soro en  lisant un décret adopté par le Conseil des ministres.  Le gouvernement prend “toutes les dispositions en sorte que le vote se déroule dans la sérénité et dans le calme” et s’engage à “ mettre à la disposition de la Commission électorale indépendante ( CEI) les moyens financiers pour mener à bien l’opération  électorale”, a-t-il assuré. Le 30 avril, le président ivoirien Laurent Gbagbo avait  adressé un message à la nation dans lequel il avait indiqué que  l’élection présidentielle se tiendrait “soit en octobre, soit en  décembre 2009″, sans en donner une date précise. 
Laurent Gbagbo    Le président ivoirien Laurent Gbagbo
La Côte d’Ivoire s’est engagée dans un processus de paix  relancé par la signature depuis mars 2007 de l’accord de  Ouagadougou, amendé à plusieurs reprises, entre le camp  présidentiel et l’ancienne rébellion qui occupe le nord du pays suite à  son coup d’Etat raté en septembre 2002. La mise en oeuvre de cet accord bute sur les questions du  désarmement et du redéploiement de l’administration sur l’ensemble du territoire national avec une “autorité pleine et entière” en  vue de l’organisation des élections prévues en 2009.

ONU : Le Conseil de sécurité envoie une mission dans quatre pays africains

14 mai 2009
Les membres du  Conseil de sécurité des Nations Unies ont décidé d’envoyer une  mission dans quatre pays d’Afrique (Ethiopie, Rwanda, République  démocratique du Congo et Libéria) du 14 au 21 mai 2009.     “Les Ambassadeurs John Sawers (Royaume-Uni) et Ruhakana Rugunda (Ouganda) conduiront les volets éthiopie (Addis-Abeba) et Rwanda ( Kigali) de la mission, l’Ambassadeur Jean-Maurice Ripert (France)  conduira le volet République démocratique du Congo (Goma et  Kinshasa) et l’Ambassadrice Susan Rice (Etats-Unis) conduira le  volet Libéria (Monrovia)”. La mission à Addis Abeba visera à continuer de  nouer un partenariat efficace et d’améliorer la coopération entre  l’Union africaine et l’Organisation des Nations Unies en  favorisant un échange de vues sur des questions intéressant à la  fois le Conseil de sécurité et le Conseil de paix et de sécurité. Il s’agit notamment du Soudan, avec les entraves au processus  politique et au fonctionnement de l’Opération hybride UA-ONU au  Darfour (MINUAD), la situation humanitaire au Darfour, la mise en  oeuvre de l’Accord de paix global et les difficultés rencontrées,  et les relations entre le Soudan et le Tchad.   Il s’agit ensuite de la situation en Somalie, notamment de  l’évolution de la situation politique et militaire et des  conditions de sécurité dans ce pays et le fonctionnement de  Mission de l’Union africaine (AMISOM), y compris le dispositif  d’appui logistique de l’ONU et la lutte contre la piraterie. Cette mission abordera aussi la question de la région des  Grands Lacs, en particulier la République démocratique du Congo ( RDC) avec les progrès accomplis et les difficultés rencontrées  dans la stabilisation de l’est de la RDC et la résurgence des  changements anticonstitutionnels de gouvernement.La mission dans la région des Grands Lacs vise à  rappeler l’engagement du Conseil de sécurité envers la  souveraineté, l’intégrité territoriale et l’indépendance politique de tous les Etats de la région. En RDC, la mission a pour but entre autres d’obtenir des mises  à jour sur les opérations Kimia II et Rubia II planifiées et  exécutées conjointement par l’armée congolaise (FARDC) et la  Mission de l’Organisation des Nations Unies en RDC (MONUC) contre  les Forces démocratiques de libération du Rwanda (FDLR), l’Armée  de résistance du Seigneur et d’autres groupes armés. La mission au Libéria doit  réaffirmer l’appui continu du Conseil de sécurité au gouvernement  et au peuple libériens au moment où ils reconstruisent leur pays,  renforcent les bases d’une paix durable, de la démocratie  constitutionnelle et du développement économique et assument la  place qui leur revient au sein de la communauté des nations.