AFRIQUE du SUD : Zamu nomme Mothlanthe vice-président

10 mai 2009
Le nouveau président sud- africain Jacob Zuma a nommé  son prédécesseur Kgalema  Mothlanteh, au poste de vice-président.  M. Zuma a annoncé de profonds changements à la structure du  gouvernement en présentant la composition de son gouvernement à Pretoria.  Plusieurs ministères sont divisés et de nouveaux ministères  sont crées, dont la nouvelle commission nationale de Planification rattachée à la présidence et dirigée par l’ancien ministre des  Finances Trevor Manuel. Le commissaire aux Services des recettes Pravin Gordan  remplacera Trevor Manuel comme ministre des Finances. Barbara Hogan, ancien ministre de la Santé, a été mutée au  ministère des Entreprises publiques et elle sera remplacée par  Aaron Motsoaledi. Le président Zuma a crée deux ministères de l’Education, le  ministère de l’Education de base et le ministère de l’Enseignement supérieur. Le premier poste est confié à Mostshekga Angie et le  deuxième poste au président du Parti communiste sud-africain Blade Nizimande.Le magnat minier Tokyo Sezwale a été nommé ministre de  l’Habitat.

TCHAD : l’armée a pris l’avantage, mais les rebelles ne désarment pas

10 mai 2009
L’armée tchadienne semblait  avoir remporté les combats dans l’est du Tchad et réussi à repousser les rebelles même si ces derniers affirment regrouper leurs forces pour poursuivre leur offensive vers N’Djamena.”Je crois qu’on peut dire qu’on est dans une phase finale. C’est une victoire nette du président Deby. Les rebelles rebroussent chemin”. “Il y a une reconcentration de colonnes de rebelles  dans le sud-est, le long de la frontière” soudanaise, qui semble indiquer que la rébellion quitte le pays. “La situation devrait revenir au calme.” Les rebelles tchadiens venus du Soudan sont entrés au Tchad le 4 mai2009  avec pour objectif affirmé de prendre N’Djamena et de renverser le président Idriss Deby Itno. La Mission de l’ONU en République centrafricaine et au Tchad (Minurcat) a notamment redéployé son détachement intégré de sécurité (DIS, police des camps formée par l’ONU) dans le camp de Koukou Angarana, dans l’est.  Ce détachement avait été retiré de la zone au début de l’offensive rebelle. La télévision nationale passait en boucle les images de la “victoire” contre les rebelles avec des commentaires en forme d’éloge de l’armée tchadienne. On y voit notamment les corps de combattants tués à Am-Dam et les prisonniers faits pendant cette bataille qui s’est déroulée jeudi à 100 km au sud d’Abéché, grande ville stratégique de l’est du pays (à plus de 600 km de la capitale). Le ministre tchadien de la Défense par intérim, Adoum Younousmi, avait affirmé que le Tchad avait remporté une “victoire décisive” sur les rebelles dans les combats. Le gouvernement a avancé le bilan de 247 morts (225 rebelles, 22 militaires) et 212 insurgés capturés, des chiffres réfutés par la rébellion. Dans la capitale, où les habitants ont exprimé leur soulagement, la vie suivait son cours. Pourtant, les rebelles ont affirmé qu’ils continuaient le combat. “Ce n’est pas fini. Nous nous regroupons, on s’occupe des blessés, on se prépare. Vous verrez ça va reprendre”, a affirmé l’UFR, coalition des principales factions de la rébellion. “N’Djamena peut dire ce qu’elle veut mais ce n’est pas terminé. Les bilans donnés par les autorités sont faux”. “Quand on regarde les images diffusées à la télévision, on voit beaucoup de soldats de l’armée tchadienne et le gouvernement présente tous ces morts comme des rebelles”, a-t-elle dit. Certains estiment  que les analyses militaires françaises parlant de “victoire de Deby” reposent sur des observations parcellaires: “Les Français se basent sur ce qu’ils voient avec leurs avions. Ils ont sans doute vu des véhicules sur certains axes mais nos gens savent se cacher pour ne pas être vus”. “L’objectif reste N’Djamena. Une colonne rebelle a réussi à éviter des troupes gouvernementales. Nous allons les contourner”. La France compte 1.100 soldats stationnés au Tchad dans le cadre du dispositif Epervier, opération française lancée en 1986 au titre d’un accord bilatéral. Ce dispositif fournit notamment à l’armée tchadienne des renseignements obtenus par surveillance aérienne.

NIGERIA : première Olympiade africaine de l’informatique

10 mai 2009
Une trentaine de pays africains  prendra part à la première Olympiade africaine de l’informatique  (AIO),  qui se tiendra du  22 au 29 mai 2009 à Abuja, la capitale nigériane. Le président du Comité national d’organisation de l’Olympiade, Sam Ale, a indiqué que de  nombreuses institutions, telles que l’United Bank for Africa, le  Petroleum Technology Development Fund et Chams Technology, ont  exprimé leur soutien à l’organisation du concours par le Nigeria  avec succès et à sa participation. L’Olympiade africaine de l’informatique constitue une version  de l’Olympiade internationale de l’informatique, destinée à  promouvoir la compétition entre des lycéens du monde entier dans  le domaine de l’informatique et à stimuler l’intérêt pour ce  domaine. M. Ale a indiqué que son comité dispose de sept  sous-commissions et a invité plusieurs institutions ou agences à  collaborer pour le succès de l’Olympiade africaine.  L’Olympiade africaine contribuera à la participation de  l’Afrique à la version internationale. Lors de l’Olympiade  internationale de l’informatique 2008 tenue en Egypte, 92 pays  étaient présents, mais l’Afrique n’a été représentée que par  l’Afrique du Sud, l’Egypte, le Ghana et le Nigeria.