26 avril 2009
L’actuelle récession financière et économique mondiale a porté un grand coup aux industries de la mine et des infrastructures africaines, a annoncé le président de la Banque africaine de développement (BAD) , Donald Kaberuka. « Le secteur le plus durement touché est l’industrie de la mine, et le second, chose très malheureuse, est l’infrastructure », a déclaré M. Kaberuka aux réunions de printemps de la Banque mondiale et du Fonds monétaire international à Washington.
Le président de la Banque africaine de développement (BAD) , Donald Kaberuka
Il a précisé que l’intérêt des partenariats du secteur public- privé au niveau des projets énergétiques et des autres projets d’infrastructure a soudainement reculé. Les zones les plus touchées sont la Zambie, la République démocratique du Congo, la Namibie et la Guinée, a indiqué M. Kaberuka, précisant que les investissements dans un grand projet sur l’aluminium en Guinée et dans un projet sur le fer en Namibie est « réduit quasiment de moitié ». Il a déclaré que l’Afrique a été touchée plus rapidement par la crise financière que ce que la plupart des gens avait prédit, à savoir que les effets se feraient ressentir sur le continent après environ 18 mois en raison de son intégration plutôt faible dans le système financier mondial. La crise a frappé plus rapidement, assombrissant les investissements, alors que « les flux de crédit s’étaient presque asséchés », selon M. Kaberuka. Il a précisé que pour l’Afrique, il ne s’agit pas d’une crise financière, ou d’une crise bancaire, mais d’une crise économique. La BAD est une des banques de développement multilatérales mandatées par le sommet du G20 pour jouer un plus grand rôle, avec des moyens accrus, afin d’aider les pays pauvres à enrayer la crise.
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Publié par oubangui
26 avril 2009
Le président ivoirien Laurent Gbagbo a promis de tenir en 2009 les élections, qui ont été repoussées plusieurs fois depuis octobre 2005. “Ce que je peux dire pour le moment, c’est que les élections auront lieu en 2009″, a promis le président Gbagbo, lors d’un rassemblement à Bonikro. ”On fera les élections cette année 2009. Toutes les dispositions sont prises et les conditions, petit à petit, sont remplies”, a poursuivi le chef de l’État ivoirien. ”Il me faut encore un mois ou deux pour regarder la CEI ( Commission électorale indépendante) travailler et effacer les disparités et puis nous fixerons une date précise”, a ajouté M. Gbagbo.
Le président de la république ivoirien Laurent Gbagbo
Les élections sont censées mettre fin à la crise du pays, engagé dans un processus de paix relancé par l’accord en mars 2007 par le président Gbagbo et l’ex-rébellion, qui occupe le nord du pays depuis son coup d’Etat manqué en septembre 2002. Une polémique oppose depuis quelques semaines les deux ex- belligérants sur la conduite du processus de paix. Le camp présidentiel réclame, avant la tenue des élections, un désarmement “intégral” de l’ex-rébellion, alors que celle-ci accuse pour sa part le camp présidentiel d’user de “manoeuvres” pour “saboter” le processus de paix et empêcher la tenue des élections. Pour éviter ces “manoeuvres” du camp présidentiel, l’ancienne - rébellion a demandé à son chef Guillaume Soro de démissionner de son poste de premier ministre. Elle a aussi menacé de se retirer du processus de paix si les élections n’auront pas lieu en 2009.
Guillaume Soro
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Publié par oubangui