4 janvier 2009
Le gouvernement angolais a annoncé une nouvelle politique de recrutement pour l’industrie pétrolière, selon laquelle toutes les compagnies pétrolières doivent employer des angolais dans tous les postes et catégories. Le recrutement des employés étrangers sera seulement effectué avec l’autorisation du ministère du pétrole. Selon le nouveau système sur le recrutement, l’intégration, la formation et le développement des employés dans l’industrie pétrolière, le document a indiqué que les entreprises pétrolières fonctionnant déjà dans le pays doivent envoyer au ministère du pétrole la liste de leurs personnels étrangers avec les noms, les postes, la grille des salaires ainsi que tout autre avantage social afin de justifier leur recrutement ainsi qu’un document confirmant leurs qualifications et la description de leurs postes. D’après la nouvelle politique de recrutement, les employés du secteur pétrolier, angolais ou étrangers, devraient gagner le même salaire et avoir les mêmes avantages sociaux et les mêmes conditions de travail s’ils travaillent dans la même catégorie et pour le même poste. Toute forme de discrimination est interdite, indique la nouvelle politique de recrutement. Les compagnies pétrolières doivent aussi signer un contrat avec le ministère du pétrole dans lequel les obligations concernant le développement de leurs ressources humaines devraient être créées. L’Angola est l’un des plus grands producteurs de pétrole en Afrique avec une production d’environ 1,9 millions de barils par jour.
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3 janvier 2009
le ministre du niger de l’économie et des finances, Ali Lamine Zeine
L’Organisation de la conférence islamique (OCI) va ouvrir un bureau pour le développement et l’assistance humanitaire à Niamey, capitale du Niger, conformément à un accord signé récemment par le ministre nigérien de l’Economie et des Finances, Ali Lamine Zeine, et le secrétaire général adjoint de l’OCI, Atta El Maman Bakhit, en chargedes questions humanitaires. ”Cette innovation est une recommandation faite en 2007, lors de la conférence de Doha au Qatar”, a indiqué M. Bakhit. Le ministre nigérien s’est, pour sa part, réjouit de la concrétisation de cette recommandation qui, selon lui, a pour objectif d’apporter un soutien constant au Niger dans le cadre de sa stratégie de réduction de la pauvreté.
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Afrique de l'Ouest, Afrique francophone | Tagué: Ali Lamine Zeine, Niamey, Niger, Organisation de la Conférence Islamique OCI |
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3 janvier 2009
Au total 162.795 engins explosifs, 4.083 mines anti-personnelles et 148 mines antichars ont été désamorcés et détruits en Angola l’année dernière, a déclaré la Commission nationale sur le déminage et l’assistance humanitaire de l’Angola. L’opération de déminage a permis de nettoyer 328.036 milliards de m2 de terrains, 1.577,8 km de routes et 3.407 km de chemin de fer, a ajouté la Commission. D’après le gouvernement angolais et les autorités provinciales, ils ont apporté l’assistance politique et financière aux vitctimes des mines, avec une aide d’accès au service médical graduit, au rétablissement physique, au soutien psychologique et à s’intégrer de nouveau dans la société. En 2008, le gouvernement a aussi mené des campagnes de sensibilisation sur les risques des mines. Selon les chiffres disponibles, la guerre civile 27 ans, qui s’est terminée en avril 2002, a laissé environ cinq millions de mines et d’autres engins explosifs dans l’ensemble de l’Angola.
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Afrique anglophone et lusophone, Afrique centrale et équatoriale | Tagué: Angola, déminage, Engins explosifs, Guerre civile, Mines anti-personnelles |
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3 janvier 2009
Troupes éthiopiennes le 18 juin 2008 à Mogadiscio.
Le gouvernement éthiopien a assuré ce jour que “toutes les mesures sont prises pour éviter un vide sécuritaire” en Somalie, avec l’Union Africaine (UA) et les autorités somaliennes, alors que les troupes éthiopiennes se retirent. “Sur la base de l’accord de Djibouti (entre les parties somaliennes), nos forces de défense ont entamé la mise en oeuvre de la décision de retrait à la fin 2008″, rappelle le communiqué du ministère éthiopien des Affaires étrangères. “Les mesures nécessaires sont prises pour éviter un vide sécuritaire et le retour à la situation antérieure d’anarchie”, ajoute le texte annonçant la “confirmation” du renforcement de la force de paix de l’UA en Somalie (Amisom). “Pour éviter ce type de scénario, les chefs de l’Amisom, de l’armée du gouvernement fédéral somalien de transition (TFG) et des forces de défense éthiopiennes présentes à Mogadiscio, se sont déjà rencontrés à Addis Abeba pour analyser la situation et établir des plans à appliquer” à la suite du retrait. L’Ethiopie, qui intervient militairement en Somalie depuis fin 2006, a entamé son plan de retrait final de ses troupes du territoire somalien, laissant la force de paix de l’Union africaine en première ligne face à une insurrection islamiste qui ne cesse de gagner du terrain.
Soldats ougandais des forces de maintien de la paix de l’Union africaine le 24 novembre 2008.
Mal équipée et sous-financée, l’Amisom, déployée depuis mars 2007 essentiellement à Mogadiscio, est forte de seulement 3.400 soldats burundais et ougandais, alors que son mandat initial prévoyait un contingent total de 8.000 hommes. Trois autres bataillons (environ 800 hommes chacun) ont été promis par le Burundi, l’Ouganda et le Nigeria mais on ignore encore la date de leur déploiement. “Comme il a été confirmé que le Burundi et l’Ouganda souhaitent augmenter leurs forces en Somalie, les Forces de défense éthiopiennes sont entrées avec succès dans le dernier chapitre de leur retrait de Mogadiscio”, indique le communiqué de la diplomatie éthiopienne. “Sur la base de ces faits, toutes les zones où patrouillaient les forces éthiopiennes ont été tranférées à l’Amisom et aux troupes du TFG. Le gouvernement poursuit l’application de son voeux de se retirer complètement dès que ces mesures seront effectivement en place”. Le gouvernement du premier ministre Meles Zenawi rappelle également que l’armée éthiopienne était intervenue fin 2006 en Somalie “après que les forces extrêmistes aient menacé de lancer un +jihad+, constituant une menace substancielle à la sécurité du pays”. “Les forces de défense éthiopiennes ont déjà réussi à éliminer cette menace et ont conclu leur mission avec succès”, déclare Addis Abeba rappelant que les troupes éthiopiennes “ont connu beaucoup de sacrifices au cours des deux dernières années pour affaiblir les extrémistes et établir une paix durable en Somalie”. L’armée éthiopienne était intervenue officiellement fin 2006 pour soutenir le gouvernement somalien de transition, et a mis en déroute début 2007 les forces des tribunaux islamiques qui avaient contrôlé pendant quelques mois l’essentiel du centre et du sud de la Somalie. L’Ethiopie, en majorité orthodoxe, avait justifié cette intervention en arguant que les tribunaux islamiques menaçait sa sécurité. Mais Addis Abeba est désormais soucieuse de s’extraire du bourbier somalien et a annoncé fin novembre le retrait, déjà largement entamé, de ses troupes à la fin 2008.
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3 janvier 2009
Joao Bernado Vieira Président de Guinée Bissau
Le président bissau-guinéen Joao Bernardo Vieira a exprimé lors de la cérémonie d’investiture du nouveau Premier ministre Carlos Gomes Junior, sa disponibilité de collaborer avec ce dernier, lui souhaitant un bon travail pour le développement du pays, selon un de nos contacts actuellement dans le pays. De son côté, le nouveau chef du gouvernement a promis de travailler en faveur de la coopération entre le gouvernement et d’autres institutions et de créer une ambiance politique favorable basée sur les relations de confiance.
Carlos Gomes junior Premier ministre de Guinée Bissau
Carlos Gomes Junior a relevé que le progmamme électoral de sa formation politique, le Parti africain pour l’Indépendance de la Guinée et du Cap-Vert (PAIGC), consiste à garantir et à consolider la stabilité politique et sociale, l’unité nationale, la sécurité interne et l’Etat de droit qui, selon lui, sont autant de conditions indispensables pour promovoir une bonne gouvernance, lutter contre l’impunité, la corruption et le trafic de drogue et d’assurer une justice rapide et transparente pour tous les Bissau- Guinéens. Le Prémier ministre a affirmé qu’il va tout faire pour la réinsertion positive du pays au concert des nations, ajoutant que le pays connaît de grandes difficultés politiques, sociales et économiques complexes, ce qui exige la collaboration de toutes les institutions pour vaincre les obstacles. ”Il est évident que ces efforts indispensables dépassent la sphère institutionelle et que toute la societé bissau-guinéenne doit assumer sa responsabilité en contribuant à une réforme positive pour surmonter les difficultés actuelles du pays”, a-t-il souligné. Il a également appelé la communauté internationale à appuyer la Guinée-Bissau pour couvrir les besoins énormes de ce pays pauvre en proie à la instabilité politique et relancer l’économie.
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Afrique anglophone et lusophone | Tagué: Cap Vert, Carlos Gomes Junior, Guinée Bissau, Joao Bernardo Vieira, PAIGC |
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3 janvier 2009
L’opposant John Atta-Mills, prononce un discours après son élection comme président du Ghana le 3 janvier 2009
L’opposant agé 64 ans, a été élu président du Ghana selon les résultats annoncés par la commission électorale, mettant fin à huit ans de pouvoir du Nouveau parti patriotique (NPP) de John Kufuor, le président sortant. La nation d’Afrique de l’Ouest de 23,5 millions d’habitants sera désomais dirigée par le Congrès national démocratique (NDC) qui a également fait basculer la majorité du parlement en sa faveur lors des législatives du 7 décembre 2008; “Sur la base des résultats officiels obtenus, il est de mon devoir de déclarer le professeur John Evans Atta-Mills président élu de la République du Ghana”, a annoncé le chef de la commission électorale, Kwado Afari-Gyan. Après avoir remporté la dernière circonscription de Tain (centre-ouest), qui a voté pour le deuxième tour, M. Mills totalise 50,23% des suffrages face à son adversaire du NPP Nana Akufo-Addo, qui en a obtenu 49,77%. Vice-président du capitaine Jerry Rawlings de 1997 à 2000, John Atta-Mills, originaire de l’ouest du Ghana, tentait sa chance à la présidence pour la troisième fois consécutive. Juriste, il a enseigné le droit pendant 25 ans à l’université du Ghana à Accra et est généralement surnommé “prof”. Il succède à John Kufuor, 70 ans, l’un des présidents les plus respectés d’Afrique qui a tiré sa révérence au terme de deux mandats de quatre ans, comme le prévoit la Constitution. Nana Akufo-Addo, également un juriste âgé de 64 ans, avait remporté le premier tour de la présidentielle le 7 décembre, mais sans obtenir de majorité absolue. “La victoire de l’opposition est une victoire pour la démocratie”, s’est exclamé Sekou Nkrumah, membre du NDC et fils du premier président Kwame Nkrumah, père de l’indépendance ghanéenne en 1957. “Après huit ans d’égarement, le NDC est de retour pour construire un meilleur Ghana”, a-t-il déclaré; Le NDC avait aussi gouverné pendant huit ans avant l’arrivée au pouvoir en 2000 de John Kufuor. Un porte-parole du parti défait a indiqué que Nana Akufo-Addo s’exprimerait plus tard dans la journée. Dans les rues de la capitale, les partisans du NDC, vêtus des t-shirts blancs symbole de leur campagne, laissaient éclater leur joie, chantant et klaxonnant à tout va. Les deux partis qui étaient en lice ont chacun fait état d’irrégularités dans les bastions adverses lors des opérations de vote du second tour. Le président de la commission électorale a déclaré que celle-ci n’avait “pas estimé que les preuves fournies étaient suffisantes pour invalider les résultats”. Le deuxième tour de la présidentielle s’était déroulé le 28 décembre dans 229 des 230 circonscriptions, la dernière, Tain, ayant dû attendre vendredi pour voter en raison de problèmes logistiques. Le NDC a remporté une large victoire dans ce district dont le suffrage était décisif. Alors que des tensions étaient palpables, notamment du côté du NPP qui avait appelé au boycott du scrutin de Tain, M. Kufuor a appelé au calme et au respect des résultats finaux quels qu’ils soient. Malgré quelques incidents, le Ghana a été loué pour la tenue de cette élection qui s’est déroulée dans le calme et l’ordre, selon de nombreux observateurs, dans un continent coutumier des élections violentes et frauduleuses. Ancienne Gold Coast britannique, le Ghana est un grand producteur d’or et de cacao. Du pétrole a récemment été découvert au large de ses côtes, un enjeu qui a pesé dans cette course à la présidentielle.
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2 janvier 2009
Président du Sénégal- Abdoulaye Wade
Le président sénégalais Abdoulaye Wade a déclaré et assuré à Dakar de la tenue le 22 mars prochain des élections locales et des dispositions prises pour le déroulement “régulier et transparent” du scrutin. ”Nous irons aux élections locales du 22 mars 2009. L’administration a pris toutes les dispositions pour le déroulement régulier et transparent du scrutin”, a-t-il notamment dit à l’occasion de ses voeux à la population. “Le fichier électoral et les équipements numériques sont à la disposition des candidats qui peuvent, avec leurs experts, se rendre au Ministère de l’Intérieur pour consulter notre système numérisé d’enregistrement dont la fiabilité est reconnue”, a-t-il ajouté. ”La liste électorale sera publiée sur Internet où tout un chacun peut procéder à toute vérification éventuelle”, a-t-il encore affrimé. Le président Wade a aussi promis de “continuer à approfondir notre démocratie” et de poursuivre “le dialogue entamé au lendemain de l’élection présidentielle avec les leaders de l’opposition républicaine, qui acceptent le respect de la Constitution, des lois et règlements”. ”Nous pourrons convenir d’un calendrier de rencontres”, a indiqué le président Wade.
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2 janvier 2009
les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) le 5 novembre 2008 dans la province du Nord-Kivu
Au moins 271 personnes ont été tuées depuis le 25 décembre 2008 par les rebelles ougandais de l’Armée de résistance du seigneur (LRA) dans le nord-est de la République démocratique du Congo (RDC), selon un bilan officiel mais provisoire fourni par les autorités locales. “Le décompte des victimes des massacres continue d’augmenter. A ce jour, 271 décès ont été confirmés, ces personnes ont été inhumées”, a déclaré le vice-gouverneur de la province Orientale (nord-est), Joseph Bangakya. “Mais de nombreux cadavres se trouvent encore dans des zones isolées et l’estimation de plus de 400 morts reste la plus probable”, a expliqué M. Bangakya. La LRA est accusée d’avoir massacré plus de 400 civils pendant les fêtes de Noël dans plusieurs localités de cette région très isolée de la RDC, selon un bilan provisoire de l’ONG catholique Caritas.
Carte de la République démocratique du Congo
Selon le clergé local, qui a dénoncé la “barbarie et la sauvagerie indescriptibles” des rebelles, au moins 150 personnes ont été massacrés à Faradje, 80 à Duru et au moins 200 autres à Doruma et dans les villages environnants. En début de semaine, l’Office de coordination des affaires humanitaires de l’ONU (Ocha) avait fait état d’au moins 189 personnes tuées. “A Doruma, 189 victimes ont été enterrées, 82 à Faradje”, a précisé pour sa part le vice-gouverneur. “Les enlèvements sont restés assez marginaux, cette fois ci les rebelles ont plus tué”, a-t-il ajouté. “Les enlèvements sont restés assez marginaux, cette fois ci les rebelles ont plus tué”, a-t-il ajouté, expliquant que les combattants de la LRA avaient agi “par vengeance après avoir subi de lourdes pertes”. Les armées de la RDC, de l’Ouganda et du Sud-Soudan mènent depuis la mi-décembre une vaste opération militaire conjointe contre le mouvement rebelle dans cette région très isolée du pays, le long des frontières ougandaise et soudanaise. L’offensive avait été lancée après le refus répété du chef de la LRA, Joseph Kony, de signer un accord de paix paraphé en avril par Kampala, qui concluait un processus de paix engagé en juillet 2006 afin de mettre un terme à 20 ans de guerre civile dans le nord de l’Ouganda. La LRA a démenti les accusations de massacres et rejeté la responsabilité des tueries sur les armées congolaise, ougandaise et sud-soudanaise. “La situation humanitaire est très critique, c’est le statu quo”, a également déploré le vice-gouverneur, dont les services estiment que 68.000 déplacés ont fui les violences depuis mi-décembre. Les autorités provinciales ont mis à disposition une aide en médicaments, matériels divers (couvertures, bidons, etc…) et une importante somme d’argent.
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2 janvier 2009
Des Somaliens rassemblés autour des corps d’une attaque au mortier le 30 décembre 2008 à Mogadiscio.
L’Ethiopie, qui intervient militairement en Somalie depuis fin 2006, a entamé son plan de retrait total de ses troupes du territoire somalien, a annoncé Bereket Simon, porte-parole du Premier ministre éthiopien. “Nous avons déjà commencé à exécuter notre plan de retrait. Cela va prendre encore plusieurs jours. C’est un processus qui va prendre du temps”, a déclaré le porte-parole du Premier ministre Meles Zenawi. “L’exécution du plan de retrait est en cours; quand nous évoquions la fin de l’année 2008 , nous voulions dire que le retrait serait commencé” d’ici la fin 2008, a-t-il précisé. “Nous voulions avoir des consultations avec l’Union africaine (UA) et les pays contributeurs de troupes à la force de paix de l’Union africaine – Amisom) au sujet de notre retrait”, a indiqué M. Bereket, sans donner plus de précision sur cette rencontre qui s’est tenue discrètement à Addis Abeba. L’armée éthiopienne était intervenue officiellement fin 2006 pour soutenir le gouvernement somalien de transition, et a mis en déroute début 2007 les forces des tribunaux islamiques qui avaient contrôlé pendant quelques mois l’essentiel du centre et du sud de la Somalie. L’Ethiopie, en majorité orthodoxe, avait justifié cette intervention en arguant que les tribunaux islamiques menaçait sa sécurité. Mais Addis Abeba est désormais soucieuse de s’extraire d’un bourbier militaire car depuis début 2007, Mogadiscio et un nombre croissant de régions somaliennes sont le théâtre d’une guérilla acharnée – visant en particulier les forces somaliennes et éthiopiennes – dirigée par les combattants extrémistes islamistes des “shebab” (aile militaire des tribunaux). Ainsi, deux soldats éthiopiens et sept civils somaliens ont été tués dans de nouvelles violences à Mogadiscio, ont rapporté la police et des témoins. Ce retrait fait planer encore plus d’incertitudes sur la sécurité dans ce pays pauvre de la Corne de l’Afrique, en guerre civile depuis 1991. L’Amisom, déployée depuis mars 2007 essentiellement à Mogadiscio et dont le mandat qui expirait fin décembre a été prolongé de deux mois, va donc se retrouver seule sur le terrain. L’Amisom, qui reste mal équipée et sous-financée, est forte de seulement 3.400 soldats burundais et ougandais, alors que son mandat initial prévoyait un contingent total de 8.000 hommes. De plus le retrait de l’Ethiopie intervient alors que le président somalien Abdullahi Yusuf Ahmed a démissionné de son poste le 29 décembre pour avoir échoué à ramener la paix et la stabilité dans son pays. Le Parlement somalien a un mois pour élire un nouveau président.
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