CAP VERT : Le président met en garde contre la banalisation de l’assassinat du chef de l’Etat bissau-guinéen
Le président du Cap-Vert, Pédro Pires
Le président du Cap-Vert, Le président cap-verdien contre la banalisation de l’assassinat du chef de l’Etat bissau-guinéen , a mis en garde contre le risque de banalisation de l’assassinat du chef de l’Etat bissau-guinéen et de son chef d’état-major, appelant à “plus de clarté” dans ces deux affaires pour aider le pays à surmonter la crise. ”Lorsque les deux plus grands symboles du pouvoir sont tués en moins de vingt-quatre heures, nous devons en tirer une simple conclusion : quelque chose ne va pas bien”, a déclaré Pedro Pires, à l’issue de la dernière réunion des ministres des Affaires étrangères de la Communauté de pays de langue portugaise (CPLP), portant sur la crise bissau- guinéenne. Selon le président cap-verdien, “Si l’on tue des symboles que sont le patron des Forces armées, qui dispose à mon avis du véritable pouvoir et le chef de l’Etat qui a un pouvoir symbolique, c’est parce que quelque chose ne va pas dans ce pays et que nous devrions alors avoir une vision claire de ce qui ne va pas bien et participer à la recherche des solutions”. Pedro Pires a noté, en outre, que la rencontre de la CPLP tenue dans la capitale du Cap-Vert peut apporter une contribution importante en vue de créer les conditions d’un changement du climat de crise qui prévoit en Guinée Bissau. ”Le changement est en cours en Guinée Bissau et je crois que la CPLP sera d’un apport considérable à la mise en place des conditions permettant de parvenir à ce changement. Mais il est clair, que cela nécessitera un effort financier auquel devront contribuer tous les Bissau-Guinéens”, a-t-il affirmé. Le président du Cap-Vert a également estimé que la CPL peut accomplir un excellent travail dans la politique de mobilisation de ressources financières, soulignant que la Communauté économique des Etats d’Afrique de l’Ouest peut également jouer un rôle important dans ce sens. Interpellé sur la possible violation de la date limite fixée par la Constitution de la Guinée-Bissau pour la tenue de l’élection présidentielle anticipée, Pires à déclaré que “ l’organisation des élections devrait être la préoccupation de tous les Bissau-Guinéens et que la recherche d’un consensus autour de cette question et la date des élections doivent prévaloir en respectant la Constitution”. ”Je crois que par le biais de négociations et du dialogue on peut trouver la meilleure solution”, a t-il conclu.
Cet article a été publié le Samedi 28 mars 2009 à 12:05 et est classé dans Uncategorized. Suivez toutes les réponses à cet article via le flux RSS 2.0.
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