21 avril 2009
Les Sud-Africains votaient pour des élections générales qui devraient porter le populaire et controversé Jacob Zuma à la présidence d’un pays toujours miné par une immense pauvreté, quinze ans après la chute de l’apartheid. Pour ce quatrième scrutin national depuis l’avènement de la démocratie. Plus de 23 millions d’électeurs doivent renouveler l’Assemblée nationale et les parlements provinciaux. D’humeur joyeuse, parfois équipées de chaises pliantes et de thermos de café, des dizaines de personnes avaient formé avant l’aube des files d’attente devant les quelque 20′000 bureaux de vote du pays. . Le Congrès national africain (ANC), ultramajoritaire depuis 1994, fait figure de grand favori avec plus de 60% des intentions de vote.
Jacob Zuma
Son chef Jacob Zuma, 67 ans, est assuré d’être élu président de la République par les nouveaux députés. L’arrivée du tribun zoulou à la tête de l’Etat mettra un point final à une crise politique née de l’affrontement entre ses partisans, appuyés par les syndicats et le Parti communiste, et ceux de l’ancien président Thabo Mbeki.
Thabo Mbeki
Ce dernier, renvoyé de la direction de l’ANC en décembre 2007, a été contraint de démissionner de la présidence neuf mois plus tard Jacob Zuma, inculpé pour corruption quelques jours après son élection à la tête du parti, il a bénéficié d’un abandon du dossier deux semaines avant le scrutin. Après huit ans d’enquête, l’accusation a abandonné les poursuites, entachées par des abus de pouvoir. La décision a laissé un goût d’inachevé dans le pays, moins de la moitié des électeurs se disant convaincus de l’innocence du futur président. La campagne a été dominée par ces démêlés judiciaires, au détriment des énormes enjeux économiques et sociaux auxquels le pays fait toujours face 15 ans après la fin du régime ségrégationniste. Invité surprise d’un meeting géant de l’ANC, le héros de la lutte anti-apartheid et premier président noir du pays, Nelson Mandela, 90 ans, l’a rappelé au parti: “Notre première tâche est d’éradiquer la pauvreté”.
Nelson Mandela
Plus de 43% des 48,5 millions de citoyens de la première économie du continent vivent avec moins de deux dollars par jour. Le chômage frôle les 40%, et les emplois existants sont menacés par la crise mondiale. Jacob Zuma a promis de lutter contre ces fléaux mais sa mission sera compliquée par le ralentissement de l’économie. Après des années de croissance soutenue, l’Afrique du Sud a enregistré au dernier trimestre 2008 une contraction de 1,8% de son produit intérieur brut. Frappés de plein fouet, les secteurs minier et automobile ont déjà annoncé des dizaines de milliers de suppressions de postes. Au total, environ 300′000 emplois devraient disparaître en 2009. Les différents partis d’opposition ont bien tenté de capitaliser sur les échecs de l’ANC et les doutes entourant l’intégrité de Jacob Zuma, mais ils semblent condamnés aux seconds rôles. L’apparition en décembre du Congrès du Peuple (Cope), formé par des dissidents de l’ANC proches de Thabo Mbeki, avait suscité l’espoir d’une ouverture du jeu politique. Mais le parti n’a pas percé et n’est crédité que Quant à l’Alliance démocratique (DA), ancienne opposition parlementaire sous l’apartheid, elle peine à convaincre les électeurs noirs. Elle pourrait toutefois remporter la province du Western Cape (ouest), où Blancs et métis sont majoritaires.
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Publié par oubangui
21 avril 2009
Le Sénégal ne peut pas s’engager dans “une exploitation de grande envergure” du biocarburant à base du jatropha sans connaître les effets de cette plante, a annoncé à Dakar le ministre sénégalais des Biocarburants et des Energies renouvelables, Sina Diatta.
Le ministre sénégalais des Biocarburants et des Energies renouvelables, Sina Diatta.
”Les entreprises sénégalaises ne peuvent pas se mettre à une exploitation de grande envergure des biocarburants sans que soient résolues la question des rendements industriels et du foncier”, a- t-il déclaré lors de l’ouverture d’un salon international sur les énergies renouvelables. ”Il faut exploiter les filières du ricin et de la canne à sucre, plus connues du grand public”, a-t-il préconisé. Au Sénégal, les pouvoirs publics voient dans l’exploitation du jatropha une alternative au pé trole. Mais cette exploitation est à un stade expérimental. ”Nous n’avons pas du tout baissé les bras (pour exploiter le jatropha). Il faut éviter d’aller en désordre dans la production de jatropha parce qu’il s’agit d’une plante sauvage”,a-t-il ajouté. ”Nous faisons de l’agro-business avec des plantes et des semences certifiées. Or les semences du jatropha ne sont pas certifiées. Personne ne sait exactement quelle sera la réponse industrielle en termes de rendements des graines de jatropha”, a-t- il admis. Plusieurs centaines d’entreprises et d’organismes exposent leur prototypes et expérimentations énergétiques lors de cet événement. Parmis ces échantillons, des fourneaux à ethanol, des panneaux et fours solaires.
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