NIGERIA : vers la fin des crocodiles, décimés par braconniers et tanneurs

8 mai 2009
Va-t-on vers l’extinction des crocodiles au Nigeria? L’exploitation et le commerce illégaux de leur peau dans le nord du pays pourrait bien avoir définitivement raison d’ici quelques années de ces sauriens. Ismail Dauda a 35 ans et depuis 20 ans il traite à Kano, la grande ville du nord, des peaux de crocodiles et de pythons. Il a suivi les traces de son père Maifata, littéralement “l’Homme peau”. La tannerie familiale installée dans la vieille ville traite entre 16.000 et 20.000 peaux de crocodile, selon lui. En période creuse, 2.000 à 4.000 peaux finissent dans les puits de la tannerie. La viande est vendue sur les marchés dans le sud du pays, tandis que les peaux, une fois tannées, sont exportées vers l’Inde, l’Arabie saoudite et dernièrement la Chine. Mais “90% des peaux proviennent du braconnage”, s’insurge Desmond Majekodunmi, un militant écologiste. “La population a été littéralement décimée et bientôt, si rien n’est fait, il n’y aura plus un seul crocodile au Nigeria”. Liza Gadsby, une américaine connue pour son combat pour sauver les singes drills du sud-est du Nigeria, relève que les crocodiles sont théoriquement protégés par la loi. Mais les peaux sont en vente libre au duty-free de l’aéroport de Lagos, à quelques mètres des agents des douanes. Quant à l’aéroport de Kano, “ce n’est pas très compliqué pour passer des peaux, il suffit de payer, c’est tout”, dit sans complexe Ismail Dauda. “Les officiels de l’aéroport viennent parfois dans les tanneries, ils repartent avec des petits cadeaux, même si on n’a rien à exporter à ce moment-là”. Le système est bien organisé, et les marchands de peaux ont recours à des sociétés de courrier express pour exporter. “J’ai envoyé des peaux à des clients en Europe en utilisant ce circuit trois fois. La société vous demande juste le contenu, ils pèsent, emballent, et vous payez”, raconte Salisu Muhammad, un commerçant spécialisé dans les peaux de guépard et de lion sur le célèbre marché Kurmi de Kano.
Crocodile-Cruise                                             Crocodile
La population locale de crocodile a été tellement décimée que les braconniers vont maintenant chasser jusqu’au Cameroun et au Tchad voisins, ainsi qu’au Ghana. “C’est vrai que le stock a fortement baissé en dix ans. Il est probable qu’on tue plus vite que le temps nécessaire à la régénération des crocodiles. Mais les affaires sont les affaires et on ne peut pas s’arrêter. C’est très lucratif”, concède sans remords Dauda, tout en remuant une décoction puante à base de cendre et de potasse dans laquelle trempent des peaux de serpents et de crocodiles. Une peau de python traitée est vendue 4 dollars le mètre carré, tandis qu’une peau de crocodile peut rapporter de 40 à 170 dollars selon la taille. Face aux logiques de marché, le combat est assez inégal, comme le constate Musa Nuhu Kwalli, chef du Département de préservation de la faune de Kano, qui dirige le zoo de Kano et la réserve de Falgore, à 100 km à l’est de la ville. “A une époque, on a mené des opérations coups de poing avec les agents des eaux et forêts à l’aéroport de Kano pour arrêter les trafiquants, et ça marchait”. “Mais en 1991 le gouvernement fédéral a décidé de supprimer tous les services jugés non essentiels. On était dans le lot. Dès lors, la voie était libre pour les trafiquants d’espèce en voie de disparition”.

ZAMBIE : Une société chinoise remporte l’offre d’opérer une mine de cuivre

8 mai 2009
Une société chinoise a remporté  l’offre d’opérer une importante mine de cuivre de Zambie, qui a  été fermée fin 2008. NFC Africa Mining PLC (NFC), une filiale de China Non-Ferreux, le plus grand fournisseur de métaux non-ferreux de la Chine,  achetera jusqu’à 85% des actions de Luanshya Copper Mines (LCM),  dans la province zambienne de Copperbelt.  Un comité technique du gouvernement zambien entamera des  négociations avec NFC sur les questions relatives à la prise du  contrôle de la mine et les négociations seront achevées d’ici le  22 mai 2009. LCM, avec une capacité de production annuelle de 50 000 tonnes  de cuivre, a été fermée fin 2008 suite au ralentissement de  l’économie mondiale, qui a provoqué une chute des prix du cuivre  sur le marché international et 1 700 ouvriers travaillant dans  cette minse ont perdu lerus emplois.

ZAMBIE : Une société chinoise remporte l’offre d’opérer une mine de cuivre

8 mai 2009
Une société chinoise a remporté  l’offre d’opérer une importante mine de cuivre de Zambie, qui a  été fermée fin 2008. NFC Africa Mining PLC (NFC), une filiale de China Non-Ferroux, le plus grand fournisseur de métaux non-ferreux de la Chine,  achetera jusqu’à 85% des actions de Luanshya Copper Mines (LCM),  dans la province zambienne de Copperbelt. Un comité technique du gouvernement zambien entamera des  négociations avec NFC sur les questions relatives à la prise du  contrôle de la mine et les négociations seront achevées d’ici le  22 mai 2009. LCM, avec une capacité de production annuelle de 50 000 tonnes  de cuivre, a été fermée fin 2008 suite au ralentissement de  l’économie mondiale, qui a provoqué une chute des prix du cuivre  sur le marché international et 1 700 ouvriers travaillant dans  cette minse ont perdu lerus emplois.

TOGO : les véhicules aux vitres tintés sans visibilité des occupants interdits de circulation

8 mai 2009
Les véhicules aux vitres teintées qui ne  respectent pas un dosage laissant transparaître la visibilité des  occupants sont interdits de circulation sur le territoire togolais, a déclaré le  ministère togolais de l’intérieur et de  la protection civile en évoquant  des raisons de sécurité pour justifier  cette interdiction. Toutefois, des services spéciaux qui souhaiteraient avoir un  équipement spécial pour leur véhicule sont invités à prendre  attache avec le cabinet du ministère pour d’éventuelles  autorisations. Les contrevenants à cette mesure sont avertis que leurs  véhicules leurs seront retirées et gardés dans un commissariat ou  dans une brigade de gendarmerie. Des éléments des forces de l’ordre ont investi  plusieurs artères de Lomé et ont interpellé plusieurs dizaines de  véhicules teintées sur ordre dudit ministère.

TCHAD : violents combats entre armée et rebelles dans l’est, 146 morts

8 mai 2009
Les combats ayant opposé  les rebelles tchadiens aux forces gouvernementales dans l’est du Tchad, près de la localité d’Am-Deressa, ont fait 146 morts dans les deux camps, selon  l’armée tchadienne. Cent vingt-cinq morts ont été enregistrés parmi les rebelles et 21 morts parmi les militaires, a affirmé l’état-major de l’armée tchadienne. L’armée revendique 152 prisonniers de guerre, incluant un commandant en chef et un chef d’escadron des troupes de la rébellion. Elle dit aussi avoir “récupéré 67 véhicules” et en avoir détruit 73 du côté des rebelles. Du côté des forces gouvernementales, ont été comptés 30 blessés et “sept véhicules pris”, selon l’état-major qui précise qu’il s’agit d’un bilan provisoire.La rébellion et le gouvernement tchadiens avaient annoncé ces combats, “violents”, qui se sont déroulés près d’Am-Deressa, à environ 110 km au sud d’Abéché, mais aucune des parties n’avait alors fourni de bilan. “Le premier accrochage terrestre vient d’avoir lieu à Am-Deressa. (…) Les forces gouvernementales ont pris le dessus. Les ratissages continuent”, avait déclaré le porte-parole du gouvernement tchadien et ministre de la communication, Mahamat Hissène.
Mahamat Hissene   Le ministre de la communication, Mahamat Hissène
Le ministre des infrastructures, Adoum Younousmi, assurant l’intérim de son homologue de la Défense, a fait état de combats “rudes”, et évoqué un bilan “lourd”. “Les affrontements ont eu lieu hors de la ville, donc la population était épargnée”, avait-il précisé. L’accrochage  par le porte-parole de l’Union des forces de la résistance (UFR, coalition de neuf factions rebelles), Abderaman Koulamallah, selon lequel les combats avaient “duré des heures”. La rébellion avait, elle aussi, revendiqué l’avantage sur l’armée: “Cela a tourné en notre faveur. Les troupes gouvernementales sont en totale débandade”, avait assuré M. Koulamallah, indiquant que les rebelles se déplaçaient dans “plus de 1.000 véhicules” et occupaient jeudi “totalement Am-Dam”, ville située à une dizaine de km des lieux des combats. Entrée le 4 mai dans l’est du Tchad en provenance du Soudan voisin, l’UFR affirmait progresser avec pour “objectif final” N’Djamena, la capitale, où une précédente coalition de rebelles avait pénétré en février 2008, manquant de peu de renverser le président Idriss Deby Itno.Le gouvernement a assuré avoir pris toutes les dispositions pour les contrer, et faire en sorte qu’”aucune ville de l’Est” ne tombent sous leur contrôle. L’Est du Tchad abrite des réfugiés soudanais, centrafricains et des déplacés tchadiens, auxquels de nombreuses organisations apportent une assistance humanitaire. Par mesure de sécurité, certaines agences ont déplacé une majorité de leurs employés et réduit leurs activités.